Des prières auront lieu à partir de 18 heures ce dimanche 20 novembre, à la synagogue Ahavat Chalom, 75-77 avenue de Versailles 75016 PARIS, et seront suivies de la levée du corps.
Un avion est affrété spécialement ce soir pour accompagner le corps du Grand Rabbin de Paris David Messas (zal) à Jérusalem. L'inhumation aura lieu lundi matin, lundi 21 novembre à 9 heures à Guivat Shaul, Jérusalem.
Si vous souhaitez vous joindre à la délégation française sur ce vol spécial, vous devez contacter l'agence :
L'avion décollera à 1 heure du matin dans la nuit de dimanche à lundi, avec un retour lundi à 16 heures.
Le Grand-Rabbin de Paris, Rav David Messas zatsal est décédé dimanche des suites d’une longue maladie, à l’âge de 77 ans.
Issu d’une prestigieuse lignée de Rabbanim du Maroc, il était le fils de l’ancien Grand-Rabbin de Jérusalem Rav Shalom Messas zatsal.
En 1995, il avait quitté ses fonctions de Grand-Rabbin de Genève pour remplacer Rav Alain Goldman au Rabbinat de Paris.
Egalement diplômé de psychologie et philosophie, le Grand-Rabbin Messas zatzal fut un pédagogue et un orateur hors pairs, et contribua à rapprocher de nombreux juifs de la Tradition.
Le Chabbat parachat Vayéchev 5752 (le 30 novembre 1991), le Rabbi de Loubavitch prononça un discours dans lequel il évoqua la « Révolution française spirituelle » qui a transformé la France ces dernières décennies. Il rappela comment la France, depuis la Révolution et notamment sous Napoléon, avait été à l'origine de l'esprit d'effacement de l'idée de D.ieu de la vie publique, esprit qui avait par la suite essaimé dans le monde. Il avait rappelé le soutien que Rabbi Chnéour-Zalman de Lyadi, premier Rabbi de 'Habad, avait apporté au Tsar de Russie dans sa guerre contre Napoléon, au regard des enjeux spirituels pour le peuple juif de l'issue de cette guerre. Le Rabbi affirma ensuite que, à travers l'action des Rabbis de Loubavitch au cours des générations, jusqu'à celle des « émissaires du Rabbi précédent, membres de sa famille » – c'est-à-dire le Rabbi lui-même et son épouse, la Rabbanite 'Haya Mouchka, qui vécurent huit ans en France –, la France était désormais non plus un obstacle à la diffusion de la Divinité, mais un endroit d'où la Torah rayonnait vers le monde entier. Dans ce discours, une note raconte que « la Rabbanite 'Haya Mouchka dit un jour à l'une des émissaires de France : "Nous avons labouré et semé, il ne vous reste qu'à récolter." » Cette « émissaire de France » était Mme Bassy Azimov, de mémoire bénie, l'épouse du chalia'h, Rav Shmouel Azimov יבלחט"א. Elle nous a quitté ce lundi, à 65 ans, au terme d'une vie consacrée au côté de son mari שי' à « récolter » les étincelles de sainteté présentes dans la matérialité, à « récolter » les bénédictions divines pour le bien du peuple juif, à « récolter » les forces que nos Rabbis ont investies en France pour les transmettre à tous ceux qui leur sont attachés, et à « récolter » les âmes juives pour les ramener dans la joie vers leurs racines et les préparer à la venue du Machia'h. Puisse son souvenir être une source de bénédiction et son exemple, une source d'inspiration pour nous tous. Et puissions-nous mériter rapidement l'aboutissement de la mission que le Rabbi nous a confiée, qui verra la Délivrance messianique et la résurrection de tous nos êtres chers.
Emmanuel Mergui Rédacteur en chef de fr.Chabad.org
Avec la disparition de la rabbanite Batia Azimov zal, ce lundi 14 novembre, le monde Loubavitch francophone perd l’une des ses personnalités les plus respectées. Âgée de 67 ans, l’épouse du rav Chmouel Azimov a été terrassée par une crise cardiaque. La nouvelle de son décès s’est répandue comme une traînée de poudre, provoquant une émotion considérable et c’est une foule très nombreuse qui a assisté au départ du convoi funéraire depuis le domicile familial, rue des Vinaigriers dans le 10e arrondissement. Dans la foule, outre la grande famille des chlou’him et des sympathisants du mouvement, on reconnaissait le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, le rav Yossef David Frankforter ainsi – entre autres - que le président des Consistoires, Joël Mergui. Avant de se diriger vers l’aéroport pour le départ vers Israël, le triste cortège ne pouvait évidemment manquer de passer devant l’école 'Haya Mouchka, rue Petit dans le 19e.. Là aussi, les élèves et le corps enseignant ne cachaient pas leur consternation.La rabbanite Batia a en effet joué un rôle considérable dans la création de cet établissement - devenu la plus grande école juive d’Europe - dont elle était la directrice spirituelle. Un engagement à la mesure du combat en faveur des femmes juives qu’elle menait depuis l’arrivée du couple Azimov à Paris en 1965, envoyé par le Rabbi de Loubavitch. Comme pour toute épouse de chalia’h, le rôle qu’elle joua dans la réussite de la mission de son mari était déterminant. Et l’on sait l’ampleur prise par le Beth Loubavitch…Née à Tachkent, en Ouzbékistan, elle avait réussi avec sa famille à fuir le piège soviétique après la guerre pour se réfugier à Londres. Là son père, rav Bentsion Chemtov zal, qui était l’un des ‘Hassid les plus proches du Rabbi de Loubavitch, lança les bases du mouvement en Angleterre. Orpheline de mère à 15 ans, elle devient alors très proche de la rabbanite 'Hanna, la mère du Rabbi, et surtout de son épouse, la Rebbetsen ‘Haya Mouchka. Une influence qui marquera le cours de sa vie. C’est à New York qu’elle épousa le rav Azimov.Outre son mari, la rabbanite Batia laisse trois enfants : les rabbanim Lévi et Mendy Azimov, ainsi qu’une fille, la rabbanite Esther Marosov. Elle a été enterrée ce matin, mardi 15 novembre, au cimetière du mont des Oliviers à Jérusalem. Que son mérite nous protège !
C’est avec stupeur que la communauté juive toute entière de Paris a appris le décès le lundi 17 ‘Hechvane 5772 (14 novembre 2011) de la Rabbanit Bassie Azimov a"h, âgée de 65 ans, à la suite d’une crise cardiaque.
Dévouée corps et âme au Rabbi, Madame Azimov était issue d’une famille juive russe distinguée. Ses parents s’étaient mariés en Sibérie : en effet, peu après ses fiançailles, Reb Bentsion Chemtov avait été arrêté puis envoyé en exil en Sibérie. Pourquoi ? Il avait été pris en flagrant délit d’activités contre révolutionnaires, c’est-à-dire que, sous l’impulsion de Rabbi Yossef Yits’hak Schneersohn, le précédent Rabbi de Loubavitch, il avait organisé des écoles juives clandestines et encourageait les Juifs à rester fidèles à la Torah et à pratiquer les Mitsvot, quel que soit le danger. Sa fiancée l’avait alors rejoint malgré le froid et les dangers de cette démarche et ils s’étaient mariés dans la plus grande simplicité. Bassie était la dernière de leurs six enfants.
Après la guerre, ses parents réussirent à quitter le « paradis soviétique » lors d’un long voyage qui dura plus d’un an, à travers l’Europe, pour finalement s’installer à Londres où ils reprirent leurs activités de propagation du judaïsme. Mme Chemtov entreprit même de rédiger des livres pour enfants en anglais, langue qu’elle maîtrisa bien vite. Très tôt, leurs enfants les secondèrent et Bassie passait ses Chabbat après midi, non pas à sortir avec ses amies mais à s’occuper de Messibot Chabbat pour les petites filles de son quartier qui ne fréquentaient pas l’école juive.
Ce fut pendant ses études au célèbre séminaire de Gateshead que Bassie apprit le décès de sa mère.
Elle s’installa alors aux États-Unis pour enseigner dans une école juive de Philadelphie. On peut dire que, depuis, elle n’a jamais abandonné le domaine de l’éducation, aussi bien pour les enfants que pour les adultes à qui elle savait transmettre ses exigences de perfection dans tout ce qui touche à la pratique de la Torah et l’attachement au Rabbi de Loubavitch qui était sa raison de vivre.
Dès son mariage avec Rav Chmouël Azimov en 1968, elle s’installa à Paris (en pleine révolte de la jeunesse étudiante parisienne) à l’initiative du Rabbi. Avant de partir, elle fut reçue par la Rabbanit ‘Haya Mouchka – de mémoire bénie – qui lui annonça prophétiquement : « Nous avons semé (dans les années 30, le Rabbi et son épouse avaient habité à Paris), vous allez récolter! ». Et il est vrai que la récolte dépassa toutes les espérances! Des dizaines de milliers de juifs reviennent à la pratique du judaïsme, plus de 100 émissaires en Ile-de-France, des écoles, des synagogues, des centaines de cours hébdomadaires, des Mikvés, des publications, des allumages publics de ‘Hanoucca, des distributions de matériel religieux avant les fêtes, des grands rassemblements... Il est absolument certain que cette réussite de Rav Azimov doit énormément à l’encouragement et l’initiative de sa défunte épouse qui sut exiger le meilleur : non pas matériellement pour elle-même mais spirituellement pour tous. Elle n’admettait aucun compromis dès lors qu’il s’agissait de la pratique des Mitsvot, en particulier les lois de la Tsniout et de la Cacherout. C’est elle qui fixa les règles qui président encore aujourd’hui aux destinées des écoles Loubavitch : le respect des lois de la pudeur, l’interdiction de toute mixité, le programme conforme aux meilleures écoles Loubavitch de par le monde… Elle enseigna à d’innombrables jeunes filles les lois de la Taharat Hamichpa’ha avant leurs mariages et donnait de précieux conseils pour établir ou rétablir le Chalom Bayit, l’harmonie dans le foyer. Le cours qu’elle animait pendant plus de 40 ans, le mardi soir, était devenu une institution, mais elle enseignait aussi à l’école ‘Haya Mouchka où elle suivait les progrès de chaque élève, où elle encourageait chaque professeur, où elle surveillait minutieusement chaque détail pour assurer que cette école ferait honneur au Rabbi et à la Rabbanit. Ses élèves étaient devenues ses filles et elle savait comment obtenir le meilleur d’elles.
Malgré sa santé précaire, elle faisait preuve d’un courage exemplaire et restait focalisée vers un seul but : ramener tous les Juifs de France à une vie de Torah grâce à la bénédiction du Rabbi de Loubavitch. Alors que de nombreux Rabbanim avaient décrété qu’il était impossible de rester un Juif pratiquant à Paris, elle lutta de toutes ses forces et parvint à prouver que «Paris n’est pas différente», et que l'on peut y vivre pleinement une vie de Torah.
Ses deux fils et sa fille sont tous trois devenus des émissaires du Rabbi et, avec leurs familles respectives, maintiennent le flambeau. Un grand nombre de ses élèves sont elles aussi devenues des émissaires du Rabbi, un peu partout en France et dans le monde.
« De même que sa descendance est en vie, elle aussi est en vie ! », une vie entièrement tendue vers la perfection, vers un attachement inconditionnel au Rabbi.
Sa mission n’est pas terminée, elle plaide certainement là haut pour son mari - que D.ieu lui accorde une très bonne santé et la consolation – pour sa famille, pour cette énorme communauté qu’elle a si profondément influencée, pour qu’enfin se réalise la prophétie : « D.ieu effacera toutes les larmes » et délivrera son peuple, par l’intermédiaire de notre juste Machia’h, maintenant !