Il est écrit que ‘Machia’h voit entre les fentes des murs’. Cette déclaration des Sages est un véritable trésor pour tous ceux dont le plaisir est d’attacher leur esprit à l’esprit divin qui réside dans les mots de la Torah.
Nous pouvons, par exemple, expliquer que le Machia’h est assis dans sa Souccah, qu’il lève ses yeux vers le S’ha'h, et voit entre les feuilles des branches de palmier, par les fins espaces qui les séparent, ‘entre les fentes’, des fragments du ciel qui transpercent le branchage du toit de sa Souccah.
Ces fins morceaux du ciel qui se découpent dans le toit de la Souccah, laissent apparaître parfois la lumière d’une étoile, ou encore celle de la lune, laquelle est comparée à l’Assemblée des enfants d’Israël.
Un Hassid du Baal Chem Tov se rendit quelques temps après le saint jour de Yom Kippour chez son Maître. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Pendant le saint jour de Kippour, il avait versé d’abondantes larmes. Il avait regretté amèrement ses fautes, et avait pris la ferme décision d’abandonner toutes fautes, de laisser derrière lui tout ce qui pouvaient devenir un voile qui le sépare du Saint béni soit-Il et de Sa Volonté béni
Or, peu de temps après avoir été lavé de tous ses péchés, le Hassid succomba à un désir inspiré par son mauvais penchant. Il se rendit donc chez le Baal Chem Tov, et lui fit part de son désarroi. Comment? Comment avait-il pu succomber? Il avait pourtant prié d’un coeur sincère et ses larmes versées pouvaient témoigner en sa faveur, en disant à quel point son intention de faire le bien et de s’éloigner du mal était véritable.