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Samedi, 14 Avril 2012 23:10 |


jeudi 12 avril, vers 17 heures, la charpente de ce lieu de culte de Sainte-Geneviève-des-Bois s’est entièrement écroulée. Deux heures plus tard, une cérémonie pour la Pâque juive y était prévue. La cause de l’accident serait d’origine accidentelle. La salle était vide au moment du sinistre.
La synagogue de Sainte-Geneviève-des-Bois, située au bout de l’impasse Léo-Ferré, a vu sa charpente s’écrouler et tomber dans la salle de cérémonie. Un sinistre vraisemblablement d’origine accidentelle et qui n’a fait aucune victime. « Rien ne laissait présager une telle catastrophe »Cette bâtisse de près de 150 m2, construite voici près de quinze ans et entièrement financée par les fidèles, devait accueillir deux heures plus tard une cérémonie pour la fin de Pessa’h, la Pâque juive. Elle était vide au moment de la catastrophe. Et c’est finalement dans la salle de la Châtaigneraie, prêtée par le maire (PS) de Sainte-Geneviève, Olivier Léonhardt, que la cinquantaine de fidèles se retrouveront demain et dimanche. « J’ai entendu un grand fracas, du bois qu’on broyait, je me suis demandé d’où venait ce bruit, souffle Jean-Pierre, le plus proche voisin. J’ai vu de la poussière de laine de verre s’échapper de la synagogue et j’ai vu le désastre. » Une fois certaine qu’aucune victime ne se trouvait bloquée dans les décombres, hier, la vingtaine de sapeurs-pompiers s’affairaient à récupérer les objets de culte. Selon les premiers éléments de l’enquête, les locaux de la synagogue de Sainte-Geneviève étaient en règle, à la différence d’une église évangélique dont le plancher s’est effondré dimanche dernier à Stains (Seine-Saint-Denis), causant la mort de deux personnes. Mais cela ne rassure pas vraiment les riverains. « Ma maison a été construite il y a douze ans juste après la synagogue, et je suis en procès avec le constructeur parce que le pignon de mon pavillon est entièrement fissuré, reprend Jean-Pierre. C’est sûr que j’ai un peu peur qu’une telle catastrophe arrive chez moi aussi. D’après ce que j’ai appris, des ruisseaux coulent sous nos maisons et les terrains n’étaient que des marécages voici quelques années. Il y a peut-être eu un glissement de terrain. » Un autre habitant de la rue a aussi une façade complètement fissurée. Les fidèles de Brétigny, Sainte-Geneviève, Morsang, Saint-Michel-sur-Orge et du Plessis-Pâté qui fréquentaient la synagogue se retrouvent sans lieu de culte. « J’espère qu’on ne sera pas obligé de retourner dans un garage comme nous le faisions avant », soupire l’un d’eux.
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