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וְשֵׁשׁ שָׁנִים, תִּזְרַע אֶת-אַרְצֶךָ; וְאָסַפְתָּ, אֶת-תְּבוּאָת וְהַשְּׁבִיעִת תִּשְׁמְטֶנָּה וּנְטַשְׁתָּהּ, וְאָכְלוּ אֶבְיֹנֵי עַמֶּךָ, וְיִתְרָם, תֹּאכַל חַיַּת הַשָּׂדֶה כֵּן-תַּעֲשֶׂה לְכַרְמְךָ, לְזֵיתֶךָ
« Six années tu ensemenceras ta terre et en recueilleras le produit; mais la septième, tu lui donneras du repos et en abandonneras les fruits, pour que les indigents de ton peuple en jouissent, le surplus pourra être consommé par les animaux des champs. Ainsi en useras-tu pour ta vigne et pour ton plant d’oliviers. »
Depuis leur installation en Eretz Israël, les Bné Israël ont commencé à compter des cycles de 7 ans. Toute 7e année devenant une année de « CHEMITA », qui veut dire « LIBERATION ». L’année suivant la destruction du deuxième temple (l’an 3829 à partir de la création du monde) (69 de l’ère vulgaire) fut la première année d’un cycle et notre année 5775 constitue également une année de Chemita. Une année de Chemita comporte plusieurs lois dont en voici les grandes lignes :Lire la suite
CHEMITA DE L’ARGENT
מִקֵּץ שֶׁבַע-שָׁנִים, תַּעֲשֶׂה שְׁמִטָּה.וְזֶה, דְּבַר הַשְּׁמִטָּה–שָׁמוֹט כָּל-בַּעַל מַשֵּׁה יָדוֹ, אֲשֶׁר יַשֶּׁה בְּרֵעֵהוּ: לֹא-יִגֹּשׂ אֶת-רֵעֵהוּ וְאֶת-אָחִיו, כִּי-קָרָא שְׁמִטָּה לַיהוָה
Tous les sept ans, tu pratiqueras la loi de rémission. Voici le sens de cette rémission: tout créancier doit faire remise de sa créance, de ce qu’il aura prêté à son prochain. Il n’exercera pas de contrainte contre son prochain et son frère, dès qu’on a proclamé la rémission en l’honneur du Seigneur.
L’année de Chemita annule toutes les dettes d’un juif envers un autre. Cette ordonnance s’appelle « la Chemita Kaspim » (de l’argent) c’est-à-dire l’annulation des dettes. (De nos jours on peut établir un PROSBOUL (contrat légal selon la Torah qui permet au créancier d’exiger le remboursement de son argent même pendant et après une année de chemita). CHEMITA DE LA TERRE (CHMITA KARKAOTE)
שֵׁשׁ שָׁנִים תִּזְרַע שָׂדֶךָ, וְשֵׁשׁ שָׁנִים תִּזְמֹר כַּרְמֶךָ; וְאָסַפְתָּ, אֶת-תְּבוּאָתָהּ. וּבַשָּׁנָה הַשְּׁבִיעִת, שַׁבַּת שַׁבָּתוֹן יִהְיֶה לָאָרֶץ–שַׁבָּת, לַיהוָה: שָׂדְךָ לֹא תִזְרָע, וְכַרְמְךָ לֹא תִזְמֹר. אֵת סְפִיחַ קְצִירְךָ לֹא תִקְצוֹר, וְאֶת-עִנְּבֵי נְזִירֶ לֹא תִבְצֹר: שְׁנַת שַׁבָּתוֹן, יִהְיֶה לָאָרֶץ. וְהָיְתָה שַׁבַּת הָאָרֶץ לָכֶם, לְאָכְלָה–לְךָ, וּלְעַבְדְּךָ וְלַאֲמָתֶךָ; וְלִשְׂכִירְךָ, וּלְתוֹשָׁבְךָ, הַגָּרִים, עִמָּךְ Six années tu ensemenceras ton champ, six années tu travailleras ta vigne, et tu en recueilleras le produit; 4 mais, la septième année, un chômage absolu sera accordé à la terre, un sabbat en l’honneur de l’Éternel. Tu n’ensemenceras ton champ ni ne tailleras ta vigne. 5 Le produit spontané de ta moisson, tu ne le couperas point, et les raisins de ta vigne intacte, tu ne les vendangeras point: ce sera une année de chômage pour le sol. 6 Ce sol en repos vous appartiendra à tous pour la consommation: à toi, à ton esclave, à ta servante, au mercenaire et à l’étranger qui habitent avec toi. En année de Chemita les habitants de la terre d’Israël sont dans l’obligation d’interrompre totalement la culture de leurs terres. Ils doivent également renoncer à toute propriété privée de leurs champs ; tout ce qui pousse sans intervention humaine est considéré comme un bien public, sans propriétaire et chaque peut en profiter. UN RENOUVELLEMENT Dans la tradition agricole israélienne d’autan, l’année de Chemita représentait un grand défi à la croyance du peuple en son créateur, ce même créateur qui a leur a fait hériter d’une terre de lait et de miel. « Et quand tu demanderas qu’est ce que tu mangeras à la septième année puisque qu’on n’ensemence pas et qu’on ne récolte pas… » (vayikra 25,20).
Et tous ceux qui avaient foi en D…furent largement récompensés « et Je vous bénirai en cette sixième année et vous récolterez pour 3 ans. Et vous ensemencerez votre terre en la huitième année et vous mangerez de l’ancienne récolte jusqu’à la neuvième année… » (Vayikra 25, 21-22).
Outre le fait de représenter une occasion pour le peuple juif de placer sa foi en D…et de voir ses bénédictions se réaliser, le fait de s’empêcher pendant une année entière de toucher sa terre, leur offrait la possibilité de se libérer de leurs activités quotidiennes et de se concentrer sur des sujets d’ordre spirituel. C’était en effet l’occasion de remplir les synagogues et les maisons d’étude.
Aujourd’hui encore alors que la majorité des juifs ne sont pas directement concernés par les travaux de la terre, les enseignements de la Chemita restent cependant très poignants. Durant toute cette année sainte nous sommes censés nous concentrer davantage à notre mission sur cette terre et ralentir le rythme de nos occupations matérielles. Réfléchir plus à ce que nous sommes tenus de faire et moins à ce qui nous semble nécessaire. Apprendre à davantage compter sur D… et moins sur nos propres aptitudes. (Traduit de Yaadouton – Chnat Chemita).
TERRE D’ISRAEL :
Alors qu’ils étaient encore dans le désert, les Bné Israel on été ordonnés de compter les années dès lors qu’ils entreront en Eretz Israel et la septième année ils devaient s’interdire tous travaux agricoles de leurs terres.
Cette septième année est appelée « l’année de Chemita » ou encore « Cheviite » (la septième) ou « Shabath Aaretz » (le Shabath de la terre). Ses lois ne s’appliquent qu’en Eretz Israël et ne concernent que les agriculteurs juifs.
Qu’est ce qui est interdit en année de Chemita ?
La Torah interdit 4 travaux principaux durant l’année de Chemita : Ensemencer, tailler, moissonner et récolter (dans certains cas). Nos sages y ont ajouté l’interdiction d’effectuer certains travaux d’embellissement ou de productivité (exception faite des travaux réalisés afin d’éviter des pertes financières).
L’année de Chemita commence à Roch Achana, cependant certains travaux spécifiques, comme planter des arbres par exemple, sont déjà interdits depuis la fin de la sixième année. POURQUOI LA CHEMITA ?
Nos sages ont donné de nombreuses raisons à la Chemita. Elle a en autres pour but, de rappeler que D… est le propriétaire exclusif du monde et que c’est en Lui qu’il faut placer notre confiance. LA KEDOUCHA DES FRUITS ET LEGUMES DE LA CHEMITA
Les produits agricoles d’Eretz Israël de la septième année portent une sainteté de par laquelle, il devient alors interdit par exemple de les presser ou de les détruire. Beaucoup de précautions, exigées par la Loi, sont à prendre quant à leur consommation.
OTZAR BETH DIN De façon générale, tout produit de Chemita est EFKER, c’est-à-dire que tout homme est autorisé à venir dans les champs, dans les vignes ou dans les vergers et se servir. Le Beth Din a créé à cet effet une entité rabbinique qui s’appelle « OTZAR BET DIN », chargée de surveiller de façon structurée, les travaux agricoles relatifs aux produits de la 7e année et d’en rassembler les récoltes. Ce Beth Din nomme un homme, en général l’agriculteur propriétaire de la terre, en tant qu’émissaire pour lui et le charge de réunir les récoltes et entretenir les arbres de façon autorisée par la loi. Le Beth Din, de par son entité « OTZAR BEN DIN » vend ensuite cette récolte au grand public à son prix de revient et cet argent est reversé à l’agriculteur en contre partie de son travail. Les produits ainsi récoltés et vendus, portent en eux la Kedoucha Cheviite (sainteté de la 7e année) avec les restrictions halahiques que cela impose.
ETER MEHIRA Le « Eter Mehira » (permission de vente) est un processus halahique qui permet aux agriculteurs de continuer à cultiver leurs terres pendant la septième année après avoir effectuer au préalable une vente de cette terre à un non juif, et ce, pour une période d’un an. Les produits de cette terre vendue ne portent pas en eux la saintété de la septième année et cette terre pourra être cultivée indépendamment des lois de Chemita. (excepté certains travaux que seul un non juif pourra effectuer.travaux).
LES RECOLTES ETRANGERES – YEVOUL NOHI Dans les communautés orthodoxes, dont Habad, on s’efforce d’appliquer au mieux les lois de Chemita et de consommer uniquement les récoltes provenant de l’étranger.
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