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En l'honneur de Vav Tichri, le cinquante-troisième Yortseit de la Rabbanit Hanna, mère du Rabbi, cinq lettres et télégrammes envoyées au Rav Binyamin Gorodetsky, sont publiés pour la première fois révélant le profond respect que le Rabbi avait pour sa mère.
Il y a plus de soixante-dix ans, la Rabbanit Hanna s’échappait du rideau de fer et se rendait à Paris en France, où elle attendait les documents nécessaires lui permettant de se rendre aux États-Unis. Le Rabbi, qui était à New York depuis cinq ans, commença à envoyer des lettres et des télégrammes à Rav Binyamin Gorodetsky – (Bo-Koah) fondé de pouvoir des Rabbi précèdent et le Rabbi en Europe, Afrique du nord et Israël – dirigeait le Bureau Loubavitch Européen (le Lichka) à Paris depuis sa création en 1947 – afin d'organiser l'assistance aux réfugiés européens, après la seconde guerre mondiale.
Environ deux ans après le décès de son mari, Rabbi Lévi Yitshak, la Rabbanit Hanna quitta Alma Ata et voyagea à Moscou où elle resta dans la maison qui appartenait au Haasid Reb Berl Rikman. À cette époque, le gouvernement soviétique accordait la permission aux réfugiés polonais, de retourner en Pologne. Beaucoup de Hassidim Loubavitch ont alors, quitté la Russie avec de faux documents polonais, au moyen de transports spécialement organisés.
Au début, la Rabbanit Hanna refusa cette démarche et elle opta plutôt pour une demande formelle de quitter le pays, en espérant qu'elle pourrait émigrer légalement. Quand elle prit conscience que c'était impossible, elle accepta de rejoindre l'un de ces groupes, elle traversa alors la frontière polonaise, elle passa d’abord par le camp de Pocking en Allemagne puis se dirigea vers Paris.
Le Rabbi effectua son dernier voyage de New York à Paris afin de rejoindre sa mère et superviser l'organisation des documents qui permettraient à sa mère de rejoindre les États-Unis.
Au cours de son séjour de trois mois à Paris (du 26 Adar au 21 Sivan 5707-1947), le Rabbi séjourna à l'Hôtel Edouard 7, avenue de l'Opéra. Il rendait visite à sa mère deux fois par jour, celle-ci résidait chez un parent, le Rav Zalman Schneersohn. Chabbat et Yom Tov, le Rabbi priait dans la synagogue située dans l'immeuble où vivait sa mère pour partager avec elle les repas de Chabbat et Yom Tov.
Enfin, une fois tous les documents nécessaires obtenus, le Rabbi voyagea vers les Etats Unis avec sa mère en bateau (sa mère ne voulant pas voyager en avion), ils arrivèrent à New York le 28 Sivan 5707.
En tant que principal demandeur, chargé d'aider les Hassidim qui étaient maintenant des réfugiés en Europe, le Rav Binyamin Gorodetsky était fortement impliqué dans toutes les démarches nécessaires pour la Rabbanit Hanna. Il a entretenu une correspondance permanente avec le Rabbi, ainsi qu'avec le Rabbi précédent, qui était également informé des derniers développements.
Aujourd'hui, Vav Tichri, cinquante-troisième Yorsteit de le Rabbanit Hanna, l'organisation "Igrot Kodesh Lahak" est fière de publier deux lettres manuscrites et trois télégrammes envoyés par le Rabbi, au Rav Gorodetsky à propos de la Rabbanit Hanna.
Ces lettres et télégrammes seront publiés dans le Kountres du Farbrenguen du Rabbi du septième Yortseit de sa mère, Vav Tishri 5732.
Au cours de ce Farbrenguen, le Rabbi a exposé les commentaires de son père sur le Zohar, de la Paracha de cette semaine. Comme on le sait, ces commentaires ont été écrits grâce au courage de son épouse la Rabbanit Hanna, qui a fabriqué elle-même de l'encre, en utilisant des herbes sauvages. Risquant sa vie, elle a gardé les écrits de son mari avec elle tout au long de ses voyages, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent entre les mains du Rabbi, qui les a publiés quelques années après le décès de la Rabbanit Hanna. Lors de ce Farbrenguen, le Rabbi a également parlé de la grandeur de la femme juive et de son rôle d'Akeret Habayit.
En parcourant ces lettres et télégrammes (envoyés au cours de l'automne et de l'hiver 5707-1947), le lecteur pourra constater l'immense "Kibboud Eim" exprimé par le Rabbi envers sa mère, avant de la rejoindre. Le Rabbi demandait au Rav Gorodetsky, d'aider sa mère de toutes les manières possibles, l'engageant à dépenser tout ce qui était nécessaire, en précisant qu'il couvrirait tous les coûts, demandant comment sa mère se sentait et se déclarait préoccupé par le retard dans son déménagement de Pocking en Allemagne vers Paris.
Fait intéressant, alors que la plupart des lettres écrites à cette époque par le Rabbi, étaient écrites sur des papiers à entête d'un des trois Mosdot qu'il dirigeait ("Merkos L'Inyanei Chinuch", "Machane Israël" et "Kehot"), ces lettres étaient écrites sur du simple papier.
La publication de ces lettres et télégrammes des archives du Rav Binyamin Gorodetsky, le représentant du Rabbi en Europe et en Afrique du Nord, a été rendu possible, grâce à son fils, le Rav Chalom Ber Gorodetsky, Directeur General de Bureau Lubavitch Européen à Paris et de son petit-fils, le Rav Yossef Its'hak Gorodetsky, Directeur du Bureau.









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