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Annonce -
Barou'h Dayan Haemet
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Mardi, 28 Août 2012 08:49 |
Il est le père de Nadav Margalith, Asnath,Chalom et Assaf יבלחט"א
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Les centaines de milliers de lecteurs de Guysen News ont pendant des années vénéré sa plume et gouté son encre avec une délectation dont ils ne se privaient jamais de témoigner quotidiennement tant elle rassasiait et dopait leur savoir, leur fierté d’être juif et leur amour d’Israël. Elle a malheureusement définitivement cessé de faire merveille.
La maladie a prématurément ravi Claude Bensoussan à l’affection des siens ce dimanche 26 août. Mais si ce deuil frappe avant tout de plein fouet sa famille et ceux qui, comme l’humble auteur de ces lignes, ont personnellement connu ce grand personnage, force est aussi de dire c’est rien moins que l’identité juive qui vient de perdre un de ses plus vaillants chevaliers. Car outre le médecin de haute tenue dont la réputation s’étendait bien au-delà de la ville de Strasbourg qu’il habitait, Claude Bensoussan était ce qu’il faut bien appeler un Juif viscéral. Lire la suite
De son Maroc natal, Claude Bensoussan avait puisé cette foi en D-ieu et cet attachement à la Torah rivés aux tripes, dont tant de maîtres prestigieux ont à jamais pénétré leurs héritiers. Mais ce n’était pas la seule facette du personnage, il s’en faut de beaucoup, tant on pouvait appliquer à Claude Bensoussan le célèbre : « J’ai beau faire, tout m’intéresse » de Paul Valéry. Sa culture générale était proprement hallucinante et couvrait des domaines qu’il serait presque fastidieux d’énumérer. Mais là encore l’essentiel n’est pas dit. Car – il faut le dire aussi et peut-être surtout – son attachement aux enseignements du Rabbi de Loubavitch et à sa vision de la vocation juive ont décuplé la sensibilité déjà bien épanouie de Claude Bensoussan pour tout ce qui touche au peuple juif, au sens le plus déployé du concept. C’est Claude qui m’a véritablement fait connaître Guysen News lorsqu’il me proposa de le rejoindre parmi l’équipe de ses rédacteurs. Je connaissais alors Claude personnellement et je savais qu’il était un contributeur quasi quotidien du site mais je n’avais jamais goûté à sa prose… Pour tout dire… j’hésitais… Mais la lecture de quelques unes de ses interventions a immédiatement suscité en moi l’envie d’être son compagnon de plume – en plus d’être déjà son ami. Et je confesse qu’avoir cosigné plusieurs articles avec Claude me vaut un orgueil dont je n’ai pas honte. Sa plume était proprement exaltante et à bien des égards. Elle n’était pas seulement celle d’un bon rédacteur mais celle d’un Juif qui vibrait de tout son être pour tout ce qui touchait au peuple auquel sa disparition de nos yeux ne l’a pas soustrait… au contraire même, si on en croit le Livre du Zohar. Il y avait d’abord l’éclectisme des sujets liés au judaïsme qu’il abordait et qui est l’apanage des esprits dotés d’un savoir mûri par les années. Il y avait bien sûr tout ce qui touchait à Israël, mais pour Claude, la chose ne se limitait pas à l’actualité politique et à ses soubresauts. Un domaine où sa verve et sa sensibilité auraient été bien trop à l’étroit… Il y avait également la culture juive dont il embrassait le large horizon littéraire et artistique, et dont il savait aux moments opportuns mettre en valeur certains sujets souvent étrangers à nombre de lecteurs, en mettant au besoin à contribution sa science médicale – et pas uniquement médicale… Il y avait aussi son immense connaissance de l’histoire de notre peuple et en particulier celle de la Shoah. Quels lecteurs de Guysen News (et de biens d’autres sites qui en relayaient les articles) ne se souviennent pas de sa rubrique « Souviens toi » qui honorait la Mémoire juive en même temps qu’elle instruisait nombre de nos frères d’épisodes du cataclysme ignorés d’eux ? Mais cela c’était le fond et il fait déjà un copieux héritage. Mais il y avait encore la forme et elle vaut qu’on en dise les mots qu’elle mérite tant elle révélait l’étoffe de celui dont jaillissait cette effusion. Quels que fussent les nombreux sujets qu’il traitait, c’était une âme juive qui se livrait à corps perdu dans chacune des interventions de Claude Bensoussan. Le médecin, l’esprit cultivé, la Torah servie par l’étude bien métabolisée de la ‘Hassidout ‘Habad, y communiaient dans une verve et une passion hautement contagieuses dont le déluge de réactions favorables des lecteurs constituait le meilleur témoignage. Également caractéristique de cette plume – parce que rare chez des chroniqueurs aussi riches en thèmes – était le fait que (quasiment) toutes ses interventions étaient servies à un moment ou à un autre par des citations ou des épisodes issus de la tradition juive… Rare…et donc cher… Et il faut le dire : certaines traits de plume de Claude que d’aucuns ont pu qualifier d’outrances et qui lui valurent quelques tracas juridiques de la part d’esprits chagrins et autres bien-pensants saisonniers, attestaient une âme juive qui vibrait trop fort pour habiter les mièvreries bien lisses de rigueur à notre époque. Et on peut gager sans risque que cette noblesse d’âme constituera un bagage de luxe pour l’ultime destination de Claude. Le Rabbi de Loubavitch a maintes fois expliqué que lors des temps messianiques, ce que la mystique juive appelle « la folie du mal » serait battue en brèche par « la folie du bien ». Il ne fait pas le moindre doute que Claude Bensoussan était de la partie. Puisse ce bel héritage demeurer scellé dans la mémoire de ceux qui ont eu le privilège de connaître Claude Bensoussan. Et puisse D-ieu consoler, comme Lui seul peut le faire, sa famille et tous ceux à l’affection desquels il a été ravi trop tôt.
Par Schlomoh Brodowicz pour Guysen
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