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Nous avons la tristesse d'annoncer le décés Professeur HENRI BENSAHEL z.a.l. né à CASABLANCA et issu d'une Longue lignée MAZAGANAISE.
Le Pr BENSAHELz.a.l. était le le Président de la Fédération Mondiale de Chirurgie Orthopédique Infantile
Officier de la Légion d'Honneur et Officier de L'Ordre du Mérite
Véritable Tsadik par Son Action, Il a agi pour la Communauté Juive de France avec ardeur, Il était Président d'Honneur de fédération Sépharade de France
Il a agi sans relâche pour la Justice Sociale et la Tolérance en France et à L'étranger. Il a été un "sauveur médical" pour notre fille, Qu'il repose auprès des Tzaddikim.
Famille Eliezer-Dov CUKIERMAN
Nous vous proposon une interview du Professeur Henri Bensahel, parru dans Primo-Europe (Lire la suite)
Santé, Europe, Moyen-Orient : Le Pr. Henri Bensahel, grand spécialiste de chirurgie orthopédique infantile, nous donne, à travers cette interview, son sentiment par rapport à certains enjeux capitaux auxquels nous sommes déjà confrontés.
Primo-Europe : Henri Bensahel (1), bonjour. Votre autorité dans le monde médical est bien connue. C’est pourquoi Primo-Europe a décidé de faire appel à vous pour parler de certains problèmes concernant la santé en France, en Europe et dans le monde. Pouvez-vous nous faire brièvement un état des lieux de la santé en France. L’accès aux soins vous parait-il équitable ?
Henri Bensahel : Bonjour, je vous remercie d’avoir fait appel à moi pour ce sujet qui me passionne. Comme vous le savez, la France est censée disposer du meilleur système de santé au monde. Cela a peut-être été vrai. Je doute que ce le soit encore. En effet, la France a bénéficié d’une extraordinaire période de développement qui a profité à celui de notre Assurance Maladie. Mais cette dernière a fini par être dévoyée de son objet, de ses objectifs. Le système s’est finalement dégradé par l’effet des excès dont notre protection sociale a été la victime.
Aujourd’hui, en principe, 100% de la population a accès aux soins. En apparence, tout paraît juste et équitable.
Cet accès de tous aux soins, qui résulte d’une sage décision, fait partie de nos droits universels. Il devrait donc s’accompagner d’une responsabilisation et de devoirs de ceux qui en bénéficient puisqu’en démocratie, il n’est pas de droit sans devoir. Le domaine de la santé ne devrait pas y déroger et pourtant, la notion de devoir s’est rapidement estompée.
Prenons l’exemple de la Couverture Médicale Universelle (CMU). Il s’agit d’une excellente initiative puisqu’elle permet à ceux qui sont dans le besoin d’être soignés exactement de la même façon que le reste de la population. Etant hospitalier, je peux témoigner de cette égalité de traitement. Mais il faut bien reconnaître l’exagération de l’utilisation des droits alloués aux CMU. La gratuité totale des soins a amené certains à oublier leurs devoirs de citoyens.
Un autre exemple concerne une certaine frange d’immigrés qui font état sans gêne de leur polygamie. Je suis toujours surpris de voir que notre pays, qui s’efforce d’intégrer les femmes et les hommes issus de l’immigration, importe également leur culture et leurs habitudes de vie, même quand elles contreviennent aux lois républicaines. La loi française a décrété la monogamie. Ce faisant, devrions-nous subventionner les familles polygames ? C’est une question d’éthique, de démocratie et de justice sociale. Ces familles polygames coûtent très cher à notre pays. Il faut avoir le courage de le dire.
P-E : Si de vrais contrôles, de vraies enquêtes familiales étaient menés, ces problèmes pourraient être réglés. Mais a-t-on la volonté politique suffisante pour ordonner de telles enquêtes ?
HB : Les contrôles sont, en effet, insuffisants. Nous manquons de médecins contrôleurs, nous manquons d’assistantes sociales qui pourraient visiter ces familles. Je sais que les familles polygames sont parfaitement connues de tous. Malgré cette évidence, les membres de ces familles polygames sont pris en charge de la même façon que les autres citoyens.
Ce fameux imam de Vénissieux, qui fait couler tant d’encre, s’est fait le chantre de la polygamie. Que je sache, on n’a jamais entendu parler d’une enquête faite à son sujet ni sur le nombre d’enfants qu’il a – je crois qu’ils sont seize – ni sur ses quatre femmes. Or, toutes ces familles sont officiellement prises en charge par notre système d’assurance-maladie.
Ce n’est donc pas d’un manque de surveillance qu’il s’agit puisque ces gens-là évoluent au grand jour. On a tout simplement baissé les bras. On a cru devoir accepter leurs familles multiples pour les amadouer, imaginant que ce serait un élément favorisant leur intégration. En réalité, il faut avoir le courage de le dire, nous nous sommes trompés.
Il en est de même des immigrés clandestins qui passent entre les mailles du filet. En tant qu’hospitalier, je peux affirmer que des malades sont soignés sous de fausses identités, avec de fausses cartes Vitale. C’est d’ailleurs ce qui avait décidé Mr Douste-Blazy, alors Ministre de la Santé, d’envisager, pour l’avenir, de nouvelles cartes Vitale intégrant une photo d’identité. La preuve était ainsi faite. Là aussi, tout le monde a baissé les bras. Notre responsabilité est collective.
P-E : Concernant la démographie médicale et sa répartition, quel est votre sentiment ?
HB : Avant toute chose, je ne crois pas qu’il y ait trop de médecins en France. Le grand problème est leur répartition.
Aujourd’hui, les médecins sont comme les autres composantes de la société civile. Ils veulent avoir une meilleure vie de famille, ils veulent avoir leur part de loisirs, prendre des vacances comme tout le monde. Ils ne veulent plus être taillables et corvéables à merci. L’époque du sacerdoce médical est quasiment révolue.
Le corollaire de cette nouvelle condition est que les médecins ont plutôt tendance à choisir d’exercer dans de grandes villes où ils ont plus de possibilités de trouver un remplaçant ou d’être remplacés par un confrère s’ils exercent dans un cabinet de groupe. Voilà aussi pourquoi les campagnes sont délaissées. L’exercice médical solitaire qui y est attaché implique une part d’abnégation de soi qui s’estompe, suivant en cela l’exode rural qui est la caractéristique de notre société. En somme, beaucoup est fait pour décourager les médecins d’être des tâcherons obstinés. Et les contraintes de notre fiscalité ne sont pas l’une des moindres conditions de cette évolution.
L’Ordre des Médecins, le Ministère de la Santé, ont cherché en vain des solutions à ce problème de répartition.
Voyez ce numéro du Quotidien du Médecin du 24 juin : il met l’accent sur une situation que nous connaissons bien et que j’ai moi-même connue en cabinet ministériel. On y parle de ces médecins dont la formation a été extra-européenne. Ils viennent travailler en France quelques années pour parfaire leur formation. Par la suite, nombre d’entre eux tentent de s’installer dans notre Hexagone compte tenu des difficultés d’exercice qu’ils rencontreraient en retournant dans leur pays d’origine. Leur point d’ancrage est, le plus souvent, le secteur hospitalier public. Mais la plupart ne trouvent d’emploi que dans les hôpitaux très excentrés, ceux dont nos médecins n’occupent pas les postes de Praticien Hospitalier. De telle sorte que ces médecins sont une aubaine pour ces hôpitaux généraux. D’ailleurs, un député de notre Parlement a organisé récemment, à l’Assemblée Nationale, un débat sur ce sujet. Elu d’une circonscription rurale, il est très heureux de bénéficier de la présence de ces médecins étrangers qui, finalement et au fil des années, acquièrent une bonne expérience et deviennent d’excellents médecins. Il paraît normal et souhaitable d’intégrer ces médecins à notre système dans la mesure où ils remplissent bien leur office et où ils n’entrent pas en compétition avec les médecins français.
P-E : Parlons un peu de coût. Du fait des avancées scientifiques et technologiques concernant les moyens de diagnostic et les traitements, la santé ne peut que coûter de plus en plus cher. Quelles sont les solutions pour que la prise en charge de ce secteur soit supportable pour la société ?
HB : Oui, la santé coûte cher. Elle va peut-être être encore plus chère. Toutefois, nous avons, en France, la chance et l’assurance – au sens propre du terme - d’être bien soignés, ce qui est loin d’être le cas ailleurs dans le monde. Moi qui parcours le monde, je peux vous dire que ce n’est pas partout le cas, même dans certains pays développés.
Il y a un paramètre essentiel : il s’agit de notre capacité à dépister les maladies de plus en plus précocement. Cela nécessite un certain nombre d’investigations onéreuses : examens de laboratoires, scanners, IRM, etc. Grâce à elles, le dépistage a fait un prodigieux bond en avant avec, pour corollaire, de meilleures chances de succès thérapeutique.
Ce coût de la santé pose la question des buts que nous nous fixons : voulons-nous soigner les gens très précocement ou voulons-nous le faire à un stade plus avancé des maladies ? Le débat budgétaire sera différent selon l’option choisie.
Le dépistage précoce est une première étape, la suivante étant celle d’une prévention efficace en élargissant le spectre de cette prévention. Actuellement, par exemple, nous avons les vaccins anti-infectieux mais ils ne couvrent pas certaines maladies comme le paludisme et le SIDA. La mise au point d’un vaccin coûtera cher, mais le traitement de ces affections ne l’est-il pas encore davantage ?
P-E : Le cas le plus emblématique étant celui de la prévention du cancer du sein qui, grâce à une campagne de dépistage massif, voit régulièrement son pronostic s’améliorer…
HB : En effet…
P-E : Il y a un autre volet quand on veut parler d’économie de la santé : celui de l’augmentation de l’espérance de vie…
HB : C‘est un autre aspect qui me paraît important : cessons de pointer du doigt les personnes âgées qui peuvent coûter cher à la société à l’occasion de la dégradation de leur santé. Dans certains pays, on va même jusqu’à freiner les soins pour les personnes trop âgées. Ces gens-là ont participé durant de nombreuses années à la solidarité nationale grâce à leurs cotisations sociales, sans avoir été une charge quelconque pour la société. C’est là un juste retour des choses.
Je voudrais aborder un autre problème que notre société vit depuis quelques années ; je veux parler du rôle totalement néfaste de la loi des 35 heures, et notamment dans le domaine de la santé. Nos hôpitaux ne peuvent faire face à cette loi. L’immense majorité du personnel médical et paramédical de ces établissements dépasse largement cette durée de travail et ont un compte d’heures à récupérer qu’ils ne récupèrent jamais car ils sont animés par le souci de bien soigner les malades. Tout le monde sait que les 35 heures ne sont pas applicables à l’hôpital - public ou privé- mais notre politique est celle de l’autruche. C’est un problème de société très grave. On ne voit pas comment on peut revenir sur cette loi même si elle a de bons effets en termes de qualité de vie dans pour la société. Mais une flexibilité me paraîtrait tout à fait salutaire, dans tous les domaines d’activité et, notamment dans celui de la santé où tout le monde dépasse très largement ce temps de travail. Il faut payer ce personnel pour ce qu’il fait et ceux qui souhaitent travailler plus doivent pouvoir faire ce choix.
P-E : Une flexibilité qui semble au programme du gouvernement de Villepin qui a vu le jour à la suite du non des Français au projet constitutionnel européen. Ce dernier est en panne, probablement pour plusieurs années. Cette constitution comportait-elle, selon vous, des points positifs ou négatifs pour le domaine de la santé ?
HB : Qu’en penser aujourd’hui dans la mesure où il a été rejeté ? Néanmoins, dans ce projet constitutionnel, la santé n’avait pas été oubliée. C’était déjà important. Pourtant, il existait un paradoxe : on considère que les individus doivent bénéficier d’une libre circulation à travers l’Union Européenne. Il en est de même pour la liberté d’installation pour les médecins et les paramédicaux. Par ailleurs, le projet de constitution voulait mettre l’accent sur une lutte communautaire contre les grands fléaux (paludisme, cancer, SIDA). En revanche, les prestations de soins demeurent à la charge des Etats. Là-dessus, rien n’avait été modifié dans ce projet. Le paradoxe est là : vous avez le droit d’aller où vous voulez en Europe, mais si vous êtes malade en Allemagne ou en Italie, votre carte Vitale risque de ne pas être votre sésame. A cet égard, aucun progrès n’avait été apporté. Ce sera peut-être pour plus tard. Je suis favorable à une harmonisation des systèmes de protection sociale dans l’UE. Ce sera ainsi le garant d’une meilleure répartition des soins à travers l’ensemble des pays membres.
P-E : Si vous le voulez bien, traversons à présent la Méditerranée. Comment voyez-vous le devenir des relations scientifiques en général, dans le domaine médical en particulier, entre l’Europe d’une part et les pays du Maghreb et du Machrek d’autre part ?
HB : Il y a beaucoup à faire dans ce domaine-là car les pays de la Méditerranée, du Maroc jusqu’à la Turquie, souhaitent développer leur coopération avec l’UE, notamment la France. Il faut reconnaître que le premier obstacle est celui de la langue, en tout cas au Machrek qui est davantage anglophone que francophone, ce qui le fait davantage s’orienter vers la Grande Bretagne et les USA. Le second obstacle est celui de l’équivalence des diplômes. Pourtant, cette coopération bénéficierait à tous les pays du Proche et Moyen-Orient. La science, surtout dans le domaine de la santé selon mon expérience personnelle, permet de rapprocher les peuples sans aucune exclusive. Les médecins ne demandent jamais sa nationalité, ou sa religion à un malade.
Dans mon service hospitalier, je réunissais des gens de tous les pays du Moyen-Orient qui, officiellement n’étaient pas en paix entre eux, notamment avec Israël. Quand il y avait des Israéliens, ils développaient d’excellentes relations avec les ressortissants des pays arabes dès lors qu’ils étaient hors de leur contexte d’affrontement politique.
P-E : Nous vous savons impliqué dans la collaboration scientifique franco-israélienne. Nous aimerions savoir si cette dernière a beaucoup souffert depuis 2000 et le début de la seconde Intifada.
HB : Elle a effectivement failli souffrir du fait des enjeux politiques et des dérives politiciennes de certains. Ce n’est d’ailleurs pas spécifique à la France. Récemment encore, s’est déclenchée une polémique en Grande-Bretagne, car certains présidents d’universités voulaient boycotter Israël et geler leurs relations avec cet Etat.
Pourtant, s’il y a un domaine où la politique peut être mise entre parenthèses, c’est bien celui de la santé pour les motifs que j’ai déjà évoqués.
Il faut savoir qu’en Israël, les malades sont traités sans distinction de nationalité ni de confession religieuse. Je vais aussi souvent en Israël que dans les pays arabes de la région. Je peux vous assurer que je vois dans les lits d’hôpitaux israéliens de nombreux Palestiniens qui sont aussi bien soignés que les autres malades. Par ailleurs, de nombreux étudiants palestiniens étudient dans les universités israéliennes.
Il y a donc une coopération israélo-palestinienne réelle mais presque souterraine, dont on parle peu car elle ne satisfait pas aux exigences polémiques habituelles.
Aujourd’hui, alors que s’ouvre, je l’espère, une nouvelle ère dans les relations israélo-palestiniennes, des actions sont en cours pour aider les Palestiniens à développer leurs structures de santé qui sont encore bien précaires. D’une manière générale, la coopération scientifique est prête à démarrer et n’attend plus que les accords à l’échelon politique.
Quant à la coopération franco-israélienne, pour répondre précisément à votre question, malgré tout et grâce à des initiatives comme celles que nous prenons, dans le cadre du Technion Institute, avec des universités et des laboratoires français, elle se maintient et s’améliore. Nous organisons des voyages d’études au Technion même, pour que des collègues de même discipline puissent se connaître, développer une coopération et signer des contrats interuniversitaires. Dieu sait si Israël est en avance sur la France dans ces domaines et ce peut être enrichissant pour nos universités françaises.
P-E : Les forces constructives sont donc supérieures aux forces destructives et les boycotts ont tous lamentablement échoué…
HB : Absolument ! Pourquoi ? Tout simplement parce que les bonnes volontés proviennent de la base quand les anathèmes se situent au niveau des politiques, pour des raisons variées…
P-E : En l’occurrence, on a quand même vu des autorités scientifiques se prêter au boycott, voire l’initier…
HB : C’est vrai que certains s’y sont essayés. Il faut rappeler, vers Noël 2002, ce vœu de boycott d’Israël de la part du président de l’Université Paris VI et de son conseil d’administration. Nous nous sommes, fort heureusement, mobilisés à temps contre ce projet dont la signature était imminente et que nous avons empêché in extremis.
P-E : La première tentative de boycott datait de juin 2002 et émanait d’un professeur émérite de l’Université de Nice, Jean-Marc Levy-Leblond.
HB : Effectivement. Il faut demeurer vigilant, ne pas se faire d’illusion et continuer d’agir dans le cadre de cette coopération.
P-E : La collaboration entre scientifiques israéliens et palestiniens est-elle harmonieuse ? Le corps médical est-il un exemple du rapprochement pacifique entre les deux peuples ?
HB : Nous avons vu que les malades eux-mêmes, pour des raisons évidentes, font table rase des dissensions politiques ou religieuses. Il en est de même des médecins. Mais, malheureusement, ils sont parfois soumis à des contraintes et à des chantages, même dans certains pays qui ne sont plus en guerre contre Israël. Je pourrais vous décrire cette réalité à travers quelques exemples que j’ai vécus. Cependant, je pense sincèrement que quand des accords politiques auront été signés et que le chemin de la paix s’ouvrira réellement entre Israël et l’Autorité Palestinienne, ces échanges-là seront facilités. Il y a déjà des médecins palestiniens qui exercent en Israël et qui ne font l’objet d’aucun ostracisme ni du corps médical ni des malades israéliens. Ces médecins ont d’ailleurs, dans leur très grande majorité, un comportement exemplaire.
P-E : Vous fréquentez de grandes conférences scientifiques internationales. Comment y est perçu Israël ? Le monde scientifique est-il un havre où les préjugés habituels anti-israéliens sont absents ? Que peut-on faire pour y redresser son image négative ?
HB : Je prendrai l’exemple de ma spécialité. Dans ces réunions, l’image d’Israël n’est pas du tout négative. Elle ne l’a d’ailleurs jamais été. Je crois pouvoir dire que j’ai participé à cet effort pour faire comprendre la nécessité d’une bonne coopération avec les scientifiques israéliens. J’ai eu la chance d’avoir été écouté. Je peux vous dire qu’aussi bien la Société Européenne (2) de ma spécialité que j’ai créée en 1981, que la Fédération Mondiale (3) que j’ai également créée plus récemment, en 1998, ont aidé Israël à intégrer la communauté scientifique internationale. Nous avons même organisé, à une période pouvant paraître difficile, un congrès en Israël. D’autres congrès y sont prévus.
P-E : Et au-delà du domaine scientifique, restez-vous optimiste quant aux relations franco-israéliennes ? Pensez-vous, notamment, que l’ère Chirac aura été spécifiquement marquée par leur dégradation ?
HB : Je ne crois pas qu’il y ait une spécificité de la période Chirac, même si ses amitiés arabes sont bien connues. Il s’agit d’une constante de la politique du Quai d’Orsay depuis le Général de Gaulle. Je pense que la politique pro-arabe de la France pourrait ne pas se modifier et survivre à l’ère Chirac, mais si la situation de la région proche orientale s’améliore, l’évolution de ces relations pourrait prendre un tour différent.
P-E : Henri Bensahel. Merci de nous avoir accordé cette interview.
Interview réalisée par Jean-Pierre Chemla © Primo-Europe. Juillet 2005
(1) Membre Titulaire de l'Académie Nationale de Chirurgie. Professeur Emérite de Chirurgie Orthopédique de l’Enfant. Titulaire de la Chaire de Clinique Chirurgicale d'Orthopédie Pédiatrique, Université Paris VII. Officier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur. Officier dans l'Ordre National du Mérite. Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques.
(2) Société Européenne de Chirurgie Orthopédique de l'Enfant et de l’Adolescent (EPOS).
(3) Fédération Mondiale d'Orthopédie Pédiatrique.
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