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“quand tu feras monter les lumières de la Ménorah…”
Rabbi Yossef-Yits’hak rapporte un discours ‘hassidique de son père, le Rabbi Rachab, dans lequel il est dit que la Torah ne peut être acquise que par le don de soi. Certes on peut étudier la Torah sans faire le don de sa propre personne, mais c’est grâce à ce don que l’on peut en révéler l’essence.
Après le décés du Rabbi Rachab ont commencé en Russie les décrets émis à l’encontre de la Torah, et en 5662 neuf élèves de la Yéchiva Tom’heï Temimim et le Rabbi Yossef-Yits’hak prêtèrent serment de donner leur vie pour la Torah, “jusqu’à leur dernière goutte de sang”.
A l’évidence le Tsaddik véritable est bien celui qui ne recherche jamais son propre bien, même pas celui d’assouvir sa soif de servir D.ieu, mais qui désire continuellement dévoiler l’essence divine dans le monde. Dans le Choul’han Aroukh de Rabbi Yossef Caro (Yoré Déa) le chapitre consacré aux lois de la Tsédaka succède à celui des lois de l’étude de la Torah, peut-être pour exprimer l’importance de la Tsédaka qui découle naturellement de l’étude de la Torah.
Rabbi Yossef Caro nous enseigne que le niveau le plus élevé de la Tsédaka consiste à trouver un travail à une personne nécessiteuse, grâce auquel elle pourra subvenir à ses propres besoins sans ne plus avoir besoin d’une aide extérieure. Cet enseignement n’est pas sans évoquer notre Paracha, ainsi qu’il est écrit (Béaaloté’ha, 8,1) :
“L’Eternel parla à Moché en ces termes: “Parle à Aaron et dis-lui: quand tu feras monter les lumières, de la Ménorah…”.
Rachi explique que puisque la flamme monte, on emploie pour l’allumage de ces lumières l’expression “monter”. Il fallait allumer jusqu’à ce que la flamme monte d’elle-même.
L’âme d’un juif est elle-même comparée à une flamme. De même que la flamme s’élève constament vers sa source qui est dans le ciel, l’âme d’un juif désire constament s’attacher à son Père qui est dans le ciel. Par ailleurs l’âme est comparée à une flamme du fait de l’amour brûlant de D.ieu qui est caché dans le coeur des enfants d’Israël.
Aussi, comme pour les flammes de la Ménorah qu’il fallait allumer jusqu’à ce que celles-ci montent d’elles-même, il convient “d’allumer” l’âme d’un juif, c’est à dire de réveiller l’amour de D.ieu caché dans son coeur et de lui donner le goût d’accomplir Sa volonté bénie exprimée dans Sa Torah. Aider un juif de manière à ce que “sa flamme monte d’elle-même”, qu’elle n’ait plus besoin d’être à nouveau allumée. L’aider, que ce soit pour ses besoins matériels ou pour ses besoins spirituels, en lui donnant les moyens de “monter par lui-même”.
L’occasion nous est donnée ici de rendre hommage au Rav Itz’hak Tsvi Eïzenbach dont l’âme quitta ce monde au lendemain de Chavouoth. Il était un ‘Hassid du Rabbi et vivait à Jérusalem. Il fit véritablement don de lui-même pour l’éducation des enfants. Il fit monter de nombreuses flammes de la grande Ménorah de l’Assemblée d’Israël. Nombreux sont ses élèves qui illuminent aujourd’hui de la lumière de la Torah ce monde dans lequel l’Eternel a choisi de résider. Rav Yaacov Abergel
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