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Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Dévarim le Rabbi déclare que même si tous les jours sont propices à la venue du Machia’h ainsi qu’il est dit: ‘J’atteindrais tous les jours qu’il vienne!’, ce sont les jours du mois de Av qui sont les plus liés à sa venue.
La destruction du Temple, le neuvième jour du mois de Av, n’avait, en effet, pour seul but que le Temple soit reconstruit par le Saint béni soit-Il Lui-même.
Par ailleurs, la chose est connue que le jour d’anniversaire d’une personne est dominé par son Mazal, et le jour du 9 Av n’est autre que le jour de l’anniversaire du Machia’h.
Le Chabbat de la Paracha Dévarim, qui précède le jeune du 9 av, est appellé ‘Chabbat ‘Hazon’, car en ce jour D.ieu montre à chaque juif la vision (Hazon) du troisième Temple.
L’Eternel nous donne à changer notre vision, à découvrir les lueurs de la Délivrance qui se cachent derrière les apparences de l’exil. La force nous est alors donnée de vivre le 9 Av en ayant conscience que bien que ce jour soit un jour de deuil, et conformément au principe selon lequel ‘chaque descente a pour but une élévation’, il est lié au jour de Kippour, car il cache de manière profonde la lumière de la Délivrance.
Par ailleurs, dans les Parachiot, ‘Pin’has’ ‘Matot-Masseï’ et ‘Dévarim’, il est toujours question du partage de la Terre d’Israël, et celà n’est pas sans éveiller notre désir de ‘faire la Terre d’Israël’, c’est-à-dire de sanctifier ce monde matériel, de le transformer en une demeure capable de recevoir les plus hauts dévoilements divins, de préparer ce monde à la Délivrance.
Aussi, La Paracha Vaèt’hanan, dont nous commençons la lecture pendant la prière de Min’ha du Chabbat Dévarim, souligne l’importance de supplier l’Eternel de nous délivrer.
Moché implora l’Eternel, par 515 prières. ‘515’ étant la valeur numérique du mot Vaèt’hanan, qui signifie: ‘J’ai imploré’. Le Rabbi met l’accent sur le fait que Moché continua à implorer le Saint béni soit-Il de lui permettre d’entrer en Terre sainte, même après que l’Eternel lui ait dit (Vaèt’hanan, 3, 26): ‘Ne continue pas à Me parler encore de celà’.
Dans notre Paracha (4, 29) il est écrit: ‘…Vous rechercherez l’Eternel ton D.ieu et Le trouverez si tu Le cherches de tout ton coeur et de toute ton âme’.
Ce verset peut tout aussi bien s’appliquer à la Délivrance, que nous trouverons si nous la recherchons de tout notre coeur, et de tout notre âme.
Par ailleurs, le Rabbi exprime le lien très profond qui existe entre la Maison du Rabbi, le 770, et la Délivrance.
La Maison du Rabbi ne dort jamais, il y brille de jour comme de nuit, la lumière de la Torah de la prière et des bonnes actions, et c’est pourquoi le Rabbi l’appelle comme est appelée le Beït-ha-Mikdache: une ‘Maison triple’.
La plénitude qui y règne lieux dépasse de loin les limites de ce monde, et elle n’est pas sans évoquer les jours de la Délivrance, lorsque les jours du 9 et du 10 Av seront transformés en des jours de joie.
Le jour du 15 Av évoque également l’allégresse des Temps messianiques. La lune symbolise les enfants d’Israël, et le 15 Av qui est un jour de pleine lune, est une allusion à la joie pleine et sans limites de la venue du Machia’h.
Ainsi, la lumière du mois de Av est comparable à celle d’une flamme qui s’élève vers le haut, semblant crier son désir de se séparer de la mèche qui la retient.
Ce désir de s’unir à la lumière infinie que l’Eternel dévoilera lors de la Délivrance, afin d’éclairer de jour comme de nuit l’obscurité de ce dernier exil.
Pour certains, ce désir est semblable à la vision du Temple que l’Eternel nous donne à voir ce Chabbat. De fait, dans cette vision le Temple nous est montré ‘de loin’, et tout notre travail consiste à nous en approcher.
A révéler dans le coeur, à partir de cette vision lointaine, le désir ardent de notre proche Délivrance.
Le nom Dévarim signifie Paroles, et il y a ici une allusion évidente au fait que le moyen de parvenir à attiser le désir de la venue du Machia’h, consiste à nous attacher aux Paroles du Rabbi.
Les Paroles du Rabbi procèdent de l’Essence divine, et de ce fait elles ne constituent pas seulement les fondations de notre service divin, mais elles sont également le matériau au moyen duquel nous élevons une Maison pour l’Eternel.
Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour cela, et le Rabbi insiste sur l’importance de donner la Tsédaka, aussi sur le fait que le moment est propice pour prendre de bonnes décisions.
A l’évidence, l’ajout dans notre étude de la Torah, et l’action de terminer un traité de la Guémara, chaque jour depuis Roch-‘Hodèch jusqu’au 9 Av, avec une vitalité et une passion nouvelles ne seront pas sans susciter le désir de D.ieu de nous délivrer de manière immédiate, pour un Chabbat éternel et avec une joie sans limites.
Rav Yaakov Abergel
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