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Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Vaèt’hanan, le Rabbi établit le lien qui existe entre notre Paracha et la Haftara que nous lisons ce Chabbat:‘Na’hamou Na’hamou’, ‘Consolez, consolez Mon peuple, dit votre D.ieu’, (Ychayaou, 40, 1).
Cette Haftarah est appellée ‘Na’hamou’ car nous la lisons dans la période qui suit celle de la destruction du Temple. Le fait qu’il est dit deux fois ‘Na’hamou, désigne la ‘double consolation’ qui viendra avec le troisième Temple, une première fois pour la destruction du premier Temple et une deuxième fois pour celle du deuxième Temple.
Dans la Paracha Vaèt’hanan il est question du profond désir de Moché d’entrer en Israël, ‘J’ai imploré’. Si la volonté de Moché s’était réalisée, les enfants d’Israël seraient entrés avec lui sur la Terre sainte, la Délivrance finale serait survenue, et le Temple aurait été éternel, car ‘les actes de Moché sont des actes éternels’.
Cependant, notre Paracha souligne que l’Eternel s’opposa à la demande de Moché, et concrètement il n’entra pas en Israël. L’entrée en Israël sans Moché ne fut donc pas complète, et celà eut pour conséquence que le Temple, qui serait plus tard construit, serait aussi détruit.
Dans ce cas, en quoi la Haftara ‘Na’hamou’, qui évoque le troisième Temple, est-elle liée à la Paracha ‘Vaèt’hanan‘?
Le Rabbi nous enseigne que la répétition du mot ‘Na’hamou’ n’évoque pas seulement le chiffre ‘Deux’. En réalité ‘Na’hamou Na’hamou’ est une allusion au caractère illimité de la Délivrance, qui ne connaîtra pas de fin, tout comme le troisième Temple qui sera éternel.
Le Rabbi explique à ce sujet que la répétition dans le premier verset de la Paracha ‘Lekh-Lekha’, ,לך לך est aussi une allusion à la Délivrance: Avra’ham quitta ‘Haran pour la Terre d’Israël.
De même quand Moché s’adressa aux enfants d’Israël, en leur disant (Chemot, 3, 16): ‘Je me suis rappelé de vous’, ‘Pakod Pakadeti’, פקדתי פקד, il y a aussi une répétition dans les mots qui est une allusion à la Délivrance des enfants d’Israël du pays d’Egypte.
Cependant les deux mots de ‘Lekh-Lekha’ ne possèdent pas les mêmes voyelles, et les deux mots de ‘Pakad Pakadeti’ ne sont pas tout-à-fait les mêmes. Seulement les deux mots‘Na’hamou Na’hamou’, prononçés par D.ieu Lui-même, sont absolument identiques, et le Rabbi nous enseigne qu’il en est ainsi pour une chose ‘véritablement illimitée’.
Le premier Temple possédait une lumière supérieure, l’Arche de l’Alliance et les Tables qu’il contenait se trouvaient seulement dans le premier Temple. D’un autre côté, à l’époque du second Temple la Sainteté résidait plus intensément dans le monde lui-même. Le second Temple fut présent un plus grand nombre d’années (420 ans pour le second Temple, et 410 ans pour le premier), et il occupait une place plus importante sur le Mont du Temple.
Cependant, du fait que le troisième Temple sera ‘véritablement illimité’, il possèdera aussi bien le niveau du premier Temple, que le niveau du second. Une lumière divine supérieure, et une trés forte présence dans le monde.
Il a été expliqué que la répétition du mot ‘Na’hamou’ est une allusion au caractère ‘véritablementillimité’ de la Délivrance, et le Rabbi ajoute que la Paracha Vaèt’hanan, qui revient une seconde fois sur le don de la Torah et sur les dix Commandements, évoque elle- aussi la lumière infinie de la Délivrance finale.
Ainsi, le caractère‘véritablement illimité’ de la Délivrance qui est allusionné aussi bien dans la Paracha que dans la Haftara, n’est pas sans constituer le lien qui les unit toutes les deux.
Aussi , du fait que nous nous trouvons au seuil de la Délivrance, quand l’Eternel dévoilera dans ce monde Sa lumière ‘véritablement illimitée’, le Rabbi souligne qu’il convient de commencer dès-à-présent de ‘goûter’ à cette lumière, en ajoutant, au-delà de toutes les mesures et de toutes les limites, à l’accomplissement des Commandements divins, et à notre étude de la Torah; et en particulier à l’étude de sa partie profonde, et surtout pour tout ce qui concerne les sujets de la Délivrance (et le Rabbi précise qu’il est préférable que dix personnes étudient ensemble).
Pendant le jour du Chabbat de la Paracha Vaèt’hanan de l’année 5751, les ‘hassidim lirent dans le troisiéme Chapitre des Pirkei Avot la déclaration de Akavia ben Mahalalel:‘Regarde (considère) trois choses et tu ne commettras pas de péché…’.
Le Rabbi explique ainsi la parole du Sage:
‘Regarde’: vois et médite de manière profonde, au point que la chose devienne véritable à tes yeux, comme si tu la voyais…
‘Trois choses’: il s’agit du troisième Temple, lequel réunit trois niveaux: le niveau du premier Temple, le niveau du second Temple, le niveau qui unit ces deux niveaux…
Et par celà, nous aurons immédiatement le mérite, de voir concrètement la troisième Délivrance et le troisième Temple, de recevoir la Torah nouvelle, et de voir s’accomplir la prière de Moché: ‘Laisse-moi traverser, je T’en prie, et je verrai la Terre’ (3, 25).
Rav Yaakov Abergel
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