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Dans le Torah Or, l’Admour Hazaken, digne héritier des enseignements de celui qu’il appellait ‘Son père’, le Baal Chem Tov, nous enseigne que même les eaux du déluge ne peuvent rien, face à l’amour qu’un Juif ressent pour son Père qui est dans le ciel.
‘Les eaux nombreuses’, aussi puissantes soient-elles, ne pourront jamais engloutir la force du lien qui unit l’âme de tous les enfants d’Israël avec l’Eternel.
Cependant, la mission de chaque Juif consiste à révéler de manière concrète l’existence de ce lien, à l’exprimer au moyen de toutes les forces de son âme. Il ne s’agit pas de se contenter seulement du fait de posséder ‘véritablement une parcelle de divinité d’En-haut’, mais bien au contraire, d’attirer la force de l’essence de notre âme dans nos pensées, nos paroles, et nos actes. C’est en agissant ainsi, en révélant la lumière de la partie profonde de notre âme, dans la partie de l’âme qui se révèle dans le corps (dans l’intellect et les sentiments) que nous parviendrons à la Délivrance.
Il y a de celà près de cent ans, Sim’ha, le fils du Rav Avraham Goscinny s’installa à Paris après la première guerre mondiale pour suivre des études d’ingénieur chimiste. Sim’ha y rencontra Hannah Beresniak, qui avait quittée, avec sa famille, son village de Khodorov, pour fuir les pogroms. Hannah était issue d’une famille d’éditeurs, et le père de Hannah tenait une imprimerie à son nom, où il éditait plusieurs des principaux journaux en Yiddish. C’est à cette époque que Sim’ha, le fils du Rabbin, et Hannah, la fille de l’imprimeur, se marièrent et donnèrent naissance en 1926 à un fils qu’ils appellèrent ‘René’.
Bien des années plus tard, René Goscinny, qui écrivait pour de nombreux auteurs de Bandes-dessinées, allait connaître un immense succès en créant, avec Albert Uderzo ‘les aventures d’Astérix et Obélix’.
Un regard attentif à ces histoires, permit aux initiés de remarquer de nombreuses similitudes entre ‘le petit village gaulois’, et les villages juifs d’Europe centrale que l’on appelle les ‘Shtettels’. La comparaison entre le village gaulois et le ‘Shtettel’ apparut à l’évidence, le peuple juif, petit par le nombre, fait face aux ‘envahisseurs’, grâce à la force surhumaine d’une ‘potion magique’, la Torah.
Il ne s’agit pas ici d’établir une comparaison entre cette bande-dessinée et certains aspect de l’histoire juive, mais plutôt d’exprimer l’enseignement de l’Admour Hazaken, au sujet de la Paracha Noa’h, selon lequel ‘Même les eaux du déluge ne peuvent rien face à l’amour qu’un Juif ressent pour son Père qui est dans le ciel’.
L’amour d’un Juif pour D.ieu existe éternellement, et le Rabbi insiste toujours sur l’importance d’aimer chaque Juif, quelque soit sa situation, quelque soit son niveau, ou sa pratique. Le Rabbi ne se contente jamais de l’aspect superficiel, du vêtement. Bien au contraire, son regard qui transperce l’envelloppe du corps et de l’apparence, est toujours ébloui par la beauté de la ‘parcelle véritable de divinité d’En-haut’, qui brille dans le coeur et dans l’âme de chaque Juif qui se présente devant lui.
Aussi, et bien que nous sommes infiniment loin d’atteindre la perception du Rabbi, nous nous devons de suivre son exemple, et force est de constater que derrière l’apparence des histoires d’Astérix et d’Obélix se cachent le judaisme de leur auteur.
Le prénom du père de René Goscinny, ‘Sim’ha’ signifie la ‘Joie’, et nul n’ignore l’importance de la Sim’ha, lorsqu’il s’agit d’accomplir les Commandements divins. Il est par ailleurs possible d’imaginer que la profession du père, ingénieur chimiste, inspira chez son fils le personnage de ‘Panoramix le Druide’, qui mieux que personne connait les secrets des mélanges pour créer sa fameuse potion. Peut-être aussi, que Panoramix fut inspiré par la personnalité du grand-père de l’auteur, Avraham, qui était lui-même Rabbin.
La liste est longue, les ailes du casque d’Astérix rappellent celles des chérubins qui se tiennent sur l’Arche de l’Alliance, les guerriers gaulois qui composent une longue file d’attente pour recevoir une gorgée de potion magique, ne sont pas sans évoquer les Hassidim du Rabbi qui défilent devant lui pour recevoir, de sa sainte main, le’ Kos chel Brakha’. Le Banquet des gaulois autour de leur chef, et à la lumière d’un grand feu, ressemble à un Farbrenguen. Plus encore que celà, les ‘irréductibles guerriers’, comparables aux ‘Tsivot Hachem’, ‘les Armées de D.ieu’, n’ont peur que d’une seule chose, que ‘le ciel leur tombe sur la tête’, à l’image de ‘la crainte du ciel’ enseignée par les Sages, et de la fameuse déclaration du père du Baal Chem Tov à son fils, ‘d’aimer chaque Juif et de n’avoir peur que de l’Eternel’.
Le Rabbi dit un jour à un peintre qui voulait faire son portrait, qu’il ne pourrait y parvenir que s’il décidait d’avancer dans le chemin de la Torah et des Mitsvoth.
Il est certain que l’idéal d’un Artiste est atteint quand il parvient à être aussi un Hassid, car dans ce cas la lumière divine transparaît véritablement dans son oeuvre, mais il est aussi important de chercher l’étincelle divine qui se cache dans toutes oeuvres, car ‘les eaux du déluge ne peuvent engloutir l’amour d’un Juif pour D.ieu’.
Aussi, le Rabbi déclara un jour à un Artiste: ‘Vous savez sans doute que la qualité d’un peintre consiste à occulter l’aspect extérieur d’un objet, à oublier son contour pour le pénétrer, en saisir l’aspect profond et l’essence, afin de l’exprimer par sa toile. Ainsi celui qui la contemplera percevra ce qu’il n’avait auparavant pas remarqué, lorsque la partie intérieure était cachée par des éléments accessoires.
Cette déclaration du Rabbi au sujet d’une oeuvre d’Art peut tout aussi bien être appliquée au regard que l’on porte sur son prochain.
En effet, il ne s’agit pas de regarder ‘l’aspect extérieur’ d’une personne, mais au contraire ‘d’oublier son contour pour ne saisir que son aspect profond’, ‘l’essence’ de son âme.
En agissant de cette manière, il est certain que nous percevrons chez l’autre ce l’on ‘n’avait auparavant pas remarqué, lorsque la partie intérieure était cachée par des éléments accessoires’.
Rav Yaakov Abergel
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'Les ailes du casque d'Astérix ne sont pas sans évoquer celles des chérubins ...'
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'le petit village gaulois' : le 'Shtettel'
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'la force surhumaine 'd'une potion magique, la Torah....'
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La maison du Rabbi
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'Le Farbrenguen'
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'Le Kos chel Brakha'
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'La crainte du ciel'
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'Tu tailleras pour toi...'
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'Autoportrait de René Goscinny'
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