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Stress et dépression
Pour ce qui est de notre identité personnelle, nous devons savoir que la qualité de notre existence dépend de la place que nous accordons aux besoins du corps ou aux besoins de l’âme. Il est évident que les peines ou les joies de notre vie ne dépendent que de repères matériels ou physiques : l’argent, la santé, les plaisirs du monde, le fait d’aimer des êtres chers ou d’être aimé par ces mêmes personnes. Or, à la différence des mondes anciens, les sociétés modernes accordent une importance considérable à ces repères. Nous sommes donc encore plus dépendants d’eux et de ce fait, les peines et les soucis se multiplient eux aussi. C’est en partie, l’origine des maladies modernes : stress, dépressions, angoisses, insatisfactions, etc. L’individu cherche constamment à profiter du monde, et de déceptions en déceptions, il devient malade quand il n’arrive pas à obtenir ce qu’il veut ! Vient alors notre paracha qui nous enseigne qu’il faut dévitaliser notre monde matériel, non l’éliminer, mais lui retirer toute sa force pour ne valoriser que notre dimension spirituelle.
Le message divin
C’est sur ce modèle que doit se construire la relation avec notre prochain dont l’amour est la pierre angulaire. A partir de quel fondement ? Nos Maîtres expliquent que la proximité entre deux Juifs peut être faussée par la dimension physique qui les sépare. Ces deux Juifs ne sont en fait qu’une même entité spirituelle mais cette entité est voilée par les corps qui les séparent. Spirituellement, ils sont frères mais matériellement ils sont éloignés. Comment peuvent-ils véritablement être unis ? En privilégiant leur dimension profonde qui est l’âme juive, au moyen de l’étude de la Thora et de la prière, tout en réduisant, dans leur vie, la place que l’on donne aux valeurs matérielles du monde. Cette idée peut être illustrée simplement, par un exemple de la vie quotidienne. Imaginons un maître affublé d’un défaut physique expliquant une idée profonde du judaïsme. Si l’idée est clairement développée et qu’elle nous touche au plus profond de notre personne, il est possible que le défaut soit absent de notre champ de vision. Du fait que la dimension spirituelle a été mise en valeur, la perception physique a réduit son impact sur nous. C’est sur ce mode de réflexion que s’applique la mitzva d’aimer son prochain : voir chez lui la fraternité construite avec lui par la Thora, en mettant de côté sa personne physique. Dans notre rapport avec D.ieu se dessine la même idée qui, elle aussi, procède d’un effort : celui de dépasser la carapace matérielle des évènements pour voir le message que D.ieu nous envoie à travers eux. C’est ce qui sera d’ailleurs la spécificité de l’ère messianique. Nous verrons alors, l’énergie spirituelle qui anime la matière. Cette matière n’aura plus d’attrait pour nous puisque nous distinguerons sa véritable réalité : la présence de D.ieu qui fait vivre chaque détail de la création. C’est dans cette perspective que l’on peut comprendre les mots du Rambam, à la fin du Michné Thora, quand il affirme que « …tous les bienfaits (lors de la délivrance) seront comme de la poussière ». L’aspect matériel du monde ne nous intéressera plus. Les bienfaits ne seront à nos yeux que de la poussière. Très prochainement.
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