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Par Gérard Touaty
Le 3 Tamouz de l’année 5754, selon le calendrier hébraïque (12 Juin 1994), le Rabbi quitta physiquement ce monde ou, comme le dit allusivement le Midrash, il se dissimula à nos yeux. Quelle doit-elle, aujourd’hui, notre attitude si l’on veut s’inscrire dans la continuité spirituelle du Rabbi ?
Le Midrash nous enseigne que lorsque le roi est en guerre et qu’il est sur le point de triompher, il donne sa vie pour la victoire. Cette idée s’applique pleinement au Rabbi. Nous avons ici deux choses : le roi et son projet. Le roi est une personne en soi. Il existe et a un statut important. Pourtant, il est prêt à faire abstraction de sa vie (en la perdant) pourvu que son projet (gagner la guerre) aboutisse. Il en est de même ici. Toutes les actions du Rabbi, tous ses discours ne convergent que vers un seul point : Machia’h, c'est-à-dire amener concrètement la délivrance dans ce monde.
A l’approche de cette échéance, si précieuse pour le peuple juif et l’humanité, les forces du Mal mettent tout en œuvre pour empêcher ce projet d’aboutir. Le Rabbi mène une guerre spirituelle et donne alors sa vie pour que le Bien puisse triompher, c'est-à-dire qu’il s’efface devant le projet de la délivrance. C’est dans cette perspective que nous devons comprendre le sens de notre action : le jour du 3 Tamouz, il ne sert à rien de se focaliser sur un esprit de commémoration ou de recueillement à la limite de la tristesse, dans le souvenir de la vie du Rabbi. Ce n’est pas ce qu’il attend de nous. Son seul désir, celui pour lequel il a donné sa vie, c’est la venue de Machia’h. Il nous faut donc diffuser autour de nous le fait que le monde entier (y compris les non Juifs) avance vers ce but et réclame (en son for intérieur) le règne de D.ieu sur terre. Nous devons aussi avertir chaque Juif qu’il faut se préparer à accueillir Machia’h en étudiant des textes de la tradition juive relatifs à l’époque messianique et en améliorant sa pratique du judaïsme par l’ajout de bonnes actions, tout ceci constituant l’essentiel des directives énoncées clairement par le Rabbi.
De toute l’histoire juive, le Rabbi est le seul chef de génération qui a quitté le monde physique en laissant un message et des consignes d’action qui sont en fait le prolongement de sa personne. C’est donc l’indice qu’il est toujours là. En donnant alors de la consistance à ce message et à ces consignes d’action, on lui donne encore plus de vie. Car, selon les mots mêmes du Rabbi, on donne de la vie au roi en proclamant « Vive le roi ».
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