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Magazine -
Editorial
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Vendredi, 12 Novembre 2010 09:59 |
Alors que le Congrès international des Chlou’him, des envoyés du Rabbi dans le monde, se termine, voici que le nouveau mois commence dans le calendrier hébraïque. C’est de Kislev qu’il s’agit et la tradition juive en fait un mois de lumière. Certes, le fait que la fête de ‘Hanouccah – celle, justement, des lumières – s’y inscrive n’est pas pour rien dans cette appellation. Pourtant, il y a derrière cette constatation tant d’idées, de symboles et un ressenti qui porte en lui une telle vision du monde, qu’il faut aller au delà. Car, entre l’action des Chlou’him et la naissance d’un « mois de lumière », c’est comme une parenté naturelle qui paraît se dessiner. Partout dans le monde, les Chlou’him travaillent, jour après jour, à repousser les forces de l’obscurité ; un mois de lumière ne peut pas leur être étranger.
Rattacher une période particulière de l’année à une notion comme celle de la lumière, avec tout ce qu’elle suggère, paraît tenir de la gageure. Nous vivons aujourd’hui un temps qu’il paraît bien souvent difficile de qualifier d’éclairé. Que l’on réfléchisse à ce qu’il est matériellement, intellectuellement ou spirituellement, dans les relations entre les hommes ou entre les nations, nombreuses sont les évolutions qui ne poussent pas à l’optimisme. N’est-ce pas le secret d’une certaine harmonie qui semble avoir été oublié ou d’une certaine façon de voir la qualité et la grandeur de la vie ? Lorsqu’on se lamente des conditions matérielles du moment, n’est-ce pas aussi cela que l’on regrette ? Alors que l’hiver approche, notre cœur n’a-t-il pas tendance à mettre son propre soleil en berne ? Mais le mois de Kislev est là. Il nous rappelle une donnée essentielle : chacun est un porteur de lumière. Il suffit qu’il décide d’en faire rayonner la puissance et la beauté autour de lui pour que la nuit s’écarte. L’homme a ce pouvoir éminent. Les Sages n’affirment-ils pas: «D.ieu a mis le monde dans le cœur des hommes» ? Comme pour dire que la ressource ultime est en nous. Nous ne sommes pas soumis aux aléas du monde, nous pouvons en faire ce lieu merveilleux dont nous rêvons. Par nos actes de chaque jour, par notre vie de chaque instant, nous pouvons en faire ce lieu de la « demeure Divine ». La lumière qui vient n’est-elle pas d’abord celle des temps messianiques ?
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