
Ils sont tous venus ! Qui ? les délégués du Rabbi dans le monde. Car Chabbat dernier s’est déroulé à New York leur congrès international annuel. En cette année, que le texte de la Torah désigne comme celle du «Hakhel», du Rassemblement autour d’une idée – «entendre et apprendre à craindre D.ieu» – cette rencontre a pris toute sa grandeur et donné un sens renouvelé à l’action.
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Toujours au rendez-vous, on trouvait les riches couleurs des expériences diverses, les retrouvailles de tous ces hommes, que souvent des milliers de kilomètres séparent mais qu’un même esprit anime et bien d’autres choses encore. Pourtant, chaque congrès a, au-delà de ces caractères communs, une tonalité qui lui appartient en propre. Plus que la joie de se revoir et le surcroît de force que cela confère, chacun porte un message qui en émane naturellement et auquel tous sont sensibles.
En cette année particulière, c’est bien une certaine manière de voir le monde qui apparaît ainsi et que chacun, toutes résolutions adoptées, emporte avec lui jusqu’à son lieu de résidence.
En ces temps incertains, une telle vision est précieuse car elle permet de diriger ses pas avec plus d’assurance. Et cette vision fait naître la confiance. De fait, les délégués du Rabbi, aux quatre coins du monde, rencontrent des situations parfois difficiles. Présents sur leur terrain d’action, ils connaissent les obstacles de tous les jours, ceux qui font que, malgré les efforts incessants, tout ne se passe pas aussi bien qu’on l’espérait. Lorsqu’on sait que, de la réussite des délégués, beaucoup de choses dépendent, il faut qu’en dépit de tout, la foi dans le lendemain grandisse. Car jamais la difficulté ne peut détruire la volonté d’agir.
Alors que le Congrès a clos ses séances et que chacun s’en est retourné, le message est ainsi apparu avec un éclat que rien ne pourra démentir. Si aujourd’hui ne tient pas toutes ses promesses, c’est parce qu’elles seront accomplis demain. Si demain est une réussite absolue, le jour suivant le dépassera encore. C’est ainsi que les délégués vivent. Une âme les conduit, un but les attire : la venue de Machia’h est au bout de la route.
Haim Nisenbaum