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Les mots qui vont suivre n’ont pas la prétention d’avoir un certificat de cacherouth de vérité, mais ils traduisent la réaction d’un hassid après les évènements douloureux que nous connaissons depuis plusieurs semaines. Cette réaction est vitale pour au moins, rassurer tous les Juifs qui se sentent perdus dans un monde, chaque jour plus obscur (selon les mots du Rabbi). Le Rambam, dans le sillage du Talmud, affirme que lorsqu’il nous arrive un évènement malencontreux, on doit faire un bilan spirituel pour comprendre quel est le manque à l’origine de cet évènement. Or, pour ce qui nous occupe aujourd’hui, les drames que nous avons vécus affectent toute la collectivité. Notre réaction doit donc être sur le même registre : à l’échelle du peuple juif dans son ensemble. De ce fait, si l’on réfléchit en tant que hassid, soucieux d’appliquer les directives du Rabbi, quel est le dernier message du Rabbi qui s’adresse à l’ensemble du peuple juif ? La réponse est claire : préparer le monde à la délivrance messianique. Le Rabbi nous a confié le privilège extraordinaire d’informer le monde entier que la délivrance est à notre porte et qu’elle n’attend plus de nous qu’un ultime effort pour la provoquer. Et là, une précision déterminante s’impose. On entend un peu partout qu’il faut faire Téchouva, qu’il faut être uni, ou qu’il faut mettre l’accent sur l’amour du prochain.
Toutes ces directives sont respectables mais ce n’est pas ce que le Rabbi nous demande ! Parce que le peuple juif a déjà fait Téchouva (selon déjà les mots du Rabbi précédent) et qu’il a déjà réparé la faute de la haine gratuite, cause de la destruction du second Temple (1). La mission essentielle confiée par D.ieu, à chaque juif de notre génération c’est de provoquer la délivrance. Que l’on soit érudit ou Juif simple, que l’on soit un homme ou une femme ou un enfant, chacun doit prendre une part active à ce projet qui est le but de la création. Ce qui veut dire, dans une perspective mondiale, que les situations difficiles que vit ici et là, le peuple juif, sont une exhortation à nous renforcer dans cette mission. Mais non en tant que détail de notre judaïsme, mais comme la colonne vertébrale de notre existence qui doit occuper tout notre esprit. Il y a un Si’ha (2) dans laquelle le Rabbi développe un point extraordinaire qui doit nous inspirer. Il y explique que Yossef n’est pas monté en Eretz Kénaane pour voir son père et l’avertir en personne qu’il était vivant, parce qu’il était en en mission en Egypte. D.ieu l’y avait placé et même pour avertir son père personnellement, il ne devait pas en bouger. Gardons à l’esprit ces mots du Rabbi qui nous donne la teneur véritable de cette mission : « …un Juif imprégné de l’attente permanente de la venue de Machia’h, cherche dans chaque mitzva et chaque fête juive, un lien avec la venue de Machia’h. Car lors des temps messianiques, s’accomplira à la perfection la révélation du caractère authentique de cette fête ou de cette mitzva » (3).
Notes (1) Discours du Rabbi, chabbath Matthoth Masshé 1991. (2) Volume 15 de Likouté Si’hoth, parachath Vaygach, première Si’ha (3) Discours du Rabbi, parachath Miketz, 1991
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