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Cette période de l’année est toujours un moment particulier. Au-delà de la chaleur, du soleil etc., c’est le temps des centres aérés. Ils ont éclos partout et ils portent un beau nom : «Gan Israël» - le «Jardin d’Israël». Certaines appellations ont une puissance évocatrice d’une grandeur indéniable. Même si, dans ce cas, le mot Israël renvoie au Baal Chem Tov dont c’était le prénom, comment ne pas être ému par cette unique sonorité ? Ce sont donc des centaines de jardins qui, dans le monde entier, offrent leur splendeur aux yeux émerveillés de tous.
Les commentateurs relèvent la différence entre les différents lieux où la nature donne aux hommes sa production. Ainsi, dans les champs et les potagers, c’est la subsistance de tous que l’on assure. Les céréales et les légumes sont les produits indispensables à la vie. Mais, dans un jardin, ce n’est pas cela que l’on attend. Le jardin, c’est d’abord l’endroit de délice et de plaisir. C’est là qu’apparaîtront ces doux fruits dont on pourrait peut-être se passer mais qui rendent notre vie tellement plus belle. Les Gan Israël appartiennent à cette catégorie-là. Ils sont la source du délice, bien au-delà des désirs d’un temps, ce délice-là qui pénètre jusqu’à la source de notre âme, jusqu’à l’essence Divine même.
C’est qu’il s’agit d’enfants. Ceux-ci sont sortis de leur année scolaire. Ils ont laissé en arrière le souci du quotidien et ils ont pris la voie du bonheur. Pendant tout le mois de juillet, ils éprouvent cette joie de tous les instants, à la fois intérieure et tant extériorisée. Ils disent, par leurs chants, par leurs rires, par leurs mots, tout le bonheur d’être juif. Ils disent comme le monde peut être beau et qu’il suffit peut-être d’en porter l’espoir en cœur avec ténacité pour que cela se réalise.
Décidément, le bleu du ciel et la lumière du soleil sont d’abord à rechercher en nous-mêmes et qui pourraient davantage en être les porteurs que ces enfants dont les psaumes nous disent que c’est sur leur souffle pur que D.ieu a établi Sa puissance ? Il nous appartient, chacun pour ce qu’il est, d’assumer sa part du projet. C’est d’éternité qu’il est question.
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