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Parfois, un mot apparaît et tout est transformé. Il suffit ainsi de deux syllabes pour changer un monde, une vie... Cela vient de se produire et ce mot est Kislev. De fait, la fin des grandes fêtes de Tichri nous avait laissés quelque peu désemparés ; après tant de grandeur spirituelle, comment revenir sans peine au quotidien ? Puis le lent déroulement du mois de ‘Hechvan, si différent du tourbillon de Tichri, ne pouvait que nous maintenir dans un sentiment d’attente. Voici que tout a changé !
Kislev : mois de lumière. Il n’y a sans doute pas de qualificatif plus juste dans ce cas, aucun qui rende compte avec autant d’exactitude de cette nouvelle donne. Bien sûr, l’expression renvoie immanquablement à la fête de ‘Hanoucca – la si bien nommée, justement, « fête des lumières » – si proche à présent. Mais ce n’est pas que de ces lumières matérielles, aussi importantes soient-elles, qu’il s’agit. Le mois de Kislev incarne une clarté puissante, spirituelle celle-là, qu’exprime aussi bien ‘Hanoucca que le 19 Kislev, Roch Hachana de la ‘Hassidout. Certes, nous reparlerons de ces dates le moment venu. Qu’il suffise aujourd’hui de savoir nous y préparer afin d’être capables de les vivre de la meilleure manière, c’est-à-dire pleinement.
C’est que le monde peut paraître d’une grande obscurité. Il peut sembler lancer une sorte de défi à l’âme, une véritable provocation pour tous ceux que cette forme de nuit de l’esprit ne peut satisfaire. Kislev est, en soi, une réponse. Ce mois nous dit que l’esprit ne peut jamais être atteint et que les assauts de l’ombre ne peuvent rien contre son rayonnement. Il est juste nécessaire de le laisser s’imprégner de cette puissance, en prendre conscience. C’est aussi pourquoi ‘Hanoucca et le 19 Kislev nous racontent, à bien des siècles d’intervalle, la même histoire, celle de la liberté, du combat et de la victoire, finalement celle de la lumière.
Il n’est pas question simplement d’événements glorieux tirés d’un passé plus ou moins lointain. La lumière est également nôtre. A nous de trouver les ressources dans notre âme pour qu’elle projette son faisceau partout où les hommes l’attendent. Pour un monde de paix et d’harmonie, un monde de Bien.
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