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Il y a comme un air de joie qui court dans les rues ces temps-ci. C’est même parfois si sensible qu’on en vient à s’interroger : l’époque y est-elle si propice, y a-t-il des événements porteurs de tant d’enthousiasme que l’on aurait, par mégarde, manqués ? Certes, nous venons de vivre, il n’y a encore pas si longtemps, la fête de Chavouot et sans doute cela est-il un véritable motif de joie intense et profonde. On l’a abondamment dit : recevoir la Torah est toujours une expérience à la fois essentielle et bouleversante. Cependant, la joie qui transpire à présent semble comme plus intime que toutes les autres, comme s’il s’agissait d’un motif quasi familial. Alors, il faut le dire : c’est bien de cela qu’il s’agit ! Nous sommes déjà sur le deuxième versant du mois de juin et, dans moins de deux semaines, commenceront les Gan Israël. Gan Israël, c’est un titre naturel pour une entreprise extraordinaire. Des centres aérés ouverts à tous, où l’enfant, pendant les vacances, dès le début du mois de juillet, peut vivre le bonheur en son plein sens – de tels centres pouvaient-ils se nommer autrement que « Jardin d’Israël » ?
Qu’est-ce donc qu’un jardin ? En ces périodes où les fleurs écloses rendent le monde plus beau, la réponse est concrètement visible par chacun. Le jardin n’est pas un endroit utilitaire, il n’est pas fait pour produire, par exemple, des céréales, bases de la vie. Il permet, en revanche, de créer un espace de pur délice, de plaisir serein. Il est, en quelque sorte, ce lieu qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. Le « Jardin d’Israël – Gan Israël » exprime cette idée de la manière la plus grande et la plus fidèle. Comme des fleurs aux mille couleurs, les enfants y trouvent l’endroit de l’harmonie et de la croissance, de la chaleur et du développement. Ils sont ce que nous avons de meilleur et, vivant dans un tel jardin, ils manifestent qu’ils portent en eux encore bien plus et bien mieux que tout ce que nous avions pu rêver.
C’est pour cela qu’un air d’allégresse flotte aujourd’hui dans les rues des villes, partout dans le monde. C’est une douce musique que celle du bonheur de donner et de recevoir, celle de l’étude et de l’amour. Elle enchante les cœurs et entraîne les âmes. Elle donne au monde entier un visage nouveau qu’il importe de savoir découvrir. Quand les enfants sont heureux, tous les hommes le sont. Il faut le dire : les Gan Israël vont, sous peu, ouvrir leurs portes. Il faut les partager, inviter ceux qui ne les connaissent pas encore. C’est un bonheur infini, plus on le donne à autrui, plus il y en a pour tous. Des phrases de Torah pleines de vie dans la bouche d’enfants heureux, c’est un avant-goût du temps prochain de la Délivrance.
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