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Magazine -
Editorial
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Mardi, 05 Mai 2009 10:06 |
Certaines histoires ne vieillissent jamais. Elles prennent, avec le temps, simplement plus de couleur et de profondeur. Elles modèlent une manière de donner au monde un élan nouveau. C’est une de ces histoires que l’actualité vient encore de souligner. Il y a un peu plus d’une semaine, le 2 Iyar, se tenait à Paris, le Congrès national des Chlou’him de France. C’est dans ce cadre que se sont réunis tous les envoyés du Rabbi dans le pays, tous ceux par qui tant de choses ont changé. Venus du nord, du sud, de l’est ou de l’ouest de la France, ils incarnent une volonté en action. Ils refusent l’idée de parachèvement car, pour eux, la vie ne se comprend que comme un progrès constant. Ils ont une longue et ancienne mémoire mais, loin de la nostalgie, elle est instrument pour comprendre le présent et penser l’avenir.
Et ils savent dire le début des choses, quand le Rabbi et son épouse se trouvaient à Paris avant guerre et qu’ils y agirent comme eux seuls pouvaient le faire dans un monde où le spirituel tenait bien peu de place. Et chacun de se souvenir : «La récolte spirituelle apparue en France vient du labourage effectué alors». Et chacun de marquer les étapes d’une véritable renaissance. De fait, ce pays, qui avait été celui des grands Sages médiévaux qui font encore résonner les commentaires talmudiques du nom des villes de France, avait, par la dureté des temps, oublié ce glorieux héritage. Et, après les horreurs de la guerre, tout était à reconstruire. C’est exactement il y a 41 ans, un 2 Iyar, que commença la «récolte» après le «labourage» accompli par le Rabbi. Celui-ci venait d’en confier, en premier lieu, la mission au Rav Azimov. Puis d’autres Chlou’him, chargés chacun d’une mission propre, allaient venir à leur tour et donner le goût et les moyens de la redécouverte à une communauté toujours en quête d’elle-même.
Aujourd’hui, comme partout dans le monde, les Chlou’him agissent en France là où ils sont utiles. Ils ne revendiquent rien, n’aspirent pas aux honneurs ni au confort. Ils savent qu’ils sont les acteurs du changement et que celui-ci est une œuvre de chaque jour. Au-delà du bilan, par nature lié à un tel congrès, comment ne pas citer les fortes paroles du Rav Kotlarsky ? Coordinateur de l’action des délégués du Rabbi dans le monde, âme de leurs congrès, et venu spécialement de New York à cette occasion, il sut exprimer la résolution de chacun : «Des choses extraordinaires ont d’ores et déjà été réalisées dans ce pays mais, tant qu’il reste quelque chose à faire, la mission n’est pas accomplie». Un vœu est dans tous les cœurs et sur toutes les lèvres : «Puissions-nous la mener à bien et ouvrir ainsi la porte à la Délivrance». Haim Nisenbaum
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