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Une balle perdue traverse le Aron Kodech du Beth Habad et déchire le parchemin à l'endroit de la Paracha "A'harei Mot"
Evénement - Gabriel et Rivka Holtzberg hy"d
Lundi, 01 Décembre 2008 18:21


Le Sefer Torah du Beth Habad de Bombay

ויקרא פרק טז

א וַיְדַבֵּר יְהוָה, אֶל-מֹשֶׁה, אַחֲרֵי מוֹת, שְׁנֵי בְּנֵי אַהֲרֹן--בְּקָרְבָתָם לִפְנֵי-יְהוָה, וַיָּמֻתוּ.   ב וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה, דַּבֵּר אֶל-אַהֲרֹן אָחִיךָ, וְאַל-יָבֹא בְכָל-עֵת אֶל-הַקֹּדֶשׁ, מִבֵּית לַפָּרֹכֶת--אֶל-פְּנֵי הַכַּפֹּרֶת אֲשֶׁר עַל-הָאָרֹן, וְלֹא יָמוּת, כִּי בֶּעָנָן, אֵרָאֶה עַל-הַכַּפֹּרֶת.

1 L'Éternel parla à moïse, après la mort des deux fils d'Aaron, qui, s'étant avancés devant l'Éternel, avaient péri, 2 et il dit à Moïse: "Signifie à Aaron, ton frère, qu'Il ne peut entrer à toute heure dans le sanctuaire, dans l'enceinte du voile, devant le propitiatoire qui est sur l'arche, s'il ne veut encourir la mort; car je me manifeste, dans un nuage, au-dessus du propitiatoire.
 
Les Si'hot en Français
CHABBAT PARCHAT A'HAREI- KEDOCHIM
13 IYAR 5748 - ANNEE DU HAKHEL
1ère Si'ha

1.1 : Caractéristiques du Chabbat
    Ce Chabbat, en lui même un jour saint, fait partie du Omer et conclut la quatrième semaine de cette période. De plus, le premier jour du Omer fut cette année un dimanche, «lendemain du Chabbat» et le Midrach explique que, dans un tel cas, les semaines sont véritablement entières, comme nous l'avons déjà développé.
     Par ailleurs, nous avons lu aujourd'hui deux Parachyot à la fois et c'est également là un fait nouveau, comme nous l'avons vu la semaine dernière.

1.2 : Pessa'h Cheni et 13 Iyar
    Nous sommes aussi le 13 Iyar, veille de Pessa'h Cheni. Le Meguillat Taanit dit que l'on ne peut jeûner à Pessa'h Cheni. Certes, le Megullat Taanit n'est plus respecté à l'heure actuelle mais la sainteté reste à sa place.
    Par ailleurs, treize est la valeur numérique du mot E'had, un. Les 'Hassidim soulignenet l'importance de ce chiffre et appliquent le verset «l'un (E'had) se présente avec l'autre (E'had)» à la Hilloula du Tsema'h Tsedek, qui a lieu le 13 Nissan et à celle du Rabbi Maharach, le 13 Tichri. En conséquence, chaque 13 du mois a l'élévation d'E'had et c'est également le cas du 13 Iyar.

1.3 : Bonnes décisions
     Le Baal Chem Tov indique que l'on doit tirer de chaque chose un enseignement pour le service de D-ieu. Chacun, homme, femme ou enfant doit donc se renforcer dans l'étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, à partir de ce qui vient d'être dit et en particulier dans la diffusion des sources de la 'Hassidout, conformément au souhait du Rabbi, chef de notre génération et à la propagation du Judaïsme en général, qui hâtera la délivrance prochaine.


2ème Si'ha

2.1 : Début de chaque Paracha
    L'Admour Hazaken enseigne qu'il faut vivre avec le temps et nous expliquerons avant tout le principe «celui qui vit se souviendra en son cœur» dans la Paracha de cette semaine. Nous en envisagerons le premier verset, avec le commentaire de Rachi, qui enonce le Pchat pour chacun. La liaison entre les deux Parachyot n'enlève rien à l'importance de chacune et nous envisagerons donc à la fois le début d'A'hareï et le début de Kedochim.

2.2 : Deux médecins
    Sur le premier verset d'A'harei, «et D-ieu parla à Moché après la mort des deux fils d'Aharon», Rachi explique : «qu'enseigne ce verset? Rabbi Eleazar Ben Azarya donnait à ce propos une parabole». Et Rachi parle d'un médecin qui, visitant son malade, lui donne des instructions. Puis, vient un second médecin qui prescrit mot pour mot, les mêmes choses et ajoute «respecte bien tout cela afin de ne pas mourir, comme un tel est mort». Rachi conclut que le second a été beaucoup plus persuasif que le premier et explique ainsi les mots «après la mort des deux fils d'Aharon».

2.3 : Questions
    On peut ici s'interroger. Pourquoi prendre l'exemple d'un malade? Ne peut-on persuader un bien portant? Pourquoi parler de la mort, qui est le chatiment le plus grave, et non d'une perte financière, qui est une punition plus légère? Par ailleurs, Rachi cite lui-même le principe qui dit «n'ouvre pas la bouche au Satan» et l'enfant le connaît, qui reçoit, chez lui, une bonne éducation Juive. Pourquoi ne pas l'appliquer ici?

2.4 : Grands principes de la Torah
    Sur le premier verset de Kedochim, «parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël», Rachi explique: «cela nous enseigne que cette Paracha fut dite lors d'un rassemblement car la plupart des grands principes de la Torah en dépendent».
    Pourquoi dire «en dépendent» et non «y figurent»? En fait ces grands principes de la Torah «figurent» également dans d'autres Parachyot mais dépendent de celle-ci qui dit «vous serez saints...car Je suis saint». Mais, dès lors, pourquoi dire «la plupart des grands principes» et non «tous les grands principes»? En fait, on ne peut parler de tous les grands principes car les Parachyot précédant la notre ont déjà énoncé de nombreuses Lois qui, à l'évidence, sont indépendantes du présent verset.

2.5 ; Raison d'être du hakhel
    Ce verset parle en outre de rassemblement et donne donc un enseignement pour cette année du Hakhel. Certains, en effet, s'opposent toujours. Le Hakhel avait lieu dans le Temple, à Soukkot. Pourquoi le célébrer en exil et toute l'année? Rchi donne la réponse à cette question. Lorsqu'il s'agit de «grands principes de la Torah», il est necessaire de rassembler les Juifs car ces principes sont alors acceptés et accomplis avec encore plus de détermination.

2.6 : Année propice
    Toutes les dates limites de la délivrance sont dépassées et le Machia'h n'est pas encore là, même si nous ne le comprenons pas, même si nous nous insurgeons. En tout état de cause, il est clair que quelque chose manque à notre action, qu'il nous faut rajouter. Or, comme nous venons de le voir, il est plus facile de rajouter lors du Hakhel. Dès lors, porquoi ne pas l'avoir célébré l'an dernier? Tout d'abord, il ne sert à rien de se lamenter sur le passé mais, par ailleurs, cette année est propice à cela. Après la Chemitta, pendant laquelle on a été libéré des travaux agricoles et l'on a donc pu augmenter son étude de la Torah, l'année du Hakhel est l'occasion de se rassembler non pas seulement le Chabbat ou un jour de fête, mais chaque fois que l'occasion s'en présente, afin de se renforcer dans les grands principes de la Torah.

2.7 : Cohen Gadol
    Puissent toutes ces actions nous conduire au Hakhel véritable, «vous serez cueillis un à un, enfants d'Israël» et chaque Juif, qui est un Cohen Gadol, rentrera dans le Saint des Saints, comme le dit notre Paracha, «ainsi viendra Aharon». Un avis considère en effet que le Cohen Gadol peut entrer à tout moment dans le Saint des Saints pour y apporter des sacrifices et un autre avis dit qu'il peut même  s'y introduire sans aucun sacrifice. Alors se réalisera Emor, que nous lisons à Min'ha «Je dirai...et tu diras», selon l'explication de Rachi, «pour mettre en garde les grands à propos des petits». Ainsi s'accomplira «Il fera revenir le cœur des parents par les enfants», très bientôt et très prochainement.

3ème  Si'ha

3.1 : Sens simple
    Nous comprendrons le premier commentaire de Rachi d'A'hareï en soulignant que son but est d'établir le Pchat, le sens simple du verset. C'est donc avant tout ce sens simple qu'il convient de rechercher. En l'occurrence, Rachi énonce une parabole pour comprendre ce verset. Il faut donc que cette parabole illustre de la meilleure façon ce qu'il convient de comprendre.

3.2 : Maladie et mort
    Rachi parle donc tout d'abord de la mort car les deux fils d'Aharon moururent effectivement. Il fait également allusion à un malade car les fils d'Aharon étaient réélement souffrants, ainsi qu'il est dit «ils virent le D-ieu d'Israël, ils mangèrent et ils burent». Dès lors, ils méritèrent la mort, mais D-ieu ne voulut pas entacher la joie du don de la Torah au moment où fut dit ce verset. Il retarda donc la punition jusqu'à l'inauguration du Sanctuaire. De plus, tous les Juifs étaient tombés malades à la suite de cette punition ainsi qu'il est dit «et tous les Juifs pleurèrent à cause du feu allumé par D-ieu». Les pleurs indiquent la faiblesse, comparale à a maladie.

3.3 : «Fais le bien» puis «écarte-toi du mal»
    Néanmoins, ce commentaire de Rachi s'applique à un verset précis mais non à l'ensemble de la Torah, dans laquelle prévaut la règle «n'ouvre pas la bouche du Satan». A l'opposé, le début de Kedochim concerne bien «la plupart des grands principes de la Torah.
    En effet, lorsque l'on veut conduire un Juif à la pratique des Mitsvot, on ne peut lui faire d'abord la liste des graves punitions qu'il encoure si il ne les accomplit pas, comme Rachi le fait ici. Il faut lui montrer le côté positif des choses, la récompense qu'il recevra. Il faut donc lui présenter tout d'abord «fais le bien» et il en viendra, de lui même, à réaliser «écarte-toi du mal». Ainsi le Baal Chem Tov s'efforcait de rendre un service matériel à un Juif. C'est ensuite qu'il le conduisait à l'élévation spirituelle mais il ne commença jamais par «écarte-toi du mal». Jamais il ne dit «si vous ne faites pas tout cela , voici ce qui vous attend après cent vingt ans».

3.4 : Deux approches
    Même auparavant, lorsque les deux approches existaient, celle de «fais le bien» et celle d'«écarte-toi du mal», on a pu constater que la première était la plus fructueuse. Mais , dans notre génération, le doute n'est plus possible. Si l'on s'adresse à quelqu'un en lui parlant de punitions, s'il est poli, il dira «Je vous souhaite une bonne journée. Au revoir». S'il est moins poli, il s'écriera : «de quel droit me dictez-vous ma conduite? Nous sommes dans un pays démocratique. Retournez d'où vous venez!».
    On aura alors conduit un Juif à tenir des propos désagréables et, même si on lui pardonne, cela est, en soi, négatif. De plus, lui pardonnera-t-on vraiment?
    A l'opposé de tout cela, on abordera donc un Juif en lui affirmant qu'il possède les forces les plus hautes pour accomplir sa mission. D-ieu lui vient en aide, le suplie de donner de la Tsedaka, lorsqu'un pauvre se présente, de mettre les Tefilin de se soumettre à D-ieu et à Ses Mitsvot. On connaitra alors une réussite considérable.

3.5 : Elévation progressive
    On ne peut accomplir les Mitsvot de but en blanc, bien que l'on ne doive pas les cacher à un Juif. Néanmoins, il en accomplira une, puis une autre et s'élèvera ainsi peu à peu, començant à Le servir «non pas pour Son Nom» et parvenant ensuite à le servir «pour Son Nom».

3.6 : Consolation de Rabbi Chimeon
    Ceci nous permettra de comprendre l'affirmation de Rabbi Chimeon Ben Yo'haï, qui disait : « Je peux acquitter le monde entier dans le jugement». Comment comprendre ces mots? Le plus sot ne pourrait imaginer que le but de Rabbi Chimeon était de se vanter. Bien plus, il dit «je peux acquiter» et non «j'acquitte». Du reste nous sommes toujours en exil.
    En fait, son but est de consoler un Juif. On pourrait en effet éprouver du découragement après toutes les vicissitudes de l'exil et en particulier les malheurs de la génération passée. Rabbi Chimeon affirme donc qu'il connu également les persécutions des romains, dut se cacher dans une grotte. Malgré cela, il peut, par sa Techouva, faire acquitter le monde entier dans le jugement, retirer les larmes de tous les visages, l'esprit d'impureté de la terre et les gouttes de sang qui trainent encore dans l'eau. Il peut ainsi dévoiler la délivrance.

3.7 : Lag Baomer
    A la suite de tout cela, puisque l'on pourvoit aux besoins publics le Chabbat, c'est l'occasion de rappeler la nécéssité des actions de Lag Baomer, qui sont liées à Rabbi Chimeon Ben Yo'haï, à la partie profonde de la Torah, à sa diffusion, qui permettront de «mettre en garde les grands à propos des petits».

4- Maamar
   
    «Car en ce jour vous serez rachetés pour vous purifier. Devant D-ieu vous vous purifierez».

4.1 : Retour
    Commentant ce verset, le Likouteï Torah explique que la Techouva consiste, pour l'âme divine à s'élever vers sa source première, au dela de l'enchainement des mondes. L'âme, ici-bas, est introduite dans un corps physique. C'est la raison pour laquelle ce retour est nécessaire afin qu'elle se lie à l'Essence Divine, comme auparavant. C'est le sens du verset «devant D-ieu vous vous purifierez». La purification de la Techouva conduit en effet «devant D-ieu», au dela du Nom Divin Avaya, à la source première de l'âme.

4.2 : La source
    En effet, l'âme juive, par elle même, est «pure», transcende la création, est issue du niveau de la Divinité pour Lequel celle-ci est insignifante. Le Nom de D-ieu caractérisant Son intervention dans la création est Elokim. Le Nom Avaya est plus haut que le monde mais reste lié à lui. Or, la pureté de l'âme fait que sa source est plus élevée qu'Elokim et qu'Avaya à la fois. Certes, Avaya est le Nom de l'Essence Divine mais n'est cependant qu'un Nom. L'âme en revanche, transcende les Noms et les dévoilements.

4.3 : Elevation
    Ce retour et cette élévation de l'âme vers sa source sont possibles même lorsque celle-ci se trouve à l'intérieur du corps. L'homme a en effet pour mission de faire résider D-ieu dans le monde, d'y révéler Son Essence au delà de tous les voiles, comme celui qui se trouve dans sa propre maison, qui porte son empreinte, dans chaque objet qui la compose. L'effort dans ce but élève l'âme et la fait revenir à sa source, l'Essence Divine. D-ieu réside ainsi dans le monde matériel et c'est également là que l'âme reçoit son élévation.
    Cette élévation a une double signification. D'une part, le fait qu'elle soit possible même dans le monde souligne l'attachement profond de cette âme à D-ieu, qui n'est pas même remis en cause par la faute. D'autre part, elle agit aussi sur le corps qui ne disparait pas, conserve son existence, mais se soumet à l'âme.
   
4.4 : La cinquième année
    Ceci peut être lié à un verset de Kedochim, «lorsque vous arriverez dans le pays, vous planterez tout arbre fruitier». Les trois premières années, les fruits de l'arbre sont interdits.  La quatrième année, ils doivent être consommés à Yérouchalaïm. Puis la cinquième année, la consommation courante est permise. Or, l'élévation ne devrait-elle pas être encore plus considérable ? En fait, elle est alors si grande qu'elle s'introduit dans la matière du monde et réalise «en toutes tes voies, connais-Le». Ainsi, le corps se soumet effectivement à l'âme.

4.5 : Lag Baomer
    Puissent ces propos nous conduire à accomplir prochainement les Mitsvot de la terre, lorsque tous les Juifs l'habiteront. Bien plus, ces explications appartiennent à la partie cachée de la Torah et nous approchons précisément de Lag Baomer, un jour de joie évidente, qui est aussi celui de la Sefira «Hod de Hod», dans la cinquième semaine du Omer.
    Dès lors, le niveau le plus bas peut se lier au plus haut car la joie brise toutes les barrières et l'on peut ainsi parvenir à la délivrance véritable et complète, avec «une joie éternelle sur leur tête».

5ème Si'ha :
5.1 : Malade d'amour
    Nous avons expliqué un commentaire de Rachi et il faut donc en tirer un enseignement pour le service de D-ieu, concernant les grands mais explicable aux petits.
    Le malade fait allusion à celui qui est malade d'amour pour D-ieu. L'enfant le comprend car il aime ses parents qui le nourrissent. Et D-ieu nourrit ses parents.
    L'enfant sait que l'amour peut aller jusqu'à la «maladie». En effet, rien ne peut satisfaire la soif, la recherche de D-ieu et l'on en est donc malade. Ainsi, le Rabbi Rachab, enfant, pleura parce que D-ieu ne se dévoilait pas à lui. Ses pleurs sont bien une forme de maladie.

5.2 : Le Omer
    Par ailleurs, le mot 'Holé, malade a une valeur numérique de quarante neuf. Ainsi, quarante neuf des cinquante portes de Bina sont données à l'homme qui devient malade de ne pouvoir obtenir la cinquantième.
    Or, le Omer, pendant lequel nous nous trouvons, a également quarante neuf jours. Et l'on peut en distinguer d'une part les quarante neuf jours qui sont séparés du cinquantième et rendent possible la maladie et, d'autre part, des quarante neuf jours qui portent en eux, de façon cachée, le cinquantième. Enfin, il y a la cinquantième porte qui n'a plus aucune commune mesure avec les quarante neuf premières et qui se dévoilera dans le monde futur.

5.3 : Amour et crainte
    Ceci peut être lié avec le Zohar de notre Paracha qui commente les versets, «servez D-ieu dans la joie» et «servez D-ieu dans la crainte». Il montre qu'amour et crainte doivent se compléter, comme dans le compte du Omer, lorsque bonté et sévérité s'unissent.
    Le service de D-ieu, «servez D-ieu», consiste donc précisément à intégrer  ces deux sentiments à la fois, jusqu'à dévoiler la cinquantième porte, telle qu'elle est incluse en eux puis telle qu'elle est de manière indépendante.

5.4 : Evènements
    C'est l'occasion pour ceux qui ont fait parvenir des bouteilles d'une boisson procurant la joie, joie de la Mitsva, de venir les chercher.
    Ils s'élèveront ici, matériellement et spirituellement. Ils inviteront tous les présents, qui participeront à ces évènements, inauguration de Beth 'Habad ou autre fête joyeuse. (Après la distribution des bouteilles, le Rabbi Chlita commença à chanter «Veharikoti La'hem Bera'ha»).

6ème Si'ha :

6.1 : Eternité de D-ieu et d'Israël
    Le Rambam, dans le passage étudié aujourd'hui, parle du serment des témoins et il est possible d'en tirer un enseignement conforme au principe «celui qui vit se souviendra en son coeur». Il est, en effet, dit des Juifs, «vous êtes, Mes témoins», les témoins de D-ieu. Ainsi, outre son service de D-ieu, un Juif doit également porter témoignage de l'existence du Divin.
    Dans chaque génération, les Juifs furent «la minorité d'entre tous les peuples», endurant l'exil, les souffrances. Malgré tout cela, ils sont encore là et la constance d'Israël porte témoignage de l'éternité de D-ieu. Bien plus, les Juifs se tiennent la tête haute, ne s'affectent pas de l'exil et continuent à accomplir la Torah et les Mitsvot.

6.2 : Exil d'Egypte
    Bien plus, les autres nations reconnaissent que les Juifs portent témoignage sur D-ieu. Ainsi, en Egypte, ils ne s'affectèrent pas de l'oppression et «comme on les faisait souffrir, ils se développaient et se multipliaient». Dès lors, les Egyptiens eux-mêmes furent obligés de convenir que la descente des Juifs dans leur pays devait se solder par une élévation considérable.

6.3 : Exil d'Amérique
    Il en va de même également pour les autres exils, y compris celui de ce continent, dans lequel il n'y avait, auparavant pas de Juifs. Puis ils vinrent d'autres pays, en particulier de Russie, à cause des persécutions dont ils faisaient l'objet. C'est ainsi qu'ils se développèrent et reçurent une élévation qu'ils n'auraient jamais eue s'ils n'avaient connu cette descente.

7ème Si'ha :

7.1 : Trois choses
    Pour ce qui est d'Avot, le troisième chapitre que nous étudions ce Chabbat dit : «Akavya Ben Mehalalel enseigne : considère trois choses et tu ne commettras pas de faute. Sache d'où tu viens, où tu vas et devant que tu devras rendre compte. D'où tu viens, d'une goutte de semence décomposée. Où tu vas, dans l'endroit de la terre et de la vermine. Devant qui tu vas rendre compte, devant le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il.

7.2 : Trois enseignements
    Pourquoi éclater cette Michna en trois parties alors que le Rambam précise qu'une Michna est toujours concise ? Il faut en déduire qu'il y a ici trois enseignements distincts, tout comme cette Michna figure dans le troisième chapitre.

7.3 : Méditation sur le monde
    Le premier enseignement est le suivant. Une méditation générale sur la création intègre trois éléments, D-ieu, Créateur du monde, auquel tous les Juifs croient, l'homme qui contemple le monde et médite, et la finalité de cette création, dans laquelle l'homme doit servir D-ieu, car c'est là la raison pour laquelle ce monde existe. Réfléchir à tout cela conduira à ne pas commettre de faute.

7.4 : Méditation sur la mission
    Le second enseignement est le suivant. Une méditation plus spécifique conduit l'homme à réfléchir à la source de laquelle il vient.
    Son existence découle du néant, de l'infini véritable et il en possède donc le caractère, s'élève au dessus des limites. Et il peut ainsi se rendre là où il lui appartient d'accomplir sa mission, d'agir. Il devra rendre compte de ses réalisations et dispose de toutes les forces nécessaires pour cela, car D-ieu ne demande qu'en fonction des forces de chacun.

7.5 : Méditation sur la vie
    Le troisième enseignement est le suivant. Une méditation encore plus spécifique, plus détaillée conduit à prendre conscience de la descente progressive des générations, jusqu'à la nôtre, celle du talon du Machia'h. Un Juif doit donc savoir qu'il provient d'une «goutte de semence décomposée», d'un niveau particulièrement bas. Or, disent nos Sages, «un prisonnier ne se libère pas lui-même». C'est donc D-ieu en personne qui intervient pour que l'homme puisse naître de cette goutte.
    Il n'a, en conséquence, pas d'existence propre. Sa vie n'est autre que celle que D-ieu lui insuffle à chaque instant car il se trouve dans «l'endroit de la terre et de la vermine», dans le monde matériel et grossier.

7.6 : Au dessus de toute limite
    Néanmoins, c'est précisément cette descente qui conduit à l'élévation la plus haute. C'est directement à D-ieu que l'homme en rendra compte, à D-ieu dont la sainteté est si grande que les autres nations les reconnaissent mais qu'il est possible de dévoiler ici-bas. Dès lors, un Juif peut contempler le niveau le plus caché et en concevoir une grande joie qui l'élève au dessus de toute limite. Ainsi, disait le Rabbi Rachab, il lui était possible, en étudiant le Likouteï Torah, de s'élever au dessus de toute limite, de dévoiler l'Essence Divine et de faire corps avec Elle.

8ème Si'ha :

8.1 : Actions de Lag Baomer
    Avant de conclure, il faut rappeler ce qui est d'actualité, la nécessité d'organiser les activités de Lag Baomer. Ceci concerne les hommes, les femmes et en particulier les enfants non uniquement dans cette ville mais dans chaque ville, dans chaque pays, et en particulier en Terre Sainte. Ces propos seront assurément transmis en tout endroit.

8.2 : Source de la vie
    Tout ceci se fera dans la plus grande joie. Et l'on connait l'histoire de celui qui parvint au contraire de l'existence en mentionnant la destruction du Temple à Lag Baomer. Point n'est besoin de développer cet aspect mais il faut rappeler que celui qui tombe de son niveau est considéré comme ayant le contraire de la vie. En l'occurrence, il s'agit de recevoir la source de la vie, «qui fait vivre la vie», et de la dévoiler ici-bas.

8.3 : Rabbi Chimeon et Nyet Nikavo
    A la suite de cette joie, nous conclurons que, comme à l'accoutumée, en chantant, «Cheybané Beth Hamikdach», de façon joyeuse, puis le chant lié au fait que «vous êtes Mes témoins» et à Rabbi Chimeon Ben Yo'haï, qui dévoile le lien entre le monde et D-ieu, Nyet Nikavo. (Le 'Hazan chanta «Cheybané Beth Hamikdach». Puis tous chantèrent «Nyet Nikavo». Enfin, le Rabbi Chlita rappela les bénédictions finales).


 

 

 
 

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