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Un soldat de l'ONU tué ; 7 soldats israéliens blessés ; la FINUL dirigera les négociations de cessez-le-feu
Un soldat espagnol de l'ONU est décédé mercredi dans des échanges de tirs entre l'armée israélienne et le Hezbollah après qu'un véhicule de Tsahal a été touché mercredi par un missile antichar à Har Dov (fermes de Chebaa), un village libanais sur les pentes ouest du Mont Hermon, selon le porte-parole de Tsahal tandis que plusieurs tirs de mortier ont également été rapportés au même moment.
Au moins 7 soldats israéliens ont été blessés dont 6 évacués à l'hôpital.
La double attaque a été rapidement revendiquée par le Hezbollah et perpétrée par la "Brigade des martyrs de Quneitra", en référence au raid présumé israélien en Syrie la semaine dernière au cours duquel 6 membres de l'organisation chiite et six Iraniens, dont un général, ont été tués.
"A 11H25 (09H25 GMT), le groupe des martyrs de Quneitra de la Résistance islamique a visé avec des roquettes, dans les fermes Chebaa libanaises occupées, un convoi militaire israélien composé de plusieurs véhicules transportant à des officiers et soldats sionistes", a indiqué le Hezbollah.
En réprésailles, l'armée israélienne a procédé à de lourds tirs d'artillerie sur des cibles dans le sud du Liban.
Une réunion d'urgence des officiers de l'armée a été convoquée tandis que les habitants du nord du pays ont été invités à rester chez eux.
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a réagi en mettant en garde le Hezbollah. Il a également averti que l'armée était prête à agir avec force sur tous les fronts.
"Que ceux qui essayent de nous tester dans le Nord regardent ce qu'il s'est passé à Gaza", a-t-il déclaré.
Après cette attaque, des tirs de mortier ont visé une base militaire israélienne de la région proche du mont Hermon, a ajouté l'armée.
L'attaque de ce mercredi intervient peu de temps après que des soldats de l'armée israélienne se trouvaient dans cette zone à la recherche d'éventuels tunnels du Hezbollah. Aucun lien entre les événements n'a cependant été établi pour l'heure.
Suite à l'escalade de violences à la frontière, la FINUL dirigera les négociations de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, selon des sources libanaises.
Cette nuit, des avions de chasse de Tsahal ont bombardé plusieurs postes d'artillerie de l'armée syrienne, en représailles aux tirs de roquettes qui ont frappé mardi le territoire israélien.
L'armée israélienne a confirmé avoir attaqué des cibles syriennes dans un communiqué.
"Au moins deux roquettes ont frappé les hauteurs du Golan, dans le nord d'Israël. Tsahal a riposté avec des tirs d'artillerie vers l'origine de l'attaque", précise le communiqué.
Les sirènes d'alerte ont retenti dans les localités israéliennes du Golan, avant le raid de l'aviation israélienne, bien que l'armée ait précisé qu'aucune roquette ne s'était écrasée sur le territoire israélien.
Les médias arabes ont affirmé que plusieurs postes avaient été attaqués à Quneitra, alors que selon des sources de l'opposition syrienne citées par le site israélien Ynet, ils appartenaient à une milice aux ordres du président Syrien Bachar al-Assad et liée au Hezbollah.
"Israël est fermement opposé à une attaque sur le territoire syrien", a commenté de son côté le Premier ministre Benyamin Netanyahou lors de la cérémonie de commémoration de l'Holocauste à Yad Vashem avant d'ajouter que "ceux qui jouent avec le feu finiront par se brûler".
Le niveau d'alerte de l'armée de l'air a été renforcé, tandis que les accès à cette zone ont été fermés après le raid de l'armée israélienne.
Ligne rouge
L'Iran a fait savoir aux États-Unis qu'Israël avait franchi la ligne rouge en menant l'attaque contre la Syrie et que Téhéran répondra à cette attaque, a déclaré un responsable iranien, cité mardi par l'agence de presse nationale IRNA.
"Nous avons dit aux Américains que les dirigeants du régime sioniste doivent assumer les conséquences de leur acte", a déclaré l'adjoint du ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian.
Un des gardiens de la révolution iranienne, le général Mohammed Allahdadi avait été tué, ainsi que plusieurs membres du Hezbollah, dont le fils d'un ancien commandant de la milice chiite, Imad Moughniyeh, lors d'une attaque menée le 18 janvier contre un convoi du Hezbollah sur le versant syrien du plateau du Golan.
Selon un officier de l’armée, cité par les médias israéliens, l’Etat hébreu craint que le Hezbollah ne se lance dans une guerre d’usure, en lançant sporadiquement des roquettes sur le territoire israélien, mais en quantité suffisamment réduite pour ne pas franchir la ligne rouge que inciterait Israël à mener des hostilités de grande envergure.
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