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Dans le Dvar Mal'hout de cette semaine, fête de Souccot (imprimé avant l'attentat) une Lettre du Rabbi adressée au grand père du Rav Eitan Henkin הי"ד assassiné lors de l'attentat de jeudi :
Lettre 7058
Par la grâce de D.ieu, 28 Tichri 5720, Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint D.ieu, aux bons comportements et aux multiples accomplissements, le Rav Yossef Elyahou(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre et, comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Et, puisque vous m’avez transmis cette requête, D.ieu fasse que vous m’en donniez également de bonnes nouvelles. Le mérite de vos actions pour soutenir la Torah, encore plus que votre étude personnelle, vous protégera, à n’en pas douter, de même que les membres de votre famille, en la matière.
Comme le souligne l’Admour Hazaken(2), auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, dans son discours ‘hassidique intitulé : “ Elle(3) est un arbre de vie pour ceux qui la détiennent ”, prononcé à Sim’hat Torah 5540(4), cette expression s’applique à ceux qui étudient la Torah et en ont une approche intellectuelle, alors que : “ ceux qui la soutiennent sont heureux ”(5) fait référence à ceux qui servent D.ieu en se consacrant à la Torah et sont véritablement heureux. Le Zohar, tome 3, à la page 53b, précise : “ Ne lis pas : Meouchar, heureux, mais Mérocho, à sa tête ”, c’est-à-dire à la dimension profonde de l’En Sof, qu’une telle forme du service de D.ieu permet de révéler ici-bas, selon la qualité du pied qui soutient la tête. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y. E. Henkin, de New York. Voir, à son sujet, la lettre n°4946 (voir cette lettre plus bas). (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6566. (3) La Torah. (4) 1779. (5) Conclusion du même verset.

Lettre 4946
Par la grâce de D.ieu, 16 Kislev 5717, Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint D.ieu aux multiples accomplissements et aux bons comportements, le Rav Yossef Elyahou(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre relative à la lecture du Kaddish, qui faisait suite au courrier que je vous ai adressé à ce sujet(2).
A) L’affirmation selon laquelle le Kaddish agit pendant un heure et demie(3) figure dans le Zohar, tome 3, page 166a. Mais, Rabbi ‘Haïm Vital donne, à ce sujet, une autre explication, également citée par le Chiyoureï Bera’ha sur le Yoré Déa, chapitre 376. Vous consulterez, à ce sujet, les commentateurs du Zohar.
B) Vous connaissez la pratique de mon beau-père, le Rabbi(4), vraisemblablement basée sur le testament de son père, le Rabbi Rachab, qu’il adoptait “ à l’exception du Chabbat et des fêtes ”, selon laquelle l’endeuillé doit s’efforcer de dire seize Kaddishs par vingt quatre heures.
Il n’en a pas donné la raison, mais celle-ci est probablement l’explication qui était donnée ci-dessus. En effet, seize Kaddishs agissant chacun pendant une heure et demie font bien vingt quatre heures.
C) Cet enseignement s’applique à tous les endeuillés et non uniquement à la prière de la communauté(5).
D) Aucune objection ne peut être soulevée contre ce qui vient d’être dit en prenant en compte un nombre différent de Kaddishs, indiqué par quelques textes, comme vous le citez dans votre lettre.
Il me semble avoir également fait référence, dans mon courrier, au Ets ‘Haïm, au Réchit ‘Ho’hma, à l’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital à la Porte des introductions, figurant dans l’avant-propos du Ets ‘Haïm. Ces textes disent que Tsaddik(6), le Juste, fait allusion à quatre vingt dix Amen, quatre Kedoucha, dix Kaddishs et cent bénédictions. En outre, selon les Tikouneï Zohar, Tikoun 18, page 33a, ce terme évoque également la Tsédaka.
La lecture du Kaddish a différents apports. Elle est d’une grande utilité et non uniquement pour les endeuillés, pour les morts, dans le but de refroidir le Guéhénom. Car, selon l’évolution de la situation, un nombre correspondant de Kaddishs doit être récité(7). C’est bien évident.
Je conclus en vous adressant ma bénédiction de réussite en votre mission consistant à venir en aide à la Torah(8) et à ceux qui la supportent, à ceux qui l’étudient et qui passent donc avant la Torah elle-même. Néanmoins, c’est bien la Torah qui atteste de leurs qualités, comme l’expliquent longuement différents textes de ‘Hassidout.
Nos Sages y font également allusion, qui disent, dans le Midrash Béréchit Rabba, Paracha 1, paragraphe 4 : “ Six éléments précédèrent la création du monde, la Torah…, Israël…, mais la Pensée d’Israël prima toute autre, ainsi qu’il est dit : ‘Parle aux enfants d’Israël’, ‘Ordonne aux enfants d’Israël’. ” Vous consulterez également le traité Makot 22b, qui semble contredire le traité Kiddouchin 33b, mais une explication, à ce sujet, est énoncée dans différents textes.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Je vous adresse nos dernières parutions, qui vous intéresseront sûrement.
Notes
(1) Le Rav Y. E. Henkin. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3260. (3) C’est la raison pour laquelle l’endeuillé en récite seize tous les vingt quatre heures. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°412 et ses notes. (5) Il s’agit d’une obligation personnelle de l’endeuillé et non d’un devoir collectif reposant sur l’ensemble de la communauté. (6) Mot, qui s’écrit Tsaddik, Dalet, Youd, Kouf, la valeur numérique de ces lettres étant quatre vingt dix, quatre, dix et cent. (7) C’est pour cela qu’un nombre plus réduit de Kaddishs est récité pendant le Chabbat. (8) Le destinataire de cette lettre était le directeur d’une institution appelée Ezrat Torah, l’aide de la Torah.
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