
Les données de milliers de cartes de crédit divulguées, plusieurs sites internet d’envergure piratés… Israël est la cible depuis le début du mois de janvier d’attaques de hackers. Qui sont-ils ? Comment opèrent-ils ? Comment arriver jusqu’à eux ? Elements de réponse.
En Israël, la cyberguerre est lancée. Après la publication des données de milliers de cartes de crédit d’Israéliens au début du mois par un hacker saoudien, ce fut au tour de sites israéliens d’être piratés ces derniers jours. Des zones d’ombre entourent ce processus informatique. Questions-réponses.
Qui se cache derrière les piratages ?
Celui qui porte le nom de code OxOmar et qui se dit Saoudien. Mais plus largement tout un groupe de pirates pro-palestiniens qui combattent pour leur cause par le biais de ces attaques.
Comment une telle attaque est-elle réalisée ?
Il s’agit d’une opération informatique appelée « blocage de service ». Elle nécessite l’utilisation de plusieurs milliers d’ordinateurs. Une opération qui peut être effectuée à partir de n’importe quel poste. Et ce, même sans que son utilisateur ne s’en aperçoive. Le processus consiste à installer un virus que l’on peut mettre en veille et réveiller. Dans le jargon, cela s’appelle un tueur à gages robotique. Un service qui peut même se louer. Pour 100$ de l’heure, on peut commander des attaques informatiques.
Comment les sites sont-ils rétablis ?
Il faut dans un premier temps identifier la source de l’attaque. Un deuxième temps, beaucoup plus long, consiste à rechercher et à trouver la faille dans le système informatique.
Quels dégâts ?
D’un point de vue économique, ils sont minimes. Bien souvent, ce n’est que la première page du site qui est touchée et non les données essentielles.
Quelles solutions ?
Il faut que les gouvernements prennent une part active dans la protection des sites les plus importants. La solution : que la législation leur impose des mesures de sécurité minimales afin de protéger également le public. Quant aux moyens d’attraper les hackers, c’est une coopération entre les pays qu’il faut inscrire dans le marbre.
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