Une centaine d'avions de combat : tel est le dispositif jugé nécessaire par plusieurs experts du Pentagone pour qu'Israël vienne à bout des installations nucléaires de Téhéran, et neutralise au passage ses capacités de riposte. Une analyse publiée dans les colonnes du New York Times et qui en dit long sur la complexité et surtout le risque que comporte une opération aérienne contre l'Iran. Une opération en cela bien différente de celle menée contre le réacteur irakien d'Osirak en 1981. Pour les experts militaires américains, la difficulté pour Israël réside surtout dans la distance à parcourir pour atteindre le territoire iranien. De ce point de vue, et parmi les différentes trajectoires de vol possibles, les analystes estiment qu'une traversée du ciel irakien parait le scénario d'attaque le plus réaliste. L'Irak, il faut dire, ne dispose à ce jour d'aucun système de défense anti-aérien. Par ailleurs, si les troupes américaines ont quitté l'Irak, les Etats-Unis restent très impliqués dans la reconstruction du pays, et pourrait obtenir l'accord tacite des autorités de Bagdad.