|

crownheights.info / traduit et adapté par Hassidout.org
Le 1er mars 1994, un jeune homme Habad de 16 ans nommé Ari Halberstam est abattu sur le pont de Brooklyn, par un chauffeur de taxi libanais. Le tireur, Rashid Baz est capturé le lendemain et avoue son crime à la police. Après un procès de plusieurs mois, il est condamné à 141 ans de prison.
Mais une condamnation pour simple homicide ne suffisait pas à la mère de Ari, Mme Devorah Halberstam. Elle voyait derrière ce crime, un complot terroriste et a vivement critiqué les autorités pour avoir traité cette affaire de la sorte.
Pendant des années, elle fait une campagne acharnée pour réclamer aux autorités, un complément d'enquête. Elle fait appel à des sénateurs et à des membres du Congrès, elle se déplace à plusieurs reprises à Washington.
Vingt ans après l'assassinat de son fils, Mme Halberstam fait partie de la lutte contre le terrorisme, elle a des liens étroits avec des hauts responsables, un rôle très inhabituel pour une femme hassidique.
Mme Halberstam reconnaît qu'elle n'aurait jamais pu imaginer ce type de vie il y a vingt ans. À l'époque, il s'agissait de rétablir la justice pour son fils.
Mme Halberstam a recueilli des millions de dollars pour la construction d'un Musée des enfants juifs à Crown Heights, dédié à la mémoire d'Ari. Elle a incité l'État à voter la loi Ari, qui nécessite un permis de possession d'arme et est destiné à réduire le trafic d'armes à feu.
En mai 1999, le FBI accepte de réexaminer l'affaire, et en Décembre 2000, l'Agence reconnait officiellement que la fusillade avait en effet été un acte de terrorisme.
En 2009, Mme Halberstam reçoit un prix de leadership communautaire du bureau du directeur du FBI qui la considère comme un "atout essentiel dans la lutte contre le terrorisme". "Elle est devenue experte dans le domaine du terrorisme" dit M. Joseph Demarest, directeur adjoint de la Cyber Division du FBI.
Aujourd'hui, Mme Halberstam n'est pas seulement concernée par le terrorisme, elle organise des réunions à Crown Heights pour calmer les tensions entre noirs juifs. Elle continue de collecter des fonds pour le Musée des enfants juifs.
Elle passe aussi du temps, quand elle le peut, avec ses petits-enfants, dont trois portent le nom d'Ari.
|