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Novembre 2015 en Ukraine : Oujhorod, Muncaks, Baranintsy et les environs.
La campagne de Mivtsaïm en Ukraine a été effectuée en partenariat avec le Beth Habad de Oujhorod, et grâce au dévouement et au financement de l’association Keren Elhanan Meir, présidée par le Rav Yair Ladayov.
Pendant plus de dix jours, le Rav Y. Ladayov, son frère et le Rav Wilhelm ont rendu visite à des centaines de familles juives pour leur apporter une chaleur juive authentique. Ils ont offert et posé des Mezouzot à chaque porte des maisons qui n’en possédaient pas encore. Des centaines de Mezouzot ont ainsi été distribuées.
Parmi les maisons visitées, des dizaines de Mezouzot n'étaient pas cachères à cause de leur ancienneté ou pire encore, n'étaient pas écrites sur des parchemins.
Ces visites ont profondément touché les familles et ont ravivé la flamme du judaisme au sein des foyers juifs de cette communauté.
Des dizaines d’hommes qui ne possédaient pas de Tefilines parce qu’il n’avaient pas les moyens financiers d'en acheter, en ont reçu une paire offerte.
Tout au long du voyage, le Rav Ladayov a rencontré de nombreux juifs qui n’avaient pas encore fait la Brith Mila. Cependant, après des heures de discussions, de chants et de danses, sept hommes juifs ont accepté d’entrer dans l’alliance d’Avraham Avinou en accomplissant cette merveilleuse Mitsva.
Ainsi, un homme né d’une mère juive, qui ne portait a priori aucun intérêt pour la religion, a eu une longue discussion avec le Rav Ladayov et a finalement accepté à l’âge de quarante ans de faire la Brith Mila.
Près des montagnes des Carpates, se trouve une très ancienne synagogue située juste en face d’une église. Non loin de là, repose le Rabbi Barou’h, père de l’Admour Azaken. Les Rabanim ont eu la chance de pouvoir se recueillir sur sa tombe.
Danc cette ville, le Rav Y. Ladayov a rencontré un homme âgé de 96 ans qui a survécu à l’horreur des camps de concentration et dont le numéro d’identification est toujours tatoué sur son bras. Lorsque le Rav lui a proposé de placer les Mezouzot aux portes de sa maison, ses souvenirs d’enfance ont de nouveau jailli et il s'est mis à pleurer en suppliant de réciter lui-même la Braha dont il se souvenait encore.
Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas vu et porté des Tefilines, il accepta volontiers de les mettre en présence des trois Rabbanim. Lorsqu’on lui demanda de raconter ce qu’il avait vécu pendant la Shoah, il répondit les yeux remplis de larmes : "Je vous en prie, laissez-moi oublier !".











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