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Par Menachem Posner - Chabad.org traduit par Hassidout.org
John Hinckley Jr, l’homme qui tenta de tuer le président américain Ronald Reagan en 1981, a été libéré de l’hôpital psychiatrique où il était interné depuis trente-cinq ans.
Sa sortie de l’hôpital St Elizabeth, dans la capitale fédérale, a été annoncée samedi 10 septembre par le quotidien Washington Post. La justice avait ordonné cette libération en juillet, en l’assortissant de strictes conditions de soin et de surveillance.
M. Hinckley, aujourd’hui âgé de 61 ans, avait tiré sur le président américain à la sortie de l’hôtel Hilton de Washington le 30 mars 1981. Il avait été déclaré pénalement irresponsable par la justice. L’une de ses balles avait ricoché sur la limousine présidentielle blindée et avait touché Ronald Reagan à la poitrine, passant tout près du cœur.
La tentative d'assassinat avait eu lieu le 30 Mars et le président avait quitté l'hôpital le 11 Avril (7 Nissan). A peine quatre jours plus tard, le 15 avril (11 Nissan), le Président Reagan écrivait une lettre au Rabbi de Loubavitch, pour le féliciter à l'occasion de son 79ème anniversaire, et déclara le 11 Nissan "journée de l'éducation dans tous les Etats-Unis."
Le Président Reagan a toujours eu un profond respect envers le Rabbi et ses enseignements. Il fut un adepte précoce et enthousiaste de l'appel du Rabbi sur les 7 lois universelles, fondées sur la croyance en un Être suprême.
La proposition d'instituer une minute de silence dans les écoles publiques et sa croyance persistante que l'Amérique devait exporter les valeurs morales basées sur la foi dans le monde, ont été parmi les thèmes qui ont trouvé une oreille attentive de la part du Président américain, qui a écrit: "Je suis ravi de me joindre à vos nombreux amis et partisans en vous souhaitant un très heureux soixante-dix-neuvième anniversaire. Votre dévouement envers le bien-être spirituel et intellectuel du peuple juif sont une inspiration pour tous les américains. Depuis plus de deux siècles, le Mouvement Loubavitch a été une force vitale dans la vie juive et une source d'espoir dans les moments difficiles et tragiques de l'histoire juive."
Le lendemain, le Rabbi répondit au Président dans ces mots: "votre aimable et attentionné message de félicitations est doublement rassurant. Alors que nous sommes tous encore sous le choc de ces derniers jours tragiques pour vous et la nation, dans le cadre de cette tentative démente contre votre vie (D.ieu préserve!).
Il est tout à fait remarquable qu'un Président ait été en mesure d'avoir une attention aux questions personnelles qui, dans de telles circonstances, aurait pu à juste titre été reportées.
Votre message, souligne l'importance des valeurs morales et éthiques dans l'éducation des jeunes, est significatif en ces moments tragiques. Il est réconfortant de savoir, Monsieur le Président que votre administration se soit engagée à élever le niveau de l'éducation de tous les citoyens de ce pays.
Vous pouvez être assuré que le mouvement Habad-Loubavitch, ainsi que tous les bons citoyens de ce pays, continueront à prier pour votre guérison rapide et complète, et pour que vous puissiez jouir d'une parfaite santé par la suite, afin d'assumer les lourdes responsabilités d'un Président de la plus grande et plus influente nation du monde.
Conformément à notre conviction fondamentale que le plus anodin des événements est causé par la Divine Providence, combien plus le fait que vous soyez élu à la magistrature suprême de ce grand pays. Nous sommes convaincus que D.ieu vous a doté des capacités et des forces nécessaires permettant de mener à bien votre mission avec la joie et l'allégresse du cœur.
Il n'y a pas de meilleure façon d'échanger vos bons vœux que de réitérer la promesse divine à notre patriarche Abraham : "Je bénirai ceux qui te bénissent" (Genèse 12: 3). Puissiez-vous, ainsi que la première dame et toute votre famille, être bénis de tout le bien de la Source de toutes les bénédictions".
Lors d'un Farbrenguen, le Rabbi souhaita au Président un prompt et complet rétablissement, et exprima sa satisfaction de la lettre envoyée par le Président, expression de sa bonne volonté envers l'ensemble du mouvement Loubavitch et de la communauté juive en général.
Le Rabbi expliqua également comment le mandat du gouvernement avait été dirigé par la Main de D.ieu, ainsi qu'il est mentionné sur la devise du pays : "In God We Trust" expression emblématique du fondement religieux des États-Unis. Le Rabbi expliqua la relation symbiotique de l'action sociale et de la dévotion religieuse.
Mentionnant la malheureuse tentative d'assassinat qui avait été imputé à la pauvreté qui frappe la nation, le Rabbi a souligné que "la pauvreté ne peut en rien être une excuse à la violence et au crime. Au contraire, elle est une puissante motivation pour la réalisation. John Hinckley avait été lui-même élevé dans une famille aisée". Le Rabbi souligna que "la cause est le manque d'éducation morale aussi bien à la maison qu'à l'école. Au lieu d'enseigner aux enfants que les actes criminels doivent être évités par crainte de la punition de la part du gouvernement, les enfants doivent être éduqués suivant le principe qu'il y a "un Oeil qui voit et une Oreille qui entend" tous ses actes. Inculquer aux élèves la conscience de l'existence de D.ieu est la dissuasion la plus puissante contre la criminalité".
En ce qui concerne l'assassin, le Rabbi souligna que "la réponse commune est l’enfermement du forcené. Mais une éducation fondée sur la croyance en un Être suprême est la mesure préventive la plus puissante qui permet d'éviter de tels incidents malheureux, et rend ainsi inutile la nécessité d'une hospitalisation, d'un traitement et d'une réadaptation."
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