

(Baila Olidort - Lubavitch.com - 2 juillet 2012, traduit par E. Benhamou)
Photos by COLlive.com, Israel Bardugo, Mendy Hechtman, Levik T., Mendel Benhamou, Meir Dahan
De nombreux juifs de France reconnaissent au Rav Chmouel Azimov, Emissaire du Rabbi à Paris depuis 1968, le mérite d’avoir suscité le changement radical qui est survenu à Paris et en région parisienne- auparavant zone sinistrée dans le domaine du judaïsme, qui est devenue depuis le cœur de la vie juive en France.
Au fil des ans de nombreux juifs se sont rapprochés de lui, à la recherche d’un mentor, d’une direction, d’une amitié. Avec sa vision du monde profondément enracinée dans la Hassidout Habad et son empathie à l’égard des autres, « Moulé » (diminutif de Chmouel) - un nom bien connu dans le milieu juif en France - a repensé tous les aspects de la vie communautaire juive, travaillant concrètement en coopération avec toutes les organisations juives ainsi que les pouvoirs publics.
Avec son épouse, Bassie a"h Azimov récemment décédée, il a ouvert le premier Bet Habad en 1972. Sous sa direction, de nombreux centres ont ouvert depuis dans tous les quartiers de Paris et en banlieue, y compris sur les Champs Elysées.
L’antisémitisme a refait surface en France. Les attaques récentes à Toulouse où quatre juifs ont été assassinés et la violente attaque subie par des étudiants de Yéchiva à Lyon en Juin sont très inquiétantes. Les juifs de France ont appelé le gouvernement à prendre des mesures plus fortes pour mettre fin à cette violence contre les juifs. Rav Azimov quant à lui est optimiste, il affirme que les autorités ont l’intention de faire leur possible pour que les citoyens juifs ne vivent plus dans la peur. Lire la suite
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La France abrite l’une des plus grandes communautés juives de Diaspora, et la vie juive à Paris, où vivent environ 375000 juifs, est très prospère. Avec quarante centres Habad et environ 170 Chlou’him à Paris, une école qui accueille 2000 élèves, et dont le budget annuel est d’environ 25 millions de dollars. Rav Azimov a construit et continue de développer une infrastructure qui connait une réussite exceptionnelle.
Nous avons voulu interviewer Rav Azimov pour cet article de Loubavitch International afin de mieux connaitre cet homme que des milliers de personnes considèrent comme leur maître.
Rav Chmouel Azimov entre lentement dans la salle à manger de son appartement parisien où il nous a accordé cette interview. Le Rav âgé de 66 ans, a subi il y a 13 ans un AVC qui a altéré sa parole, mais il a gentiment accepté de me rencontrer.
Il m’a reçu dans un appartement chaleureux, aux plafonds hauts et aux murs colorés sur lesquels sont suspendus des photos de famille. C’est un endroit agréable. Enfants et petits-enfants circulent çà et là. Pendant notre entretien, le fils de Rav Azimov et ses petites-filles passent la tête par l’embrasure de la porte pour lui poser une question. Un jeune homme vient lui demander son aide. Rav Azimov ne fait aucune différence entre les personnes auxquelles il accorde son attention.
Nous avons parlé pendant plusieurs heures, la conversation était ponctuée par son humour sympathique et son rire léger. Je me suis rappelé que cet homme était encore en deuil. Son épouse et compagne d’une vie, avait brusquement quitté ce monde il y a environ 6 mois. Ils étaient mariés depuis 45 ans, ils avaient élevé une famille et provoqué une véritable révolution.
Aujourd’hui, de nombreux juifs de France leur reconnaissent le mérite d’avoir transformé radicalement la ville des lumières en une métropole emplie de judaïsme. En venant je m’attendais à ce que le Rav Azimov me parle de ses premiers combats, des ses grandes aspirations, de sa vision et de la stratégie qu’il avait adoptée avec son épouse en partant accomplir la mission de leur vie en tant que Chlou’him Habad à Paris.
Mais ce véritable Hassid loubavitch est aussi très discret sur son formidable succès. J’ai eu beau insister. Certainement avec son épouse, ils avaient un plan, ils formaient un rêve, ils avaient une stratégie qui aurait pu expliquer le succès considérable de leur Chli’hout.
Pas vraiment. « Avec mon épouse, me dit-il simplement, nous étions juste des enseignants ».
Ils ont enseigné à un enfant, à un jeune, à un adulte. Ils ont enseigné à des groupes, à des étudiants, puis ils ont ouvert une école. Avec eux deux, des centaines et même des milliers de juifs ont étudié la Torah.
 









Rabbi Azimov comforts an Israeli who lost his family in a terror attack

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