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Dimanche, 15 Novembre 2015 10:47 |
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A l'issue du Chabbat, il faut regarder la situation en face. D'autres le diront sans doute : la France prend brutalement conscience qu'une véritable guerre oppose aujourd'hui les forces de la mort et celles de la vie. Je laisserai les analyses politiques ou idéologiques à qui voudra s'y engager. Mais, comme l'a dit la Paracha entendue aujourd'hui, "les mains sont celles d'Essav et la voix est celle de Yaacov." Les questions relatives à la force des armes sont du domaine d'Essav, c'est-à-dire d'un domaine étranger au peuple juif. La champ de compétence de Yaacov - le nôtre - est celui de la voix, du spirituel.
C'est ainsi que nous venons de vivre un moment de barbarie sans nom et sans visage, un moment de cruauté absolue. Disons le mot: nous venons de connaître un temps où l'obscurité a tenté d'atteindre de nouveaux sommets. Que faire à présent?
Certes, les mesures élémentaires de sécurité sont nécessaires. Mais il faut être conscient que cela ne résout rien durablement. Pour chasser cette obscurité, il nous incombe d'ajouter de la lumière. Ne laissons pas la crainte nous étreindre. Continuons notre chemin de vie. Rattachons-nous à notre Torah, étudions, améliorons notre conduite quotidienne. Aucune obscurité, aussi dense soit-elle, ne peut résister à cette lumière.
Il y a un bonheur d'être Juif, sachons le vivre. Le monde en sera changé. Pour le bien.
Haïm Nesenbaum
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