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Récits
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Mercredi, 28 Juillet 2010 11:08 |
 Isser Lubecki (à gauche) et Yochoua Soudakof (à droite) se préparent pour entrer en contact avec la communauté sourde de Rochester
Isser et moi, nous nous sommes réveillés ce matin à Toronto (où nous avons assisté au mariage de notre ami avec la fille de Rav Kakon, le directeur de la seule Yechiva pour sourds du monde. Nous avons pris le bus pour Rochester où nous allons servir de rabbins itinérants pour l’importante communauté sourde qui y habite. (Le programme le plus important pour les étudiants d’université sourds est le RIT (Rochester Institute of Technology) : le National Technical Institute for the Deaf). Nous sommes impatients de créer un contact avec les sourds juifs car nous sommes nous-mêmes sourds et nous communiquons en Langue des Signes américaine. Notre bus pour Rochester quitterait « Toronto Coach terminal » d’après ce qui était indiqué sur notre ticket. Mais où était-ce exactement ? Après en avoir discuté entre nous, nous avons décidé de partir avec nos bagages vers le bus le plus proche qui nous amènerait en ville. La station de bus devait bien être quelque part, après tout. Dès que nous avons quitté la maison de nos hôtes, nous avons aperçu un paysage familier. Comme la Providence Divine l’avait certainement prévu, nous rencontrons justement notre Roch Yechiva qui se propose de nous trouver un chauffeur qui nous emmène avec sa camionnette (lui-même était occupé). Super ! Nous sommes déjà à mi-chemin ! Mais à peine a-t-il tourné le coin de la rue qu’il aperçoit justement le chauffeur auquel il pensait ! Nous étions donc encore plus près que nous l’imaginions ! Mais le chauffeur en question était occupé lui aussi ! Au lieu d’être à mi-chemin, nous étions encore bien plus loin ! L’heure avance, il ne nous reste plus qu’une heure pour attraper le bus. Et, connaissant la régularité des bus de Toronto, je doute fort qu’on y arrive ! Il nous faut prendre plusieurs bus pour y arriver ! Mais D.ieu veille sur nous : un taxi s’arrête juste devant nous, dépose ses passagers (ce n’est pas habituel de trouver des taxis dans ce quartier résidentiel…) et nous lui demandons combien cela coûterait de nous emmener en ville. « Juste vingt ! » grommelle-t-il. Et voici comment nous nous retrouvons à la station de bus avec vingt minutes d’avance. En cinq minutes, nous avons eu deux chauffeurs potentiels et un vrai. Ce n’est pas souvent que de telles choses arrivent et nous sommes reconnaissants envers D.ieu qui nous permet de bien démarrer notre Chli’hout. Souvent le Rabbi a parlé de l’importance d’un bon commencement. Par exemple, les enseignements ‘hassidiques insistent qu’il faut bien se conduire au début de l’année afin de mettre toute l’année sur de bons rails. Nous sommes sûrs que nous avons bien commencé et nous vous tiendrons au courant de la suite de notre voyage !
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