
Traduit de Collive par E. Benhamou
Le jour du Marathon de Boston, Adina Weisner a ressenti le besoin de demander une Braha au Rabbi, pour sa soeur.
Le 15 avril 2013, je me suis levée de bon matin. Ma sœur Yael Dane était chez moi. Elle habite à Goodyear en Arizona, c’est une jeune maman, elle pratique le marathon et le triathlon et enseigne le fitness. Lorsqu’elle est partie pour se préparer au Marathon de Boston, j’ai voulu retourner au lit mais je n’ai pas pu. J’étais très angoissée. Alors je me suis levée et j’ai écrit un email au Ohel ‘Habad Loubavitch pour demander une Bra’ha au Rabbi.
J’ai fait ma toilette, ma Téfila, j’ai pris mon petit déjeuner, etc. Mais j’ai encore ressenti le besoin urgent d’écrire au Rabbi. J’avais beau me dire que c’était ridicule, mais j’ai écrit une deuxième lettre. Les mots étaient simples et précis. Un peu audacieux, mais exacts. Lire la suite
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Nous devions voir le peloton à Trader Joe’s, mais nous avons décidé qu’il valait mieux rejoindre ma soeur à la ligne d’arrivée pour l’accueillir avec un bouquet de fleurs après la course (mon beau-frère avait décidé de ne pas emmener les enfants là-bas).
Nous nous sommes arrêtés un moment vers Kenmore pour voir si Yael allait passer devant, je la suivais sur mon téléphone. J’éprouvais un sentiment bizarre, comme si je ressentais la nervosité de ma sœur. J’ai dit à ma mère, je dois absolument dire les Téhilim. Et là je me suis mise à dire les téhilim avec une véritable frénésie, au bord de la route sur le parcours du marathon. Nous n’avons pas vu passer Yael, mais j’ai vu sur mon téléphone qu’elle était déjà arrivée, alors nous avons foncé vers la ligne d’arrivée.
Il y avait foule. J’ai pris la main de ma mère et je lui ai dit : « nous allons traverser la foule ». Les gens me regardaient d’un air de dire: « mais où voulez-vous donc aller? Vous croyez que vous pouvez passer à travers la foule! » Je ressentais le besoin de rejoindre ma sœur même si pour cela il fallait foncer dans la foule. Lorsque nous sommes arrivés à l’endroit où se trouvaient les athlètes, à deux pas de la ligne d’arrivée, nous sommes entrés en communication avec ma soeur , elle nous a dit qu’elle venait à notre rencontre. Et c’est alors que nous avons entendu un grand boum… On ne voyait pas Yael et nous ne savions pas du tout d’où elle venait. Ma mère a essayé de l’appeler en vain. Personne ne peut imaginer à quel point j’étais terrorisée et comme ces moments d’incertitude ont été angoissant.
Et soudain je l’ai vue, saine et sauve, grâce à D’. Je l’ai prise dans mes bras et j’ai éclaté en sanglots.
En rentrant à la maison, je lui ai raconté à quel point j’avais été angoissée, que j’avais écrit deux fois au Rabbi et que j’avais dit les Téhilim comme si je pressentais quelque chose arriver et qu’en fin de compte ce n’était pas arrivé. Bien que tout ce qui s’est passé soit vraiment terrible, mous sommes malgré tout reconnaissantes envers D’ d’avoir réchappé. Ma soeur est rentrée chez elle à Goodyear et a raconté cette histoire à l’occasion de la fête de LagBaomer organisée par les Chlou’him R. Berel et Hana R. Zaklikofsky.
Puissions nous nous rappeler la force de la prière et de la lecture du Téhilim…
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