|

(Discours du Rabbi, Sim’hat Beth Hachoéva 5712-1952, ‘Hanouka 5719-1958)
1. Commentant le verset “ ils prendront pour toi de l’huile d’olive pure, concassée pour le luminaire ”, nos Sages précisent qu’il est trois catégories d’huile, que nous définirons. C’est la première qui était nécessaire pour allumer le Chandelier.
Nous avons maintes fois expliqué que l’on peut trouver une dimension morale à chaque idée de la Torah, en particulier lorsque celle-ci est liée au Sanctuaire et au Temple, desquels nos Sages disent, interprétant le verset “ Je résiderai parmi eux ”, qu’il se trouve au sein de chacun ”.
2. La Torah compte trois parties, comparées à l’eau, au vin et à l’huile.
Son enseignement révélé correspond à l’eau, sa dimension ésotérique, au vin et ses plus profonds secrets, à l’huile. Or, l’huile surnage au dessus du vin et désigne donc une partie de la Torah encore plus élevée que le vin.
Chaque idée de la Torah a une présentation générale et une formulation spécifique. Il existe, en conséquence, trois sortes d’huile, “l’eau de l’huile”, “le vin de l’huile” et “l’huile de l’huile”.
C’est la raison pour laquelle la ‘Hassidout, enseignement profond de la Torah, son “huile”, porte en elle toutes les parties qui la constituent. Ainsi, mon beau-père, le Rabbi, précise que l’on trouve aussi, dans la ‘Hassidout, un enseignement éthique et une recherche philosophique. Mais, l’un et l’autre sont présentés dans l’esprit de la ‘Hassidout.
3. L’huile possède une qualité, que n’a pas l’eau et le vin.
L’eau et le vin se maintiennent dans l’endroit où ils se trouvent, sans se propager. A l’opposé, la Hala’ha retient le principe selon lequel l’huile imprègne tout. Chaque fois qu’elle est déposée en un endroit, elle se répand donc, partout où elle le peut.
Il en est de même, dans la dimension spirituelle. Celui qui étudie uniquement la partie révélée de la Torah possédera, certes, des connaissances, mais il ne parviendra pas à ne constituer, avec la Torah, qu’une seule et même entité. En revanche, en étudiant les “secrets des secrets” de la Torah qui, à notre époque, se révèlent dans la ‘Hassidout, on peut obtenir que l’huile se répande en toute chose. On est alors pénétré, jusqu’au plus profond de son être, au point de devenir indissociable de la Torah, comme les lettres qui sont gravées dans la pierre.
4. Comme nous l’avons dit, l’huile servant à allumer le Chandelier était la première, “ l’huile de l’huile ”.
De façon générale, il existe une différence entre l’enseignement profond de la Torah et sa partie révélée. Cette dernière reçoit une formulation rationnelle. De ce fait, elle n’exclut pas la forte perception du moi et l’orgueil. La dimension profonde, en revanche, décrit la Divinité, la soumission des mondes à D.ieu. Dès lors, toute marque d’orgueil devient un non-sens.
Au sein même de la dimension profonde de la Torah, une même distinction peut être faite entre “l’eau de l’huile” et “le vin de l’huile”, d’une part, et “ l’huile de l’huile ”, d’autre part. Cet enseignement fait également appel à la raison, qui est donc à l’origine des deux premières parties. En conséquence, celles-ci ne sont pas suffisantes et l’on doit, en outre, avoir recours à “l’huile de l’huile”, qui est “concassée pour le luminaire”, c’est-à-dire à la soumission, caractéristique de cet enseignement de la Torah, que l’on obtient, en particulier, grâce à la prière fervente.
|