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Collive, traduit par hassidout.org
A cette époque, une opération de sauvetage avait été mise en place afin de procurer d’anciens passeports polonais qui permettraient à de nombreux juifs de quitter le rideau de fer.
Ces faux passeports étaient souvent délivrés à des familles entières. Berel Junik, jeune réfugié, reçut un passeport de “fils unique voyageant avec sa mère”. Il découvra plus tard que sa "mère" qu'il accompagnerait n'était autre que la mère du Rabbi, la Rebbetzin Hanna.
Il ne savait pas à l'époque, que cet événement allait être le début d'une longue et particulière relation avec la Rebbetzin Hanna, la Rebbetzin Haya Mouchka et le Rabbi de Loubavitch.
Le début de la «carrière» du jeune Berel en tant que Meshameh Bakodesh, homme de service dans la maison du Rabbi, a commencé tout de suite après le décès du Rabbi précédent. Alors jeune Ba’hour, c'est lui qui installait le fauteuil du Rabbi pour les Farbrenguen et d'autres tâches.
Avant Pessa'h 5711, 1951, le Rabbi demanda au jeune Berel s'il pouvait aider à servir pendant le Seder qui aurait lieu dans l'appartement du Rabbi précédent, ce qu’il fit avec fidélité jusqu'à son mariage en 5714, en 1954.
Avant la fête de Chavouot 5712, 1952, le Rabbi lui demanda s'il avait acheté un nouveau costume en l'honneur de la fête. Sa réponse étant négative, le Rabbi lui donna cent dollars pour acheter un costume et d’autres affaires pour la fête. Alors qu'il se trouvait plus tard dans le bureau du Rabbi, le Rabbi lui demanda s'il portait le nouveau costume. Berel répondit par l’affirmative. Le Rabbi lui demanda alors de se retourner et remarqua : "Je pense qu’il est un peu trop petit"... Une fois, la Rebbetzin Hanna demanda au Rabbi "Voss ma'ht dein yunger bruder, comment va ton frère cadet? ", se référant au jeune Berel, qui avait quitté la Russie en tant que “fils de la Rebbetzin”, étant en quelque sort “le frère cadet” du Rabbi ! Le Rabbi le nomma également "svoy brat", une expression russe qui signifie "l'un des nôtres”, "un frère". Au cours de l'été 5713, 1953, la plupart des Ba'hourim étant partis en Chli'hout dans différents endroits afin de diffuser le judaïsme, la Rebbetzin Haya Moucha suggéra alors que Berel vienne prendre ses repas dans la maison du Rabbi. Chaque jour il se rendait donc à la maison du Rabbi et mangeait un plat chaud. Un jour, il se rendit compte que le Rabbi était présent. Il entendit alors le Rabbi dire à la Rebbetzin : "Je vais entrer dans ma chambre pendant que Berel prend son repas. S'il sait que je suis là, il ne voudra pas manger”.
Plus tard, Le Rabbi demanda à Reb Berel d'aider le Rashag dans ses dernières années”.
Un jour, après la prière de Maariv, veille de Pessah, Reb Berel aida le Rashag à monter à l'étage. Le Rabbi commençait alors à distribuer des Matsot dans son bureau, aux secrétaires et aux personnes de service. Les enfants de Reb Berel ayant remarqué que leur père aidait le Rashag, coururent vers lui se proposant d'aider le Rashag à sa place, afin qu'il puisse lui aussi recevoir la Matsa du Rabbi. Mais Reb Berel refusa catégoriquement. Il tenait à aider lui-même le Rashag comme le lui avait demandé le Rabbi. En fin de compte, le Rabbi remarqua l'absence de Reb Berel et donna une Matsa à son fils avant de quitter le 770.
Plus tard, Reb Berel dit à ses enfants: "Vous voyez, notre travail consiste à faire ce que le Rabbi nous demande. Pour le reste, le Rabbi veille à ce que nous ne manquions de rien" !



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