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Mercredi, 04 Janvier 2012 18:43 |
de Daniel Haïk

Réagissant aux événements qui ont secoué le monde orthodoxe et l'ensemble de la population israélienne, ces derniers jours, le rav Ovadia Yossef a affirmé que les journalistes devaient être des rassembleurs. Un tel propos venant de la bouche de la sommité rabbinique de notre génération ne peut que nous rassurer et nous conforter. En effet, depuis qu'Hamodia est né le 1er novembre 2007, nous avons, au sein de sa rédaction, pris soin de nous inscrire délibérément dans cette optique de rassemblement au sein de notre peuple. Au cours de ces quatre dernières années, nous avons volontairement voulu éviter les pièges de la division et contourner les dangers des polémiques qui pourraient s'accompagner de telle ou telle forme de médisance. Et conformément à l'orientation donnée par les initiateurs de ce journal, les Guedolé Israel, chlita, nous l'avons adressé non seulement au monde orthodoxe francophone, mais aussi à l'ensemble de la communauté juive de France et de la communauté francophone d'Israël qui a du respect pour l'enseignement de la Torah dans un esprit sincère de fraternité et de tolérance. Aujourd'hui alors qu'Hamodia en français fête son 200e numéro, nous avons le sentiment que ce message d'unité dans la diversité a été clairement perçu par vous, les milliers de lecteurs qui en France et en Israël attendent chaque fin de semaine avec impatience de pouvoir consulter la dernière édition. Vous qui avez fait d'Hamodia un titre plébiscité et reconnu de part et d'autre de la Méditerranée. Car ce succès est avant tout le vôtre, et aujourd'hui à l'occasion de cet anniversaire, nous vous remercions de la confiance que vous nous exprimez. Mais au-delà, et dans cette période tourmentée où le monde orthodoxe est montré du doigt souvent injustement, Hamodia en français est aussi là pour affirmer que les stéréotypes dont certains voudraient nous abreuver n'ont pas lieu d'être. Hamodia en français est en effet la preuve tangible que le monde est moins fermé et moins rigide que ne le prétendent ses détracteurs, qu'il sait s'ouvrir à l'autre et que, dans un même journal peuvent travailler côte à côte et avec beaucoup d'estime réciproque des professionnels venus d'horizons divers. En ce sens, nous sommes fiers d'avoir été des précurseurs dans ce monde complexe de la presse. Dans la paracha de Vayé'hi qui clôture le livre de Béréchit, Yaacov-Israël sait trouver les mots justes pour bénir chacun de ses enfants en fonction de ses capacités et de son caractère. Mais tous sont réunis autour de lui, réconciliés et réunifiés. Au-delà de notre volonté d'informer, c'est à cette réconciliation entre frères et sœurs d'un même peuple que nous aspirons. À l'occasion de ce 200e numéro, nous prions le Tout Puissant pour qu'il continue à guider nos pas dans cette voie.
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