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Photo : Thierry Guez
Actualité Juive
Un an après la disparition de leur fondateur, les Institutions du Beth Loubavitch ont dû s’adapter à l’absence du rav Moulé Azimov, mais elles sont en ordre de marche.
« Chaque institution Loubavitch repose sur l’enseignement du Rabbi. Nous ne sommes que des metteurs en scène de ce message, et donnons le maximum de ce que nous pouvons donner ». Cette volonté de poursuivre le chemin tracé par son père dont témoignait le rav Mendel Azimov avant le dernier gala des Institutions du Beth Loubavitch résonnait avec émotion ce dimanche 25 octobre. Ils étaient près d’une trentaine à l’accompagner dans la grisaille du Mont des Oliviers pour réciter les prières marquant la fin du deuil.
Il y a tout juste un an s’éteignait le rav Moulé Azimov. Orphelin de son fondateur, le Beth Loubavitch perdait ce jour-là celui qui l’avait inspiré quatre décennies durant et laissait poindre la crainte que le mouvement entrât en crise. « Nous avons beaucoup réfléchi à ces questions l’année passée », reconnaît Haïm Nisenbaum, porte-parole du Beth Loubavitch. « Très concrètement, indique-t-il, au niveau statutaire, la direction a été confiée aux deux fils de rav Moulé, les rav Mendel et Lévi Azimov, qui sont épaulés au quotidien par un comité consultatif ».
Preuve que les éventualités les plus délicates ont été prévues, l’émissaire Loubavitch de Toulouse, le rav Matuzof, a été désigné comme médiateur pour le cas où un désaccord devait advenir. « Ce qui a davantage changé, c’est la question du magistère moral », concède Haïm Nisenbaum. « Parce que, par définition, une stature ne se remplace pas, ne se décrète pas. Mais les rav Mendel et Lévi Azimov partagent l’idéal de leur père. Ils travaillent dans le même sens. La référence existe toujours ».
Car, si un mouvement vit du message qu’il transmet à un collectif, la perte de celui qui l’a longtemps incarné reste de ces douleurs silencieuses, nécessairement intimes. L’absence de rav Moulé Azimov reste palpable sur les bancs de l’historique synagogue Loubavitch de la rue des Rosiers, « le 17 ». Le siège qu’il y occupait autrefois est désormais vide. Une soirée hommage lui sera rendue ainsi qu’à son épouse Bassie ce samedi 31 octobre à 20h30 au Beth Haya Mouchka.
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