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L’hypothèse de troubles psychiatriques chez Andreas Lubitz largement relayée par les médias
ZAKA, l'organisation israélienne d'intervention d'urgence et de sauvetage se rendra dans les Alpes pour aider à rassembler les restes des 150 victimes du crash de l'A320 de la compagnie Germanwings survenu mardi, selon Haaretz.
L'équipe, composée de 8 membres, devait arriver dimanche soir ou ce lundi matin, selon le bureau du Premier ministre israélien.
Fondée à l'origine pour recueillir les restes humains lors des attaques terroristes dans le but de garantir une sépulture juive, ZAKA intervient également à l'étranger. Elle a notamment envoyé une équipe en Ukraine qui a permis de retrouver le corps de Yevgeni Yatsina, un soldat juif tué dans les combats à Donetsk.
Le crash de l’Airbus A320 a suscité de nombreuses théories pour tenter d’expliquer les motivations du copilote, soupçonné d’avoir provoqué délibérément la catastrophe.
Profonde dépression?
L’hypothèse de troubles psychiatriques chez Andreas Lubitz a été largement relayée par les médias, qui y ont vu un élément clé pour expliquer un passage à l’acte qui relèverait à la fois du suicide et du meurtre de masse. Les experts mettent cependant en garde sur la complexité du suicide, qu’il est difficile de relier à un aspect ou événement isolé de la vie d’une personne.

L'idée de la dépression a été développée par plusieurs journaux allemands. Vendredi, le quotidien populaire Bild, citant des documents officiels, affirmait que Lubitz avait traversé un "épisode dépressif lourd" il y a six ans, pour lequel il suivait toujours un traitement "médical particulier et régulier".
Pourtant, aucune source officielle n’a pour l’heure confirmé qu’il souffrait de dépression.
Le Parquet de Düsseldorf (ouest de l’Allemagne) a dévoilé vendredi que des documents avaient été découverts à son domicile attestant d’"une maladie existante et de traitements médicaux correspondants", mais il n’a pas précisé la nature de cette maladie.
Une clinique de Düsseldorf a confirmé qu’elle avait reçu le jeune homme de 27 ans pour "des diagnostics", notamment le 10 mars dernier, mais a démenti l’avoir soigné pour dépression.
On sait également qu’il avait interrompu sa formation de pilote entamée en 2008 "pendant un certain temps", avant de la reprendre et de piloter à partir de 2013, comme l’a indiqué jeudi Carsten Spohr, le patron de Lufthansa, maison mère de Germanwings. Mais il a refusé d’en donner les raisons, affirmant ne pas en avoir le droit.
Enfin, selon le quotidien Welt am Sonntag, qui cite un enquêteur anonyme, des médicaments destinés au traitement de maladies psychiques ont été retrouvés à son domicile. Lubitz aurait été suivi par plusieurs "neurologues et psychiatres", écrit le journal. Interrogés par l’AFP, des enquêteurs français et allemands n’ont souhaité ni confirmer, ni démentir cette information.
(i24news avec AFP)
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