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Un Membre éminent de la Communauté Loubavitch à l’honneur : Le Docteur KULSKI, Chef du Service de Biologie de la Fécondation de l’Hôpital de Sèvres, fait le point sur les connaissances actuelles de la spécialité, devant un public de spécialistes et de journalistes. Ce fut un véritable Kidouch Hachem

C’est une première. Une centaine d’enfants nés par procréation médicale assistée ont découvert hier à l’hôpital de Sèvres (Hauts-de-Seine) le laboratoire où ils ont été conçus
Le Dr Kulski explique à Mathis, Ambre, Quentin et David (de gauche à droite), tous nés grâce à la procréation médicale assistée, de quelle manière ils ont été conçus. Ils sont venus en landau, en poussette, à trottinette… Et en tirant la manche de leur maman dans l’espoir d’être le premier arrivé à la fontaine au chocolat. « C’est ici que je suis né ? » demande Mathis en engloutissant une brochette de fruits. « Non, c’est ici que tu as été conçu », rectifient ses parents, Gaël et Nathalie. Le petit bonhomme de 5 ans semble se satisfaire de l’explication. Il avise le hall de l’hôpital de Sèvres (Hauts-de-Seine), transformé en préau de maternelle un jour de kermesse. « Et eux aussi ? » Eux aussi. Une centaine d’enfants de 2 mois à 10 ans, riant, braillant et cavalant dans tous les sens, dont le point commun invisible est d’être tous issus d’une insémination artificielle ou d’une fécondation in vitro. Alors que 200 000 enfants sont déjà nés grâce à ces techniques en France, c’est la première fois qu’un centre d’assistance médicale à la procréation a cette idée étonnante : réunir, en vrai, les enfants dont les premières cellules ont pris vie dans les éprouvettes de son laboratoire. (Lire la suite)
Ils sont venus en landau, en poussette, à trottinette… Et en tirant la manche de leur maman dans l’espoir d’être le premier arrivé à la fontaine au chocolat. « C’est ici que je suis né ? » demande Mathis en engloutissant une brochette de fruits. « Non, c’est ici que tu as été conçu », rectifient ses parents, Gaël et Nathalie. Le petit bonhomme de 5 ans semble se satisfaire de l’explication. Il avise le hall de l’hôpital de Sèvres (Hauts-de-Seine), transformé en préau de maternelle un jour de kermesse. « Et eux aussi ? » Eux aussi. Une centaine d’enfants de 2 mois à 10 ans, riant, braillant et cavalant dans tous les sens, dont le point commun invisible est d’être tous issus d’une insémination artificielle ou d’une fécondation in vitro. Alors que 200 000 enfants sont déjà nés grâce à ces techniques en France, c’est la première fois qu’un centre d’assistance médicale à la procréation a cette idée étonnante : réunir, en vrai, les enfants dont les premières cellules ont pris vie dans les éprouvettes de son laboratoire.
«Ils font des choses super avec la science »
« On s’est dit que c’était une jolie façon de fêter les 3 000 enfants qui sont déjà nés après avoir été conçus à Sèvres », sourit le docteur Joëlle Belaisch-Alart, chef du service gynécologie. « On est l’un des plus vieux centres de France. C’est ici qu’est né le deuxième bébé-FIV, en 1982 ! On est fiers, ils sont beaux, ils vont bien. Quelle meilleure récompense ? » Sur 700 enfants retrouvés et invités, ils ne sont pas tous là, bien sûr. Beaucoup ont déménagé, n’ont pas pu venir… Mais le tableau d’ensemble est assez joyeusement ordinaire, et la preuve qu’il n’y a plus vraiment de tabou dans les familles. En dehors des bébés, tous ceux qui sont en âge de comprendre savent à peu près pourquoi ils sont là. « C’est là que maman a fait des piqûres et tout ça », balaie Quentin, 7 ans et demi, conçu par insémination artificielle et qui a suivi tout le parcours de sa mère pour concevoir sa petite soeur de 3 ans. « On lui a tout expliqué avec des mots simples », assure Isabelle, sa maman, factrice en Eure-et-Loir. « On est venus voir les médecins qui ont donné un coup de pouce à nos parents », résume pour sa part Marie, 8 ans et demi. « Ils font des choses super avec la science. » De fait, le sculpteur de ballon et le magicien n’ont pas plus de succès que le docteur Olivier Kuski, médecin biologiste et grand manitou du labo. « Ah non, pas manitou ! explique-t-il aux enfants. On ne fait pas de miracles, on fusionne des gamètes, on fait un nœud pour que ça passe mieux… » Quelques chanceux ont droit à la visite du labo en sortant du stand maquillage. Une petite pièce hyper hermétique tapissée de photos de bébés. Ambre, Mathis, Quentin ou David découvrent que l’éprouvette dont leur avait parlé leur maman est en fait une petite boîte en plastique ronde où l’on dépose des gouttes minuscules… Si ça leur parle ? Pas forcément. Mais à voir les visages émus de leurs parents, il se passe quand même quelque chose. La boucle est bouclée. « On leur a dit hier », avouent François et sa femme, Valère. « On attendait l’occasion… Ce n’est pas simple ! Au moins ici, c’est clair et joyeux. Et comme il y a d’autres enfants, ils ne se sentiront pas isolés. »
« On s’est dit que c’était une jolie façon de fêter les 3 000 enfants qui sont déjà nés après avoir été conçus à Sèvres », sourit le docteur Joëlle Belaisch-Alart, chef du service gynécologie. « On est l’un des plus vieux centres de France. C’est ici qu’est né le deuxième bébé-FIV, en 1982 ! On est fiers, ils sont beaux, ils vont bien. Quelle meilleure récompense ? » Sur 700 enfants retrouvés et invités, ils ne sont pas tous là, bien sûr. Beaucoup ont déménagé, n’ont pas pu venir… Mais le tableau d’ensemble est assez joyeusement ordinaire, et la preuve qu’il n’y a plus vraiment de tabou dans les familles. En dehors des bébés, tous ceux qui sont en âge de comprendre savent à peu près pourquoi ils sont là. « C’est là que maman a fait des piqûres et tout ça », balaie Quentin, 7 ans et demi, conçu par insémination artificielle et qui a suivi tout le parcours de sa mère pour concevoir sa petite soeur de 3 ans. « On lui a tout expliqué avec des mots simples », assure Isabelle, sa maman, factrice en Eure-et-Loir. « On est venus voir les médecins qui ont donné un coup de pouce à nos parents », résume pour sa part Marie, 8 ans et demi. « Ils font des choses super avec la science. » De fait, le sculpteur de ballon et le magicien n’ont pas plus de succès que le docteur Olivier Kuski, médecin biologiste et grand manitou du labo. « Ah non, pas manitou ! explique-t-il aux enfants. On ne fait pas de miracles, on fusionne des gamètes, on fait un nœud pour que ça passe mieux… » Quelques chanceux ont droit à la visite du labo en sortant du stand maquillage. Une petite pièce hyper hermétique tapissée de photos de bébés. Ambre, Mathis, Quentin ou David découvrent que l’éprouvette dont leur avait parlé leur maman est en fait une petite boîte en plastique ronde où l’on dépose des gouttes minuscules… Si ça leur parle ? Pas forcément. Mais à voir les visages émus de leurs parents, il se passe quand même quelque chose. La boucle est bouclée. « On leur a dit hier », avouent François et sa femme, Valère. « On attendait l’occasion… Ce n’est pas simple ! Au moins ici, c’est clair et joyeux. Et comme il y a d’autres enfants, ils ne se sentiront pas isolés. »
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