|
par Rav Yaakov SASSON

Définition du ‘Hamets
Le ‘Hamets provient uniquement des 5 céréales suivantes: Le blé, l’orge, le seigle, l’avoine, l’épeautre. Si l’une ou l’autre de ces 5 céréales est entrée en contact avec de l’eau, et que ce contact dure un certain laps de temps, cela provoque un phénomène de fermentation qui constitue le ‘Hamets. Tout ce qui ne correspond pas à cette définition, n’est pas ‘Hamets.
Par conséquent, les KITNIOT ou légumineuses, comme le riz, les poix chiches, les haricots, les petits poids… ne sont pas ‘Hamets. Cependant, les Ashkenazim ainsi que certains Sefaradim ont la tradition de se les interdire durant Pessa’h, par crainte que des grains de céréales ‘Hamets y soient mélangées.
Les personnes d’origines Ashkenazes n’ont strictement pas le droit d’en consommer, même en procédant à une Hatarat Nedarim.
Par contre, les Sefaradim qui ont l’usage de s’interdire certaines ou toutes les Kitniot durant Pessa’h – par mesure de piété et non par ignorance de la Hala’ha selon laquelle les KITNIOT sont permises à Pessa’h - peuvent interrompre cet usage au moyen d’une Hatarat Nedarim. (S’ils se l’interdisaient croyant que les KITNIOT sont ‘Hamets, ils ne nécessitent pas de Hatara et peuvent interrompre leur usage à leur guise.)
Si une femme Ashkenaziya se marie à un Sefaradi et que cette femme désire à présent se conformer à l’usage de son mari Sefaradi qui consomme des Kitniot durant Pessa’h, elle est tout à fait autorisée à le faire. Il est quand même souhaitable qu’elle procède au préalable à une Hatarat Nedarim.
Si son mari lui demande de lui cuisiner des KITNIOT, mais qu’elle désire garder l’usage de ses parents, elle a quand même le droit de lui cuisiner les KITNIOT même si elle n’en mange pas elle-même. Il en est de même pour toute personne qui s’interdit les KITNIOT à Pessa’h, il lui est malgré tout permis d’en conserver pendant Pessa’h (sans les vendre) et même d’en cuisiner pour d’autres personnes qui se les autorisent. (Lire la suite)
|