Le Rabbi : J'ai vu le journal édité sous votre auspice.
Le Rabbi de Belz : Je suis très honoré de savoir que le Rabbi le connait.
Le Rabbi : Non seulement je le connais mais je cherche aussi là-bas.
Le Rabbi de Belz : Quoi?
le Rabbi : Des bonnes choses. Vous voyez que je demande toujours de bonnes nouvelles. Je l'ai consulté et j'ai vu que vous avez commencé à imprimer également des sujets de Hassidout. Je me suis alors souvenu de notre conversation, la dernière fois que nous nous sommes vu, au sujet des élèves de la Yéchiva. Ils doivent savoir que la Hassidout est aussi importante que le Talmud. Certains disent que l'étude de la Hassidout est facultative ou elle peut être étudiée seulement pendant les pauses dans l'étude du Talmud, le Chabbat et les jours de Fêtes. Lorsque la direction de la Yéchiva le dit explicitement ou qu'elle le pense, alors l'élève va commencer à considérer ces études comme secondaires.
Le Rabbi de Belz : Le Rabbi sait qu'il y a beaucoup de coutumes saintes valides : Il y a l'école polonaise de coutûmes 'hassidiques. Il y a beaucoup d'autres approches. Mais maintenant que certains disent que l'enseignement du Baal Chem Tov a été oublié, "les paroles de nos Sages doivent être renforcées".
Le Rabbi : C'est la raison pour laquelle j'ai dit que j'ai vu dans votre journal que l'on a commencé à publier aussi des textes de Hassidout qui sont imprimés dans un journal qui n'est pas réservé aux élèves de la Yéchiva qui eux doivent s'attacher à étudier la Torah. Un journal est édité pour ceux qui sont avant ou après le période de la Yéchiva. C'est donc le bon moment pour que cela devienne une étude fixée également pour les élèves de la Yéchiva. En particulier parce que, comme vous le dites, cela"doit être renforcé". Le Talmud dit que renforcer les paroles des Sages est encore plus important que renforcer une obligation de la Torah. Combien plus, est-il donc important de renforcer les enseignements de la Hassidout. Je fais référence au fait d'instaurer des moments fixes de cette étude. Beaucoup d'innovations ont été introduites, des innovations qui n'existaient pas il y a seulement une génération, des bonnes choses. Car on a constaté que, D.ieu nous en préserve, une nouvelle "maladie" est apparue, contre laquelle on doit chercher de nouveaux remèdes qui n'étaient pas nécessaires avant.
le Rabbi de Belz : Il y a aussi une grande soif pour cela (cette étude)... Lire la suite
Le Rabbi : Oui, il y a une soif. "Pas pour le pain, pas pour l'eau masi pour la Parole de D.ieu". Dans la Torah, la Présence de D.ieu n'est pas aussi manifeste dans certaines parties. On les appelle donc "partie révélée de la Torah". Il y a également la partie profonde de la Torah, où la Divinité est manifeste. On voit maintenant que c'est le moment pour que le niveau le plus élevé de la Divinité dans la Torah descende dans le "marché aux tanneurs".
Le Rabbi de Belz : La Tour de Babel a été construite dans la période où Avraham a reconnu l'existence de D.ieu, à l'age de 48 ans. Quand il y a plus d'obscurité, on a besoin de plus de lumière.
Le Rabbi : Avraham n'a pas seulement invoqué le Nom de D.ieu, il a également "fait invoquer le Nom de D.ieu aux autres". La différence est la suivante : "il invoqua" veut dire que lui-même reconnut D.ieu. Tandis que "Il fit que les autres L'invoquent" veut dire qu'il parlait tant autour de lui, que les autres aussi commencèrent à invoquer le Nom de D.ieu.