TANYA CHAP 29 (8e PARTIE)"LE CRI DU COQ" Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek
La semaine passée nous avons étudié le passage qui donnait comme recommandation de gronder, de crier le Yestser Harah pour le maintenir ou le mettre à sa juste place et l’empêcher de vouloir faire « son chef » !
Mais quel doit être le contenu de ce cri ? En quels termes faut-il s’adresser à lui ? Et bien de la façon suivante : « ….Jusqu’à quand vas tu cacher, masquer la Vérité ? … ».
De quelle Vérité s’agit-il ? Celle qui affirme que D’ est le même, sans aucune sorte de changement passé, présent ou futur…Il est Un et n’est en rien affecté par ce monde ou par quoi que ce soit d’ailleurs ! Ce qui est au demeurant une évidence puisque rien n’a d’existence que par sa parole qui, si elle cessait un seul instant, renverrait au néant la chose créée.
Mais pourquoi ce CRI, cette dureté dans l’expression ? Pourquoi faut il aller jusqu’à invectiver, adjectiver de répugnant le Yetser Harah ? Réponse : il faut utiliser les mêmes armes que le Mal qui lui aussi est insolent, crie ,s’excite….Hitler a entraîné derrière lui tout son peuple car il s’adressait à eux avec une force inouïe, sans laisser place à l’ombre d’un doute ni à une quelconque faiblesse dans son discours. Ce n’était que conviction et détermination qui jaillissait de ses paroles, qu’il soit maudit à tout jamais ! Nous devons agir de même dans notre lutte contre le Mal, et l’utilité de ce CRI a pour finalité que les pensées ou sentiments qui vont dans le bon sens n’en restent pas à un niveau théorique mais soient investis concrètement dans ce monde matériel. La H’assidout à ce titre donne l’exemple du coq qui pour pousser son cri matinal, accomplir sa mitsva’h du jour, s’active, se met en colère, se fait violence !
Le Tanya poursuit ses recommandations et affirme qu’il faut en plus avoir une vision de l’Unité de D’ ! Il y a une différence fondamentale entre la vison et l’audition qui sont respectivement représentées par Reuven ( Réïa= Vision) et Chimon ( Chmia= audition). La vision est la perception d’éléments matériels, l’audition celle d’éléments invisibles, impalpables, immatériels donc…quelque part du domaine du spirituel. Dans ce monde le matériel a priorité dans l’importance de notre perception.
Au moment de Matan Torah le peuple a vu « le tonnerre », qui normalement s’entend ! Mais il a entendu les éclairs qui par nature sont évidemment perçus par l’œil ! Pourquoi ? Parce que les priorités étaient inversées le principal était le spirituel qui est pour ainsi dire devenu matériel, donc du domaine de la vision. A l’inverse le matériel a quitté sa préséance pour ne devenir perceptible qu’en tant qu’élément accessoire, relégué au domaine de l’audition.
C’est la raison pour laquelle il faut percevoir D’ et son unité comme «matérielle », l’installer dans le registre de la vision pour que la perception devienne concrète !
Au final il faut se rappeler qu’ici bas tout ce qui touche au domaine du matériel n’est que « coque vide » et dés lors qu’on s’attache par le biais de ce cri et de cette vision a en prendre conscience on réalise rapidement la vacuité de la chose.. Nous détaillerons cela la semaine prochaine, à suivre….
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