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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek,
Cette semaine il y aura la lecture de la paracha Tsav suivie de celle afférente à Chabbat Zakhor qui d’ailleurs nous mène tout droit à Pourim.
Dans la paracha Tsav on assiste à la mise en place des Cohanim qui sont entraînés pendant 7 jours à la future exécution de leur tâche par Moché lui même. Pendant ce laps de temps Moché va jouer le rôle de Cohen Gadol, mais cependant avec certaines nuances :
1- Moché est habillé d’une simple tunique blanche et non des habits du Cohen Gadol ;
2- En ce qui concerne les Chelamim, offrandes de paix, ils ne seront pas consommés comme habituellement par le Cohen mais Moché va les brûler;
Le Cohen Gadol avait des vêtements d’or qu’il portait sur 4 vêtements blancs. C’est notamment vêtu ainsi qu’il officiait le jour de Kippour. Plus précisément il alternait selon le moment de son service des vêtements d’or aux vêtements blancs et réciproquement.
La Hassidout explique que les vêtements d’or symbolisent les facultés intérieures du Cohen Gadol :son intellect, ses sentiments…donc la partie la plus haute de son être.
Mais il faut aussi noter que l’or a pour connotation la Crainte de D, alors que l’argent représente l’Amour. Le Cohen Gadol étant supposé atteindre l’apogée de ce qui peut être atteint en matière de crainte avait donc des vêtements en or.
Pour rentrer dans le Saint des Saint il devait être vêtu des habits de lin blanc qui symbolisent le point d’unité du Nefech avec D , l’essence de l’âme. Le blanc symbolise aussi la pureté !
On comprend maintenant pourquoi Moché porte pendant le temps de son professorat envers Aharon et les Cohanim, une simple tunique blanche. En effet pour accomplir cette mission D se doit de l’élever à un niveau qui se situe au delà de ceux qu’il doit éduquer. Or la tunique par définition n’a pas de forme elle symbolise donc non seulement l’essence de l’âme, la pureté, mais aussi la négation de toute forme propre à la matérialité, ce qui correspond au niveau atteint par Moché par la gorge de qui D parlait. Il n’était plus qu’un « véhicule » de la Présence Divine. Niveau par ailleurs inégalé !
Les Chelamim lorsqu’ils sont consommés par le Cohen sont du fait même de leur consommation intériorisés, donnant par là une dynamique aux facultés intérieures. Ces Chelamim étaient brûlés par Moché car en ce qui le concerne son niveau refusait toute attache avec la matière puisqu’il se situait largement au delà, il n’était qu’une interface entre D et ce monde !
Chaque juif possède en lui selon les moments et sa volonté le niveau du Cohen Gadol et plus haut encore celui de Moché lui même.
Maintenant peut être décodée la relation avec la paracha de Zakhor au cours de laquelle Moché demande à Yeoshoua de choisir des hommes pour combattre Amalek, des hommes de Moché qui vont être connectés à son niveau sans aucune logique.
Et pour conclure on comprend quelle sorte de personnage était Mordehaï, sa trempe, son attitude inflexible, lui aussi fait partie de cette catégorie d’homme nécessaire pour emmener le peuple plus haut encore.
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