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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek
Avant que le minhag d’ Israël ne retienne pour nom de cette paracha « Métsora», titre peu glorieux puisqu’il souligne plutôt un côté négatif, le Rambam et d’autres l’avaient nommé différemment soulignant le recouvrement de l’état de pureté du lépreux. Et au fond c’était bien plus approprié au contenu, au texte de la paracha qui nous parle justement de la façon dont le lépreux retrouve son état de pureté, côté positif puisqu’il en est l’issue !
Inversement c’est la paracha de la semaine passée, « Tazria », qui souligne un côté positif par son appellation faisant référence à la délivrance de la femme après avoir mis au monde, qui détaille pourtant toutes les manifestations de la lèpre !
Certes il est vrai que cette semaine le texte explique la lèpre des maisons, mais celle-ci est mineure par rapports aux autres puisqu’elle avait aussi pour finalité de permettre la mise à jour de trésors enfouis en détruisant les murs atteints ! Cela ne peut donc justifier de la nommer d’une manière mettant l’accent sur une quelconque négativité !
Réponse : la Hassidout souligne qu’il y a 2 sortes de mal : 1- Un mal qui semble ne contenir aucun bien, apparemment évidemment, car tout ce qui vient de D ne peut au fond n’être qu’un bien. Exemple Amalek.. 2- Un mal qui est un bien très puissant dont l’occurrence se produit sous un aspect négatif ! Et ce sont donc 2 réactions opposées qu’il faut mettre en œuvre selon que l’on soit confronté à l’une ou à l’autre. Pour le 1er type il s’agit de tout faire pour le détruire, pour le 2nd c’est tout le contraire. Et vous l’avez deviné c’est dans cette 2nde catégorie que se situe la lèpre !
La lèpre expliquent la kabalah et la Hassidout c’est la manifestation de l’une seulement des deux composantes de la dynamique de l’âme, le Ratso, le désir de se rapprocher de D, sans l’autre qui est le Chouv, la nécessaire obligation de redescendre en quelque sorte chargé de cette expérience pour la dévoiler dans ce bas monde. C’est l’expérience qu’ont vécu les 2 enfants d’ Aaron : Nadav et Avihou, ils l’ont d’ailleurs payé au prix de leur vie. Dans le cas de la lèpre cet enthousiasme, cette volonté démesurée de s’élever provoque une sorte d’élévation cutanée du sang : c’est la lèpre! C’est pourquoi la paracha de la semaine passée soulignait par son nom le bien contenu dans ce comportement qui bien qu’il soit amputé de sa finalisation, le Chouv, n’en est pas moins dans son étape première emplie de bien. Ce n’est que le manque qui rend l’action mauvaise par son incomplétude mais pas l’essence même de l’action première.
Pour illustrer ce type de mal qui au fond est empli de bien, l’exemple le plus fort est certainement celui de Machia’h dont ne fût ce que la lignée semble être l’inverse du Bien. En effet c’est de la relation entre Yéhoudah et Tamar (père et belle fille), Loth, Moav, David Hamélekh et BathChéva…..qu’il est issu. Et de l’intérieur de ce Mal apparent surgit celui qui est en quelque sorte le personnage représentant l’aboutissement de ce monde. On remarquera d’ailleurs que le Machia’h porte comme nom le Lépreux !
Il reste cependant une difficulté majeure, souvent les 2 types de mal sont entremêlés, comment les différencier ? Par l’annulation à D qui seule permet de vérifier si l’intention 1ère est cachère ou non.
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