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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek,
La Torah, suivie d’ailleurs par Rabbi Yéhoudah Hanassi dans la Michnah, offre une description des fêtes qui suit l’ordre chronologique : « Chabbat, Pessah (1ère fête puisque dans le 1er mois), Compte du Omer, Chavouot, Roche Hachannah, Kippour, et enfin Souccot».
En revanche Rambam s’écarte totalement de ce seder, de cet ordre comme le remarque son principal commentateur le Maguid Miché : Rabbi Vidal de Toulouse. Maïmonide suit un classement dans sa description qui fait référence à l’importance de chaque fête : Chabbat suivi de Kippour..etc..
Quelle est la raison de cette divergence ? C’est l’élément référent, le temps pour la Torah et la Michnah, l’homme pour Rambam. En effet les valeurs mises en relief par la fête de Pessah, par la Matsa sont des valeurs auxquelles il faut s’attacher toute l’année durant : l’humilité, l’annulation à D…. Pessah ne vient au fond que pour en relever l’importance au moyen de la concrétisation matérielle!
Si on revient à notre discussion en adoptant comme référent le temps Pessah n’a pas de valeur préalable puisque avant le 15 Nissan il n’y a pas encore de concept Toraïque.
A l’opposé si le référent est l’homme, il y a bien une préparation, un préalable puisque les concepts dégagés par Pessah existent toute l’année comme nous l’avons dit plus haut. De surcroît même au niveau de l’acte un individu qui posséderait des Matsot 3 mois avant le fête et qui pris de folie les jetterait commettrait une faute puisqu’en manger lors de la fête est une obligation !
En réalité Rambam cherche à montrer que si c’est bien le temps qui martèle l’ordre, et d’ailleurs le titre du livre dans lequel il en parle s’appelle zmanim « les temps », c’est tout de même l’homme qui confère toute l’importance requise puisque c’est lui qui accomplit.
Et tout ceci est mis en relief par la phrase qui introduit ce livre Zmanim : « J’ai hérité de tes témoignages pour l’éternité car c’est la joie de mon cœur ». L’allusion aux fêtes n’est pas soulignée uniquement par le mot joie dans ce verset mais aussi par l’éternité. Ce dernier mot ayant pour vocation de nous faire ressentir que c’est l’année entière que Pessah est spirituellement obligatoire ! Poursuivons donc la fête.
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