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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek
Nous avons expliqué lors des cours précédents que la tristesse et l’amertume avaient pour fonction essentielle de pouvoir intérioriser la joie qui sinon resterait à l’état superficiel. Nous allons aujourd’hui détailler la suite, qui doit être un service de D effectué avec une joie sans faille !
IL s’agit tout de suite de situer, la joie qui prolonge cette tristesse et cette amertume est celle de la Néchamah, l’âme, qui après s’être libérée de ce fait des contingences que lui impose le corps, celui-ci ayant pour principe l’action de tout tirer vers le bas, veut s’attacher et retrouver en quelque sorte son Créateur et Sa Présence.
IL faut pour établir véritablement ce lien avoir pleinement conscience que si la Torah, les Mitsvots sont la source de toutes les bénédictions pour la satisfaction des nécessités matérielles telles que la santé, les enfants, et l’argent, malgré cela l’essentiel n’est pas le matériel mais le spirituel. Le 1er n’étant qu’un moyen pour vivre peut être plus sereinement le 2nd qui est au fond le véritable but.
Rabbi Eliezer dans le traité Shabbat énonce à ses élèves un fameux dicton : « Fais Téchouvah un jour avant ta mort ». Autrement dit fais Téchouvah tous les jours puisque tu ne connais pas l’heure de ta fin ! Mais de quelle Téchouvah s’agit t’il ? Et bien pas celle du repentir des fautes stricto-sensu, d’autant qu’il y a une catégorie d’hommes qui ne verse pas dans la faute, il s’agit du retour vers D, de la recherche de Sa Proximité, de la poursuite du ressenti et surtout du plaisir de cette dernière… Et c’est cela la Vraie Joie et le vrai service de D ! C’est l’atteinte de cette conscience qui est le véritable but de nos vies. Bien sûr ce n’est pas tâche facile mais au fond réussir ce vécu c’est le seul chemin pour réussir notre vie. La Joie ne doit pas être un but dépendant de telle ou telle chose mais un acquis, car la vraie Joie est celle de l’Âme !
L’exemple qui illustre ce que le Tanya vient de dire est celui du fils du Roi qui se trouve emprisonné, obliger d’exécuter les tâches les plus basses au beau milieu d’autres prisonniers qui vu leurs situations aggravent ses difficultés. Et puis soudainement il recouvre la liberté et peut rentrer au palais de Son Père, le Roi ! Bien sûr retrouver la joie attachée à la vie de Palais est extraordinaire, mais en même temps tout à fait dérisoire comparée à la joie de retrouver son Père !
Reste un dernier point à élucider : la conscience de son corps et de sa bassesse qui même chez le Bénoni n’a pas été encore transformé peut être source d’une résurgence de la tristesse et de l’amertume au beau milieu de la Joie éprouvée par l’Âme. La solution est de réaliser que cette amertume et cette tristesse ne sont que des tremplins, qu’au fond elles nous confèrent du mérite, et que par conséquent en dehors de courts moment réservés pour s’y approfondir rien ne doit gâcher la Joie, cette Joie de l’Âme qui est le véritable but.
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