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Rav Yossef David Cohen
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Mercredi, 21 Mai 2014 12:43 |
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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek,
Nous débutons cette semaine la lecture du livre Bamidbar ou « livre des nombres » du fait du compte, du recensement qui y est fait d’emblée.
A propos de ce recensement Rachi le justifie en évoquant l’Amour que D porte au Bné Israël puisqu’ Il compte et recompte Son Peuple, du fait de cet Amour, à chaque instant.
Et Rachi de citer 3 dénombrements : à la sortie d’ Egypte, après la faute du veau d’or et enfin lors de l’inauguration du Michkan ! Surgit alors une contradiction : » Est ce à chaque instant ou à 3 reprises ? »
Quand Rachi dit à « chaque instant » ce n’est pas une figure de style c’est à prendre au pied de la lettre, quand on aime particulièrement quelque chose on le compte, on le vérifie à tout moment. Et Rachi justifie indirectement son propos en citant 3 moments de dénombrement particuliers du fait que:
1- pour le recensement fait à la sortie d’Egypte aucune personne responsable n’est désignée pour le faire, c’est D Lui Même qui le fait, prouvant par là que c’est bien, à tout moment qu’Il compte son Peuple. Et ce n’est qu’à ces 3 moments bien spécifiques que le texte énonce clairement le nombre mais pour autant D les compte bien à chaque instant.
2- L’épisode du veau d’or appellerait plutôt à un rejet de D envers Son Peuple c’est l’inverse qui se produit puisqu’ Il nous recompte. Preuve que Son Amour est permanent et indestructible puisqu’ encore une fois dans la pire des situations il compte Son Peuple.
3- Enfin au moment où D fait résider sa Présence au milieu du peuple, il va y a voir un nouveau compte mais différent. Il va passer cette fois ci par l’homme. Pourquoi ? Parce qu’ainsi que l’explique Hassidout le but de ce compte est de révéler l’unité que représente chacun individuellement et de faire vibrer l’essence de son Âme, sa Néchama, car à ce niveau du plus petit au plus grand il n’ y a pas de différence. Et il y a lieu que le dénombrement soit fait cette fois ci humainement de sorte que tout un chacun puisse avoir pleinement conscience du dénombrement et des effets attendus.
Pour conclure les 3 moments cités par Rachi ne sont pas fortuits car ils prouvent 3 choses qui s’articulent finalement :
1- le dénombrement se fait chaque jour, à chaque instant ainsi que le prouve celui après la sortie de Mitsraïm
2- le dénombrement se fait dans les pires situations pour bien asseoir l’idée que D aime son peuple quelque soit la situation
3- le dénombrement dans certaines situations particulières où il faut ressentir de manière manifeste D doit se faire par l’homme, il faut que ce soit le Chef de la génération qui s’en charge.
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