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L’institut portant le nom du Rabbin Juda Liva ben Betsalel, appelé Rabbi Loeb et connu dans le monde sous le nom de Maharal de Prague, a été solennellement inauguré, ce jeudi, dans la Vieille-Ville de Prague
  Le Rav Manis Barash et le Grand Rabbin d'Israel, le Rav Yona Metzger Rabbi Yeouda Loeb ben Bezalel, le Maharal, (1520-1609) a été le Rav de Prague entre 1573 et 1609. Il a fondé une école talmudique très renommée à l’époque et il demeure présent dans de nombreuses légendes. La plus connue est certainement celle racontant comment le Maharal a créé un homme artificiel, le Golem, qui est devenu une source d’inspiration pour de nombreuses œuvres littéraires et cinématographiques. Le Rav Manis Barash, l’a rappelé lors de la cérémonie d’ouverture en ajoutant pourtant : « Nous connaissons la légende selon laquelle le Maharal a insufflé la vie au Golem, mais nous connaissons surtout aussi l’œuvre du Maharal, l’un des plus grands érudits juifs. » Le Rav Barash, un des Chlouhim du mouvement Loubavitch a indiqué que l’objectif de l’institut sera de familiariser le public, juif aussi bien que non juif, avec l’œuvre du Maharal.
A la fin du mois de septembre, des cours commencerons à l’école talmudique de l’institut. Après leurs études à la Yeshiva, les étudiants recevront le titre de rabbin. A ce propos, le Rav Manis Barash a précisé sur la première chaîne de la Télévision tchèque : «Nous allons commencer avec dix étudiants. Plusieurs viennent des Etats-Unis et d’Israël, les autres de divers pays. Ces étudiants viennent à Prague pour étudier et devenir rabbins.» Le grand rabbin d’Israël, Rav Yona Metzger, était l’invité du rabbin de Prague, Rav Karol Sidon. A l’issue de la cérémonie, il a déclaré à propos du Maharal : « Dans tous les types d’universités Yeshiva, où les étudiants apprennent la Torah, vous trouverez les livres du Maharal. Dans toutes, vraiment, vous trouverez ses livres. »
Précisons que l’institut Maharal a été ouvert au numéro 8 de la rue Kozí, à deux pas du Vieux cimetière juif que visitent chaque année des millions de touristes pour poser des cailloux symboliques sur la tombe du Maharal. En 2009, du 31 juillet au 9 novembre, une grande exposition lui sera consacrée aux Ecuries impériales du Château de Prague, à l’occasion du 400e anniversaire de son décès.
Rabbi Yeouda Loeb ben Bezalel
Rabbi Yeouda Loeb ben Bezalel, dit « Notre enseignant, le Rav Loeb » (Morenou HaRav Loeb), abrégé en MaHaRaL (dénomination par laquelle il est le mieux connu) est l'un des plus grands Aharonim. Il vécut au seizième siècle (1526 - 1609) à Prague, où l'on peut encore voir sa tombe de nos jours.
Il était versé aussi bien dans les grands textes du judaïsme que dans les sciences profanes, en particulier les mathématiques. Il entretenait des liens étroits avec l'astronome Tycho Brahé, dont l'élève, David Ganz, fut son assistant. Ce fut suite aux découvertes de celui-ci qu'il exprima la fameuse formule, qu'en aucun cas la Torah et la science ne peuvent être en conflit, puisque leur domaine n'est pas le même.
Il fut également un grand défenseur de la littérature rabbinique allégorique, le Midrash, notamment dans son livre Beer hagola, traduit en français sous le titre Le puits de l'Exil (voir également le livre homonyme d'André Neher, éminent spécialiste du Maharal).
Son nom a été associé à la légende du Golem, célèbre dans la culture juive d'Europe de l'Est, créature humanoïde d'argile qui se meut si l'on lui appose le nom ineffable de Dieu. Selon les uns, il aurait été créé par le Maharal afin de protéger les juifs du ghetto contre les trop nombreux pogroms ou, selon les autres, suite aux demandes pressantes de son ami Mordehaï Meisel, fort chagriné de n'avoir pas d'enfant.
Le Maharal a révolutionné les méthodes d'enseignement et d'étude dans les yeshivot (instituts talmudiques) en insistant sur l'ordre de l'apprentissage des textes : Torah d'abord, Mishna ensuite, et après seulement Guemara, chacun servant à comprendre le précédent, ainsi que l'état d'esprit nécessaire à l'étude qui se doit d'être désintéressée. Que ce soit d'un point de vue pratique ou méthodique il se caractérise par sa clarté et son intégrité. Il entreprend un immense travail de défense de la torah orale, notamment dans Beer Hagola, pour rendre aux anciens leurs mérites.
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