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J ‘aimerais vous faire partager mes sentiments des 11 mois de hiyouv qui se termine là dans quelques jours. J’aimerais que vous compreniez mon stress permanent et surtout ma galère. Et oui j’ai bien utilisé un mot fort « galère » pour que vous compreniez ma souffrance. Durant ces mois, j’ai appris beaucoup, beaucoup d’événements se sont déroulés, et beaucoup de miracles se sont produits. Durant 11 mois les projeteurs se sont allumés et le chef d’orchestre que je me suis improvisé a dirigé tous les offices. Imaginez un seul instant que vous deviez 3 fois par jour vous retrouvez à la shul pour diriger la tefila et surtout réciter le kaddish et ceci sans aucune interruption. Les vacances n’existent pas, ni les arrêts maladies. C’est une bataille de tous les instants où il n’y a pas de trêve. A peine un office terminé que déjà on pense au suivant. Et chaque fois que le 10e arrive, un ouf intérieur de soulagement se dégage de notre personnalité, une joie intense se fait ressentir et on se dit dans son for intérieur que le kaddish sera récité aujourd’hui….. Malgré que nous vivons dans un environnement religieux, vous ne pouvez vous imaginez, paradoxalement, la difficulté dans laquelle la tâche qui nous incombe est dure et compliquée et même parfois dramatique. Pour ma part, j’ai pris le rôle du responsable de la shul à mon insu pour fixer l’heure des offices et surtout relancer les fidèles par SMS. Il faut constamment leur rappeler l’heure des téfilot et même mentionner qu’il manque 1, 2 ou même 4 ou 5 pour espérer que la fameuse porte de la shul grince et qu’un juif pénètre dans cette enceinte pour pouvoir commencer à prier. Je dis bien responsable de la shul car pour ma part, les vrais responsables de la shul étaient inexistants. Et dans mon malheur, je devais non seulement diriger l’office mais aussi de prendre ce rôle de « gabaï » que je ne réclamais pas, bien au contraire mais avais je le choix ? (Lire la suite) |