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La circoncision d’Avraham est liée à la promesse de l”Eternel du don de la terre d’Israël. Cette Mitsvah représente l’union de la Sainteté avec le monde matériel. Elle a ceci de particulier que cette Alliance avec D.ieu pénètra dans la chair d’Avraham.
Un peu de la même façon que l’Eternel établit Son Alliance avec les enfants d’Israël, en gravant avec des lettres de feu les dix Paroles dans la pierre des Tables de la Loi, l’Eternel établit Son Alliance avec Avraham en ‘gravant’ un signe dans sa chair.
Dans le ‘Dvar Mal’hout’, le Rabbi explique, que dans la première Paracha de la Torah, ‘Béréchit’, il est question de ‘l’Âme vitale’ qui est à l’origine de la Création du monde, puis dans la deuxième Paracha, ‘Noa’h’, il est question de la purification du ‘Corps’ de ce monde au moyen du ‘Mikvéh’, que fut le déluge. Enfin dans la troisième Paracha, ‘Lekh-Lekha’, il est question de l’union de ‘l’Âme’ et du ‘Corps’ de ce monde, et de ce fait cette union représente la préparation nécessaire au don de la Torah.
Le lien qui existe entre le don de la Torah et la terre d’Israël s’exprime par le fait que lorsque le peuple d’Israël recevra de D.ieu la Torah nouvelle, au moment de la venue du Machia’h, il recevra, en plus des sept terres déjà acquises, les trois terres qui lui manquent, Kini, Knizi, et Kadmoni.
Par ailleurs, la terre d’Israël est liée au corps, qui lui-même provient de la poussière de la terre. En effet, l’Eternel forma le corps d’Adam Ha richon ‘en prenant Sa poussière de l’endroit où allait être construit, par la suite, l’Autel des sacrifices et le Beït Ha Mikdache’ (Rachi).
Aussi, lors des temps messianiques, lorsque ‘l’Eternel effacera l’esprit d’impureté de la terre’, il nous est permis de supposer que ‘la terre’ mentionnée dans ce verset, est également une allusion au corps de l’homme, lequel est formé à partir de la poussière de la terre.
‘L’Eternel effacera l’esprit d’impureté de la terre’, signifie dans ce cas, que l’Eternel effacera l’impureté du corps, afin qu’il devienne un réceptacle de l’Essence divine.
C’est d’ailleurs au sujet des temps messianiques que le Rabbi explique que les trois terres, Kini Knizi et Kadmoni, correspondent aux trois forces de l’intellect (les trois Mo’hin) que sont ‘Hokmah’ ‘Binah’ et ‘Daat’.
Jusqu'à présent le peuple d’Israël ne possède que sept des dix parties de la terre d’Israël. Ces sept parties de la Terre correspondent aux sept ‘Midot’, Hessed, Gvurah, Tifferet, Netsa’h, Hod, Yessod, Mal’hout. Certes, bien que nous utilisons aussi à présent les trois forces de notre intellect, ‘Hokmah’ ‘Binah’ et ‘Daat’, c’est essentiellement et uniquement dans le but d’éveiller les sentiments du coeur, c’est-à-dire notre amour et notre crainte de D.ieu. Le Rabbi explique que c’est seulement dans les temps messianiques, quand nous recevrons les trois parties de la terre d’Israël, Kini Knizi et Kadmoni, que nous percevrons véritablement l’Essence des Mo’hin, des trois forces de Habad.
Ainsi, le point essentiel du ‘Dvar Mal’hout’ est que nous devons dès-à-présent nous préparer à l’acquisition des dix parties de la terre d’Israël, et nous préparer également à l’acquisition de la Torah nouvelle, ‘Torah Hadacha’, que l’Eternel enseignera au Roi Machia’h. A ce sujet, le Rabbi explique que l’étude des discours hassidiques de l’Admour Haemtsaeï constitue la préparation la plus adéquate au don de la Torah nouvelle, du fait que l’Admour Haemtsaeï, par ses discours, élargit notre compréhension et notre perception du divin.
Enfin, nous devons nous préparer à l’acquisition d’un corps pur capable d’être un réceptacle de l’essence de notre âme, ainsi qu’il est dit (Le’h-Le’ha, 12, 1) : ‘Va…vers la terre que Je te montrerai’. ‘La terre’ est une allusion au corps formé à partir de la poussière de la terre et que l’Eternel débarrassera de toutes ses souillures quand ’Il effacera l’impureté de la terre (du corps)’.
Le Rabbi explique que ‘Le’h-Le’ha’ signifie ‘Va vers toi’, c’est-à-dire ‘aller’ pour atteindre l’endroit le plus profond de nous-même. Cet endroit ou brille le lien le plus profond de notre âme avec D.ieu. L’essence de notre âme, laquelle tend à recevoir un baiser divin, à voir enfin le dévoilement de D.ieu. Or, cette partie de nous-même, l’essence de l’âme de chaque Juif, est l’héritage d’Avraham à tous les enfants d’Israël.
L’Admour Haemtsaeï a enseigné que l’essence de l’âme divine d’un Juif réside dans les quatre coudées (Arba Amot) qui l’entourent, c'est-à-dire qu’elle réside sur ce petit bout de terre sur laquelle il se tient debout. Dans ce tout petit espace de terre, réside la partie la plus profonde et la plus élevée de son âme, l’essence de son âme qui est enracinée dans l’Essence divine.
Par ailleurs il est dit dans la Hassidout, que le fait de nous tenir près du Rabbi, dans les quatre coudées du Rabbi, a pour effet d’éveiller la force de l’essence de notre âme. Aussi, à la lumière de ce qu’il vient d’être dit, nous comprenons que l’acquisition de la terre d’Israël consiste à ‘acquérir les quatre coudées du Rabbi’, c’est-à-dire à s’attacher à lui au point d’éveiller l’essence de notre âme.
C’est à celà que se rapporte le verset ‘Va…vers la terre que Je te montrerai’.
‘La terre que Je te montrerai’ représente la révélation de l’essence de l’âme, laquelle n’est possible que lorsque l’on se trouve dans ‘les quatres coudées du Rabbi’, c’est-à-dire lorsque nous nous attachons à lui de la manière la plus profonde.
Dans ‘Iniana chel Torat ha Hassidout’, le Rabbi nous enseigne que la révélation de la force de l’Essence divine, dans la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, est possible par l’accomplissement des commandements divins, réalisés au moyen d’objets matériels. Le Rabbi ajoute à ce précieux enseignement que la façon d’attirer la lumière de l’Essence divine dépend de la force de l’intellect et des sentiments, lesquels sont appellés ‘les chemins de D.ieu’, car c’est par eux que l’on parvient à atteindre l’Essence.
Ainsi, l’ordre divin ‘Le’h-Le’ha’ consiste à s’engager dans ‘les chemins de D.ieu’, c'est-à-dire à révéler tout d’abord les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps (l’intellect et les sentiments), afin de parvenir à briser toutes les limites, et atteindre enfin la venue de notre Juste Machia’h, par la révélation de la force infinie de l’essence de l’âme. La partie la plus élevée de l’âme, qui n’a pas de nom.
Rav Yaakov Abergel
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