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Par Gérard Touaty
Parmi les signes annonçant l’imminence de la venue du Machia’h, on trouve le retour de la prophétie. Elle avait disparu avec Mala’hi, le dernier prophète de la Bible dont les paroles finales évoquent la venue du prophète Elie qui, à la fin des temps (avant la délivrance messianique), ramènera les adultes au judaïsme par l’intermédiaire des enfants. Incontestablement, ce travail a été (et est encore) accompli par le Rabbi. Dès lors, si le Rabbi incarne la personnalité du prophète Elie comment peut-il être le Machia’h ? La réponse se trouve dans un écrit du Rabbi de Tchnernobil (1) qui explique, qu’à la fin des temps, le Machia’h et le prophète Elie seront une même personne. A la suite de cette affirmation surgit une question évidente : comment reconnaître la qualité de prophète chez un homme quand, de plus, on sait que la génération précédant la venue du Machia’h sera spirituellement pauvre et donc inapte à déceler chez un homme le statut de prophète ? C’est Rachi (2), le plus important commentateur de la Thora qui nous propose une réponse dans la parachath Choftim : « …quand on verra, de par son passé, un homme qui avec le temps est unanimement considéré comme un Tsaddik (un Juste), on pourra le qualifier de prophète ».
Allons plus loin. A propos du statut de prophète, la Thora nous précise qu’il y a une mitzva (3) de l’écouter et de se conformer à toutes les directives qu’il donnera. Or, quand le Rabbi annonça en 1991, au cours de son discours du chabbath de la parachath Choftim « …que la prophétie existe aujourd’hui en la personne même du Machia’h et qu’il parle en tant que prophète », il devenait évident pour chacun que le Rabbi s’affichait comme le Machia’h et que nous devions, de ce fait, diffuser autour de nous cette réalité. Mais diffuser cette certitude signifie aussi que nous devons propager autour de nous les évènements et les situations qui confirment son statut de prophète. Or, parmi les annonces prophétiques du Rabbi, on trouve celle relative à la situation politique d’Israël. Durant de nombreuses années le Rabbi a affirmé sans détours que le fait de rendre ne serait-ce qu’un pouce du territoire d’Israël (ou d’en discuter avec nos ennemis) était non seulement une interdiction mais qu’il constituait aussi un danger pour la sécurité de cette terre et de ses habitants. Il est important de préciser que ses propos furent confirmés par les experts militaires qui encore, à l’heure actuelle, s’accordent à dire que les hauteurs du Golan et la Judée Samarie sont essentielles à la sécurité d’Eretz Israël et que privé de ces territoires, le pays ne pourrait plus se protéger. Aujourd’hui nous sommes témoins de la clairvoyance de ses affirmations : Gaza a été rendu pour devenir les bases de lancement d’armes, chaque jour, un peu plus destructrices. Qui avait raison ? Le prophète de la génération ou les hommes politiques irresponsables ?
Notes
(1) (1730-1797), disciple du Baal Chem Tov et du Maguid de Mézeritch (2) Dévarim, sur la fin du chap.18
(3) Dévarim, chap. 18, verset 15
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